Archives de décembre, 2012

≠FAUVE est un  collectif de … ouai en fait, ≠FAUVE, what is it ?

C’est à la base un groupe de djeuns qui s’expriment musicalement sur des mélodies mélancoliques et rythmées, puis c’est carrément devenu un concept en lui-même. En effet, plusieurs personnes les ont, par la suite, rejoints pour décliner le concept, l’idée ≠FAUVE, sur d’autres supports.

Ce collectif s’exprime via moult media mais celui qui me touche le plus est celui de la musique.

Comme ils le disent sur leur site « ≠FAUVE, c’est qui veut », donc toute personne se sentant proche de ce concept peut aisément partager photos, dessins, notes, textes, collages et autres sculptures en pâte à modeler ! Si, si, j’te jure, tu peux, si tu veux !

≠FAUVE est un CORP, c’est comme cela qu’ils se définissent.

Moi, ≠FAUVE, ça me fait remonter plein de souvenirs.

Des souvenirs liés à des périodes heureuses de ma vie d’étudiante. Des périodes heureuses parce que je découvrais plein de choses, je goutais à la vie d’adulte, aux sorties, aux rencontres, aux concerts, à l’alcool, à l’amour !

Des souvenirs amers et doux liés à toutes ces expériences, ces sorties. La découverte des réalités de la vie active, du manque de valeurs de certaines personnes, de la saleté des rues parisiennes, de la débauche, des gueules de bois.

Leur musique ne laisse pourtant aucun goût amer mais plutôt un sentiment de fierté d’avoir réussi à se construire, à coller à ses propres valeurs et à garder le cap même si on ne sait jamais à quoi on est destiné.

Je reste toujours quelques minutes dans le silence après l’écoute d’un de leur morceau comme si le silence faisait partie de la mélodie. Le silence est une bonne conclusion à toutes les émotions que ≠FAUVE suscite en moi. Comme pour marquer le respect, je me tais et ferme les yeux.

≠FAUVE a, sans aucun doute, un effet sur le rythme cardiaque. Chaque mélodie va crescendo en maîtrisant totalement la montée des émotions par ce phrasé, cette voix posée et tellement expressive.

L’instrumentale est toujours travaillée. Magnifique.

Dans Ste Anne, tant d’émotions. Tant de questions que l’on s’est tous posées. La dérive de la dépression. L’impression de n’appartenir à rien. La lutte intérieure pour ne pas être un mouton. Sentir la pression monter. Vouloir exploser, vouloir mourir ! Sans le vouloir, les autres sont un combat permanent.

Faire remonter autant d’émotions puis réussir à refermer ces chapitres digérés depuis longtemps, sans douleur, c’est le pouvoir de ≠FAUVE.

Les écouter c’est ne pas oublier les dérives du quotidien, mais c’est également panser ses plaies.

Merci ≠FAUVE. Merci pour les battements de mon cœur.

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nuits fauves

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Quel beau métier que d’être médecin ! Je dis ça parce que, moi-même, je ne suis pas médecin.

J’ai eu très tôt quelques soucis de santé, pas très graves mais ennuyeux et qui m’ont fait découvrir les joies des médecins et hôpitaux dont voici quelques anecdotes qui font croustiller les papilles, comme dirait ma petite Caro adorée, qui ne maîtrise pas encore tout à fait bien la langue – française – bien entendu.

Le monde de la médecine est un monde fabuleux rempli de personnages mythiques dont on ne dit rien dans les livres… Suivez-moi et évadez-vous au pays des bandes velpo et autres haricots magiques !

La rencontre de ce super héros nommé Super Viet !7085778-jeune-medecin-chinois-male

Alors que ma mère m’emmena aux urgences pour des douleurs abdominales atroces qui me faisaient hurler à gorge déployée, je fus finalement reçue par le médecin Vietnamien des urgences.

