Archives de novembre, 2012

Je pense qu’il est intéressant de voir ma vie sous l’angle dermatologique. Nous verrons donc ensemble quelques dates importantes qui m’ont permis de passer d’une peau à l’hydratation équilibrée à une séborrhée bien prononcée.

Alors, finalement, qu’est-ce que la séborrhée ?

Et bien, tout simplement, une maladie anti-inflammatoire provoquée par un écoulement excessif des glandes sébacées (rien à avoir avec le cachalot).

Bref, je m’égare, voici donc les dates phares à retenir :

1983 : Naissance à l’hôpital Foch par une belle soirée d’Automne, ce 26 Septembre. (ce qui vous permet de l’ajouter dans vos agendas).

1986 : Rencontre de celles qui deviendront ses meilleurs compères, Krokignol et Filochard dans un tonneau en béton dans la cour de

l’école Paul Painlevé. Ouai gros ! Nous on jouait dans des tonneaux en béton peinturlurés, seuls les plus agiles et plus édentés savaient grimper dessus sans (presque) s’étaler de l’autre côté.

bon bah faut se l’imaginer à l’époque avec nous 3 dedans et sans les ptits Israéliens réfugiés quoi…

Notre maîtresse nous surnommait les « Pots-de-rillettes » parce que nous étions toujours en train de rire. Comme c’est mignonnet !

1989-1993 : années primaires

Printemps/Eté 1989 : Interdiction d’aller à la piscine municipale sans adulte pour cause de maitre-nageur pervers en moule-bite rouge façon bonnet de Cousteau. Soit dit en passant, ce maitre-nageur était quand même hyper connu pour prendre en photo les jeunes filles en fleur aux seins nus pour les afficher dans sa cabine. Ah, comme quoi, on était moins rabat-joie que maintenant et on savait profiter !!

A cette époque, j’ignorais encore que je prendrai goût à l’exhib… nan j’déconne, c’était juste pour voir si vous dormiez !

C’est en cette même année de fête du bicentenaire de la révolution française que j’eus la chance de porter mon plus beau costume de sans culotte – à cette époque également, j’ignorai que j’y prendrai  goût… – La classe dans la cour de la maternelle.

1990 : Guerre du Golfe, peur des bombardements sur Paris, je suis déçue de ne pouvoir défiler dans les rues de Montesson pour le carnaval, surtout que j’avais trop déchiré sur la confection de mon costume de Ptérodactyle Gay –oui … il était mauve…

1993 : nos mères eurent la bonne idée de nous inscrire aux Jeannettes. Expérience sur laquelle je reviendrai surement dans un prochain article.

1994-1997 : années collège

1995 : drame et cellule de crise lors d’une dictée sur le passé simple où je mis tous les verbes au passé simple sous prétexte qu’on venait d’apprendre à le conjuguer… un véritable échec vécu comme une injure… Je chialu comme une madeleine.

1996 : Premier baiser à l’âge de 13 ans. Ça m’a collé la gerbe.

Cette première expérience amoureuse m’aida à commencer à avoir des complexes lorsque mon cher amoureux devant ses amis pendant la récré me scruta et me dit « hey !t’as des poils dans l’nez !! ».

Après un travail sur moi-même et maintes discussions avec ma mère, j’en conclus que «ouai c’est bon quoi ! Je ne suis pas la seule, tout le monde a des poils dans le nez mais moi ça se voit plus que d’autres dû fait de la découpe de mes narines en accent circonflexes, connard ! ». En vrai, je n’ai pas dit « connard », puisque j’étais amoureuse et que je n’avais pas encore assez de complexes pour le quitter si tôt !

Les années collèges s’enchainent entre stress des exams et perte de poids.  Ma plus grande peur restant de me faire interroger en cours de maths et de sortir un gros rôt en guise de réponse.

Je découvre également que porter des docs c’est cool, mais opte plutôt pour le modèle économique de la halle aux chaussures, qui est moins cool, mais je ne m’en rendis compte que 3 ans après… voilà, voilà…

Il faut également savoir qu’ayant demandé un explorateur en 6è, je me le suis quand même coltiné jusqu’en 3è (la hooonte) parce qu’apparemment ça coutait une blinde et fallait l’amortir !

1997 : le brevet des collèges en poche, ma vie peut enfin commencer ! Je passe d’un collège public à un établissement privé… les emmerdes ne faisaient que commencer !

… la suite is coming soon les canards!….