Tout le monde s’agitait autour de moi, et entre deux crises de douleurs et deux cris, j’entendis que l’on prononçait les mots « grossesse extra-utérine »…

Or du haut de mes 15 ans et encore vierge comme la sauce, je m’empressais de répliquer aux médecins : – grossesse extra-utérine ? mais… ? mais ?? je suis vierge ! ». Le médecin se contenta de répondre avec son superbe accent « on ten fout !! ». Finalement, après quelques examens, les médecins conclurent que c’était une grosse colopathie, à savoir, un gros caca coincé qui fait bobo dans le ventre.

Après 1 heure de douleurs, un laxatif et 1 heure de vidange, je pus rentrer saine et sauve à la maison pour 17h pour l’épisode de Melrose Place.

Merci Super Viet !

Coup de foudre à Vagin’ Hall !

Clooney-Dr-3Encore une anecdote aux urgences, pour une petite infection urinaire, ma grande spécialité ! J’aimais tellement en faire que pendant un moment c’était tous les week-ends ! Quels souvenirs formidables ! Quelle période géni(t)ale qu’est la découverte de sa vie sexuelle et des plaisirs charnels !

Bref, me voilà, toujours accompagnée de ma mère, en direct des urgences pour mon infection urinaire. Bien entendu, nous étions passées par une autre clinique de 23h à 1H du matin qui me reçut au bout de 2 heures pour me donner un Di-antalvic. J’étais donc déjà bien défoncée de manière médicale, et nous voilà reparties, ma mère et moi, pour 2 heures d’attente.

Cette fois-ci les médecins des urgences avaient pris la peine de me mettre en chemise mi-figue, mi-à-poil ou la chemise qui fait gercer les fesses. J’attendais dans une salle d’examen à vocation gynécologique (à prononcer avé l’accent, ça fait plus sérieux). Pendant que je douillais sévèrement à chaque fois que mon infection se manifestait – Juliette, c’est moi, tu sais, ton infection qui te pique-pique-pique-brule-pique, qui te fait dresser tous tes poils, tout ça pour pisser une micro-goutte, c’est moi, ne m’oublie pas ! – ma mère tournait en rond, elle était sur les nerfs de me voir souffrir sans que personne ne vienne nous voir. Elle était tellement énervée qu’elle se mit à ouvrir les tiroirs de la salle d’examen et vola une poignée de capotes réservées aux examens gynécologiques.

Autant vous dire que les capotes sans réservoirs que l’on met sur les échographes pour faire des échographies par voie basse ne servent à rien ! Bref, c’était drôle sur le moment de voir ma mère tomber dans la petite délinquance ! « z’avaient qu’à pas nous laisser attendre 2 heures !! »

Au bout de 2 heures je fus récompensée par la venue d’un jeune interne trop beau gosse sa race !

Quel bonheur de se faire échographier à 17 ans par un jeune beau gosse, lorsque toi-même tu es vaguement allée quelques fois par-là, seule ou accompagnée, mais jamais à 4 ou 5 et avec ta mère !

L’examen se poursuivait et qu’en plus de voir ce que j’avais, il continuait à étudier la médecine sur moi, et vérifia si tout le merdier alentour fonctionnait bien aussi. J’avais un peu l’impression d’être une grenouille éventrée et épinglée sur une paillasse de collégien…

J’eus, ce jour-là, le plus beau compliment que l’on ne m’a jamais fait « vous avez une très jolie glaire cervicale, Mademoiselle »… et voui, quand on vous parle de beauté intérieure, Mesdemoiselles, on vous parle de votre glaire, et la mienne bah… elle a un très joli maillage régulier, très tendance sur cette saison Automne-Hiver 2000.

Rencontre avec un raisin sec…

Tout débuta le jour où j’eus la chance de rencontrer Gilberte, l’infirmière du travail.

Je me suis toujours demandé si elle était vraiment infirmière, Gilberte, et je me le demande encore à présent.

Gilberte est une femme que j’imagine vivre seule. Elle porte les cheveux courts à la garçonne, et une veste en tweed sous laquelle elle met des sous-pulls Damar thermolactyls moutarde ou vert, parce que ces deux couleurs vont très bien ensemble.

Gilberte veut continuer à approfondir ses connaissances et entame à ce jour une formation de psychologue du travail, parce que la psychologie, elle en connait un rayon, elle est abonnée à Parents et Psychologie magazine depuis 1972, année pendant laquelle, d’ailleurs, elle se sépara de Raël d’un commun accord.

Bref, Gilberte est une femme libérée, tu sais, c’est pas si facile !

Gilberte me reçut donc en tant que salariée de mon entreprise car j’étais quelque peu fatiguée et que je me disais qu’un petit somme dans le lit de l’infirmerie ne serait pas du luxe… erreur !! Gilberte commençait déjà à tisser sa toile autour de moi…

Elle me reçut à son bureau et entama une discussion sur mon état général, mon état de fatigue, ma charge de travail etc… très rapidement, Gilberte en conclue que j’étais en dépression… grave dépression…

–          euh non, en fait Gilberte, je suis claquée, on bosse assez dur, et je sors de 9 mois de thérapie, je me connais maintenant plutôt bien, et je suis gaie et joyeuse, donc je ne pense pas être en…

–          SI ! Tu es en dépression…

–          Ah bon… ! – l’est forte cette Gilberte, pensais-je en mon for intérieur, l’est très forte !

Elle voulut m’initier à la sophrologie, me proposant de venir tous les midis la rejoindre à l’infirmerie pour qu’elle me fasse une séance de sophro et qu’après on pourrait aller déjeuner ensemble. Ensuite on pourrait aller faire du shopping ensemble, puis diner ensemble et enfin dormir ensemble nue l’une contre l’autre pour finalement devenir meilleures amies et ne jamais jamais jamais se séparer !!!

Moi, je regardais ma montre voyant ma pause déjeuner s’amenuir, s’amenuir…

Puis elle se mit à me parler du test du grain de raisin… Juliette, connais-tu ce test du grain de raisin ?

Sûrement le fruit de recherches psychanalytiques d’un allemand nommé Helmut Weintraube pendant la seconde guerre mondiale…

Bon alors moi, faut savoir que j’aime découvrir de nouvelles choses, surtout lorsqu’il s’agit de coquineries allemandes entre 39-45, croyez-moi ich bin trop open !

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Elle me tendit un grand Tupperware rempli de raisins secs aux tailles et couleurs multiples et me dit d’en piocher un…

–          Regarde ce grain de raisin, prends le temps de l’ausculter, de le découvrir dans ses moindres détails et imperfections, de l’appréhender dans l’espace…

–          Maintenant, tu vas toucher ce grain de raisin, le faire rouler entre tes doigts, doucement… entre ton index et ton pouce… dans un sens puis dans l’autre… doucement…

–          Tu vas ensuite l’amener à tes narines et le respirer… gentiment le renifler, sentir son parfum. Hume-le, hume-le de toute ton âme !

–          Porte-le maintenant à tes lèvres sensuelles, caresse tes lèvres avec ce grain, puis entre-ouvre… oui doucement, comme cela… tes lèvres et dépose ce grain de raisin sur ta langue… Sens ce grain de raisin t’envahir, se noyer dans l’écume de ta bouche…

Qu’est-ce qui me dit qu’au moment d’ouvrir ma bouche, elle ne m’a pas glissé son vieux téton dans la bouche !! C’en est trop !!! Je ne veux pas en imaginer d’avantage !! L’est malade la Gilberte !!

Pour ceux d’entre vous qui auraient eu une petite érection en lisant ces quelques lignes, digne d’Anaïs Nin, je vous invite à aller consulter un spécialiste, parce que z’êtes pas bien, dis, hein !!!

Depuis ce jour, j’essaie d’être accompagnée par quelqu’un lorsque je la croise, et je ressens toujours cette honte lorsque nos regards se croisent… personne ne doit jamais savoir ce qu’il s’est vraiment passé, pas même moi !