Ah qu’il est bon de repenser à ces soirées d’été dans les maisons de nos parents lorsqu’ils partaient pendant quelques jours.

Mes meilleurs souvenirs prennent place dans la maison des parents de mon compère Croquignolle en bord de Seine.

Le meilleur c’était le lendemain, lorsque l’on se réveillait vers 11h la tronche enfarinée et où j’enfilais mes docs en restant une bonne partie de la journée en chemise de nuit. Ah… je me revois me rendre sur la terrasse pour fumer une clope dès le réveil ! Quel bonheur quand tu as 16 ans !

Après avoir débriefé des conneries faites la veille tous autour de la table jonchée de cadavres, de cendriers pleins et de bouts de merguez froides, nous nous retrouvions en mode comatage sur le canapé en cuir de zébu, pas très beau au demeurant, mais super confortable !

Et là… on bouffait de la télé !!

Ça commençait toujours par Motus avec notre cher Thierry Beccaro. Le mec est tellement certain que les seules personnes qui regardent son émission sont desséchées depuis longtemps ou transpirent l’alcool qu’il se permet des petites coquineries à l’antenne. Cette fois où, en plein été, alors que le décor du plateau était si savamment étudié pour un mois d’Août (parasols et chaises longues), le cameraman fit passer un requin en plastique devant l’objectif tandis que Micheline tentait désespérément d’épeler le mot « fistule » qui devait la mener à la victoire … mais ho…ho !ho !ho !ho ! la boule noiiiiiire !

Ho ho ho ho

Vint par la suite le temps du reportage animalier sur Arte… le reportage animalier sur Arte a une composition bien définie…

Tout d’abord les journalistes choisissent au hasard (ou sur casting) les animaux qu’ils vont suivre pendant 1 semaine, 7 jours sur 7, 24h sur 24. Mais comme ils sont professionnels avant tout, ils ne se laissent pas avoir par le premier pangolin qui couche, ou encore la dernière des panthères au string pute et aux dents longues…

Les animaux, une fois sélectionnés, sont suivis chaque jour et les plans alternent d’un animal à l’autre.

Il faut savoir une chose, c’est que sur Arte, les animaux ont des noms et ce ne sont pas des noms d’emprunts. Voyez ? Une autruche ne s’appellera pas Géraldine, non, elle s’appellera plutôt Umana, un prénom que tout occidental bourré de 16 ans pense être Africain. A contrario, dans un reportage animalier dans le Pas-de-Calais les mouettes se nommeront plutôt Jennifer (à prononcer « jainifaire ») et les goélands Kevin (à prononcer… le moins possible).

C’est ainsi que je me souviens avoir fait la connaissance de Tic-Tic le lapin (je ne me souviens plus de son prénom, nous l’avions renommé Tic-Tic le lapin, comme quand tu fais des oreilles de lapin derrière quelqu’un et que tu dis, je te le donne en 1000…. « Tic-tic le lapin »).

Tic-Tic le lapin se promenait tranquille t’as vu dans la savane quand tout-à-coup une harde de lions se mit à le courser.

Hop on change de plan et on passe sur une bande de chevaux en mode hippie qui trainent dans la savane eux aussi, mais un peu plus loin. Le boss des chevaux répondait au sobriquet d’Outené le cheval. C’était un cheval qui trottinait tel Kaiser Sauze, qui imposait le respect et lorsqu’on l’interpelait « Hey, Outéné ! », on entendait souvent au loin sa voix rauque de cheval qui a roulé sa bosse répondre « dans ton cul !!! mouharf mouharf mouharf, qu’il est con ce Roger, y s’fait toujours avoir !! ».

Enfin bref, ces séquences s’intercalaient et les héros de cette télé réalité de la savane finissaient toujours mal… tout comme Loana. A la différence que ces pauvres bêtes-là n’avaient même pas le temps d’écrire un livre.

Tic-Tic le lapin se faisait déchiqueter en pleine course par Mufasa et Simba dans un ralenti digne d’un clip de karaoké, ne laissant que Tic… puis Ti… puis T… puis a pu le lapinou, l’est tout mouru !

Pendant ce temps-là, Outéné trainant sa patte gangrénée purulente décéda et laissa sa bande repartir sans lui pour rejoindre leur but ultime, un lac boueux… de merde…

Je me souviens avoir regardé et rigolé de voir que les journalistes continuaient à revenir sur Outéné le cheval mort dans ses différents stades de décomposition… Un moment donné, les gars, faut faire son deuil !