Le Papa de Tatayet

13259169-portrait-d-39-un-vieil-homme-avec-des-lunettesJe ne peux pas trop être caricaturale sur la description de mon gynéco, mais quand même !

Au premier abord, il vaut mieux avoir eu déjà quelques heures de vols en matière de gynéco avant de partir sur le mien.

Une jeune pucelle fringante ne serait vraiment pas à son aise. Mais moi, maintenant que je suis bien à l’aise dans ma culotte, plus rien ne me pose de problème !

Cet homme-là doit avoir la bonne cinquantaine, il a la particularité de mâchouiller un cure-dent, et de porter des lunettes de vue (rien de surprenant pour l’instant) sauf que ces lunettes sont teintées jaunâtres, voyez ? Une sorte de garagiste de la foune…

Ainsi vous visualisez un peu mieux à quoi il ressemble. On pourrait vite le confondre avec Francis Holmes, ou tout autre humaniste du genre.pappy

Petit aparté sur les lunettes teintées jaune. Ma prof de chimie m’avait dit une fois que porter des lunettes jaunes pour conduire de nuit améliorait la visibilité. Cela peut être une explication : « J’ai mis mes lunettes jaunes, enlève ta culotte, c’est moi qui pilote ! ».

Bref, c’est un homme direct, qui ne passe pas par quatre chemins –forcément, lui il ne prend que le chemin des dames. Il explique très bien les choses de ta vie et surtout continue à bien te taper la discute quand il t’ausculte et te chatouille les ovaires.

t7cv08otAinsi, pendant que tu es à poil, les talons sur les étriers et les lèvres au vent, il t’ausculte, en rentrant  ses doigts à l’intérieur de ton toi-même tout en te posant des questions sur tes passions, ta vie, ton œuvre.

Plus d’une fois j’eus l’impression d’être Tatayet lorsque je lui répondais… J’hésite maintenant à lui répondre avec la même voix !

Allez, c’est décidé, à ma prochaine mycose, je lui fais la voix de Tatayet !

Médecins, je vous aime, vous améliorez mon quotidien qui ne serait pas vivable sans vos diagnostics et vos préconisations.

et juste pour le plaisir…

Tatayet…

J’aime pas bien le RER parce que c’est sale et que ça sent mauvais.

Dès que je m’assoie sur un siège en vieille tenture, j’imagine tout ce qu’il y a dedans. Urine, foutrine, sueur, crachats, desquamations, croutes, mokos…

Je ne peux m’empêcher de penser lorsque je m’assoie, qu’à l’échelle de l’infiniment petit, ce qui sépare ma peau des fesses de ce nid microbien crasseux sont quelques mailles de tissus. Proportionnellement on est sur le maillage d’une épuisette face à un grain de sable ! Enfin c’est ce que je me dis, Michel Chevalet pourrait sûrement me contredire (et j’en serai d’ailleurs fort fière, du moment qu’il me fait un « co-mment-ça-marche ? »).

En définitif, j’ai toujours l’impression d’être cul-nu sur les sièges, est-ce grave ? Puis-je tomber enceinte de n’importe quel mec tordu qui se serait masturbé sur les sièges ?

J’aime pas bien les animaux empaillés parce que ça sent la mort et la poussière.

Je n’aime tellement pas ça que lorsque nous partions en vacances à la montagne en été avec mes parents, ma mère devait rentrer en premier dans l’appartement de location pour planquer toutes les têtes d’animaux morts dans les placards ! En classe verte en CE1, le lavabo auquel nous devions nous laver les mains avant chaque repas était surmonté d’une grosse tête de cerf décédé des suites de ses blessures… même combat j’étais toujours en stress de me trouver en dessous…

Le pire était aux États-Unis lorsque nous étions dans une réserve indienne, le restaurant du motel où nous prenions notre breakfast était rempli d’animaux empaillés… trop dégueux ! J’avais tellement peur que de la poussière logée dans les poils de cet animal mort tombe dans mes œufs brouillés…

La taxidermie, ça me fait vraiment gerber !