Après ces belles réjouissances et tant d’émotions face à la beauté de la nature, nous finissions l’après-midi en bouffant des BN trempés dans un bol de lait jusqu’à ce qu’on ait les dents du fond qui baignent.

J’ai découvert ce groupe en première partie du concert des Fatals Picards par une belle soirée de Février, si je ne m’abuse, au Cabaret Sauvage.

J’avais pris quelques infos et avais fait un tour sur leur site, en résumé, ce groupe avait l’air sympa mais leur ancien site leur donnait l’air trop sérieux… alors que pas du tout! Les Bagad Rodeos sont des cons, dans le bon sens du terme, j’entends!

Le concert démarre donc à la bourre, résultat: BEST PREMIERE PARTIE EVER!
Des morceaux joués à la perfection, un ingé son qui déchire, des lumières savamment dosées… (je me permets, vu que je suis chez moi, de faire un aparté sur la 1ere partie des Fatals Picards à leur concert au Bataclan en Oct 2012, j’ai passé mon temps les yeux fermés parce que je pense que l’ingé lumière était épileptique suicidaire et tentait de mettre fin à sa vie en appuyant frénétiquement sur son ù^£# de bouton – si c’était que ça, fallait me demander, j’aurais pu rendre service…)
Bref, Bagdad Rodéo c’est LE groupe de rock français aux paroles sarcastiquement drôles et surtout une présence scénique innée et sans faux-semblants.

Je me suis régalée les boulettes, je n’avais pas envie qu’ils partent bien que j’attendais les Fatals Picards!
Bon et puis comme j’habite pas dans la capitale, j’ai dû rentrer avant la fin du concert des Fatals, mais on s’en fout, ça m’apprendra à vivre en Province de Paris, enfoirée de pauvre maraîchère!

Bref, me voilà avec mon 1er smartphone, m’inscrivant sur tweeter, bravant les difficultés de ces applications techno-pas-si-logiques, et donnant des cours de Tweeter à Bagdad Rodéo pour créer le buse et générer du trafic autour de leur groupe.

Première victoire, ce n’est pas sans émotion que j’en parle… la création du #QuandJeSeraiMort… bien qu’expliquer ce qu’est un hashtag via tweeter à Ludo n’était pas une mince affaire -non pas qu’il ne comprenait pas, mais plutôt parce que le nombre limité de caractère oblige ton cerveau à faire des raccourcis!

Depuis je tweete like a twat pour tenter de faire parler d’eux, bien que je ne sois pas la Dancing Queen de touiteur et que mes followers s’apparentent à des cybers amis que je cajole…

Dernier délice en date, leur concert au New Morning, cette salle mythique située dans un quartier qui fait peuuuur!
J’ai regretté que Bagdag Rodeo ne fasse pas leur propre première partie -oui, je sais c’est gratuit- parce que Cielo Drive … bah c’est pas trop ma cam stu veux quoi! Pour ne pas être méchante, c’est un mélange entre Tranxen 200 et Silverchair (haha! qui s’en souvient ?) – ah merde… c’est méchant!

Ce concert a duré 1h30 – 2h, corrigez-moi si j’ai faux, et du haut de mes 29 ans, j’avais l’impression d’être au concert de Korn en 98 à Bercy (pour tout ce qui concerne le bougeage de cheveux et le craquage de cervicales), et autour d’un verre avec Ludo (pour toute cette sincérité et ces blagues Lolilol trop mdr).

Bagdad Rodéo, je vous aime, merci pour ce concert justement joué et sincère!
Vivement la sortie de Deux qui est sans aucun doute, l’album de la maturité, tout comme Bagdad Rodéo, cet album éponyme (comme la ville), qui était également, à son époque, l’album de la maturité!
Tant de maturité dans cette immaturité de Monsieur Delatourette! Bagdad Rodéo, c’est le paradoxe sur scène!
Et comme cet article était tout de même sérieux, je me permets de rajouter en bas de page, tous les mots que je n’ai pu pas utiliser*…

la bise mes canetons!

* enculé ; des bites ; couille ; pain au chocolat ; tondeuse à gazon ; mufflion des neiges

 

Les insultes…

Publié: 25-11-2012 dans Les trucs qui m'enervent

Comme il est bon et doux d’user d’insultes!

Ma préférée reste sans doute le « connasse » qui a un éventail étendue de significations.

La connasse, prononcée « kônnasssss » c’est souvent moi. C’est la nana qui parle trop vite, ou qui pose des questions cons, la gentille conne en quelque sorte.

Ex: « quelle kônassss, j’ai envoyé le mail sans mettre Michel en copie! »

La connasse, prononcée « keunasse », est, par contre, une bonne grosse connasse qu’on aurait envie de vider à l’opinel.

Ex: « non mais toi c’est vrai que tu as grossi, mais faut pas que tu te baffres aussi-hen!! »… voyez, vous l’avez prononcé vous-même dans vos têtes, c’est cette connasse là dont je vous parle, la « keunasse » qui, pour la plupart des fois, parle avec un accent Parisien-hen.

J’échangeais, cet après-midi avec mon compère Filochard – Elle seule connait sa propre identité et encore…!- sur les insultes lors d’engueulades de couple. Et bah mon gars, c’est pas facile de se retenir!!

Le truc qui m’énerve, c’est que quand tu es en couple et que tu t’engueules, tu peux pas vraiment insulter! Non parce qu’après ça mène à des situations de non-retour où tu es obligée de tuer ton advers… conjoint. Et comme dirait Dieu: « tuer c’est pas toi qui fais, c’est moi »!

Lors de cette discussion sur nos expériences respectives, nous nous sommes rendues à l’évidence qu’il ne fallait pas tomber dans l’irrespect total de l’autre, quoique laisser échapper de temps à autre par inadvertance un « connard » diffus entre ses mâchoires serrées soulage bien des maux… Au « connard » est préféré le « tu m’emmerdes » dit sur un ton bien cinglant et agacé! Un moyen ferme de prendre le dessus en mode Maman.

Ex: « Michel, tu m’emmerdes! » – cela fonctionne, bien entendu, avec tous les prénoms mais aura beaucoup plus d’impact si votre compagnon ne s’appelle pas Michel!

Mon amie Clitorine usa un jour d’un « Michel a ses règles? » lancé avec amusement à son compagnon déjà moultement énervé. L’effet fut au-delà de toutes attentes. Et ça, j’aime!

Rien ne fera changer d’avis Filochard sur la puissance d’un bon « enculé » lâché à propos mais, non, soyons honnêtes, ça ne se fait pas, dixit Super Nanny.

C’est pour cela qu’il est fortement conseillé de se lâcher sur les petites insultes accessoires un peu vulgaires mais pas trop. Nous citerons bien évidemment le Saint Triptyque: « putain », « merde », « fait chier », qui peut s’utiliser dans le désordre, tout comme le tiercé.

Mais si nous poussons l’analyse de la valeur d’un bel « enculé », la Rolls Royce des insultes, il vaut largement 10 « putains » et 50 « merdes ». Soit dit en passant le « merde » est vraiment une interjection de daube dans une dispute, c’est un peu la pièce jaune des insultes! Tu en as toujours sur toi et ça n’a plus aucune valeur…

Lancer un « zut! » ferait plus d’effet et permettrait même de détourner la dispute en dédramatisant les faits…

Mais ne digressons pas, la dispute violente est bien là, et elle doit être assouvie jusqu’au bout!

Alors, à vos insultes mes biatchs!

« Vous allez finir par vous aimer les uns les autres, bordel de merde? » – Jesus II, le retour.

C’est en cherchant à illustrer cet article que j’ai découvert que le métier de mannequin de blog est vraiment à part et mérite d’être souligné. Je vous rends donc hommage, Ô vous les comédiens statiques de blog!

un métier à part entière qui n’est que trop peu reconnu.

Bienvenue mes canards!

Publié: 24-11-2012 dans Uncategorized

Je suis très heureuse de démarrer ce blog en votre présence et sans l’aide de l’alcool, tout du moins, pour le moment…

J’espère que la lecture de mes différents articles vous apportera bonheur et émotions diverses. Tout est bon dans l’cochon, tout est joli chez la truie, alors allons-y, c’est parti!!!

Bienvenue à Toutes et Tous,

C’est fait, c’est décidé! Je n’ai pas repris les cours de théâtre, je ne me suis pas décidée à chanter dans un groupe, je me lance dans l’écriture!

On m’a moultement sollicitée pour que j’écrive, que je monte sur scène devant une foule en délire de…. 4 personnes.. mais je fais caca mou alors j’ai décidé d’ouvrir mon blog!

Allez-y, entrez, faites comme chez moi, lavez-vous les mains et enlevez vos chaussures, on y est!