Qui a eu cette idée folle un jour d’inventer l’école ? euh non c’est pas ça… Qui a eu cette idée immonde et tordue de l’empaillage ? Un jour un mec a dit « oh ! il est trop mignon ce caneton, j’ai envie de le buter, de l’ouvrir, de le vider et de mettre de la paille dedans. Ensuite, j’enlèverai ses yeux avec une petite cuillère et je les remplacerai par des boutons de bottines » et les gens ont dit « Ouai ! Trop bien ! J’aime beaucoup ce que tu fais ! Mets-moi donc un caneton de côté ! » – mais bien sûr, Michel…

J’aime pas bien les gens sales et qui puent, parce que ça me donne envie de les insulter !

Pourquoi tu pues de la gueule dès le matin ? Tu as mangé une tartine de merde trempée dans un bol de pue ? Tu suçotes de l’ail pour t’endormir ? Pourquoi n’y a-t-il que moi qui sente ce qu’il y a dans ton estomac ? Est-ce l’odeur de tes chicots putréfiés ou de ton ulcère qui chatouille mes narines ?

Les gens sales aux ongles noirs, aux dents recouvertes de plaque dentaire, aux cheveux gras parsemés de croutes, ça me dégoute… pas vous ? Je pense que mes sens se sont développés pour trouver LA faille sur chaque personne qui m’entoure dans les transports en commun! Parmi tous les super-pouvoirs de la Terre, il a fallu que je tombe sur celui-là ?

Si y’en a un qui se fait les mokos dans le train, c’est pour moi, c’est mon voisin ! Ce dégoût insoutenable qui monte me pousse parfois à mettre en place des stratagèmes. Un soir de Mai, les cerisiers étaient en fleur et Jean-Claude Crado, mon voisin d’en face de RER se faisait les mokos. Nous étions dans un carré, et je ne pus que déployer toute mon intelligence pour me venger de ce qu’il me faisait subir. Je me penchai et lâchai un petit sirocco chaud et chargé tout en me cachant le nez dans mon pull avec un air dégouté. Je fixais Jean-Claude Mickey. Sa voisine de droite eut « vent de la nouvelle » puisque je la regardai à son tour, d’un air offusqué, tout en désignant du regard Jean-Claude Vomito. Cette vengeance fut basse, mais c’est tout ce que mon instinct animal me dicta de faire !

Dans les anecdotes sur les gens sales, je rangerai l’anecdote de la danseuse à aisselles velues dedans. Je m’explique. Mon compère Filochard a fait de la danse classique étant petite. Comme toutes les petites, elle eut la chance et l’honneur de poser avec ses camarades en tutu pour la photo de groupe.

Sauf que la seule gamine en pleine puberté devait prendre la pose avec les bras levés, et oh my God en latex, sa puberté apparaissait touffue et sournoise sous ses bras ! Ainsi Filochard, belle comme un petit cœur, a une très jolie photo de danseuse, où apparait également Krokignol avec son beau serre-tête rouge, et Miss Puberté 1987 accompagnée de ses deux oursins ! Je pense que le photographe ce jour-là, s’est fait plaisir… Quant à moi, j’ai toujours désigné cette jeune fille en l’injuriant… « ah, la salope ! » était son sobriquet.

J’aime pas bien les araignées parce que c’est des putes !

Déjà, quand il y en a une dans la pièce, je le sais, je le sens, comme dirait Clara Morgan ! Je suis certaine qu’elle le fait exprès pour que je stresse un max en la cherchant ! Vous noterez que niveau super-pouvoirs de merde, je me donne à fond !

Quand tu penses les avoir tuées, elles font les mortes, en mode « je replie mes pattes, c’est plus crédible » et ensuite quand tu te retournes, elles se carapatent !

Quand tu viens d’en chouffer une, elle se met à courir, non pas à l’opposé, mais dans ta direction !! Dernière anecdote en date, je venais d’entrer dans l’ascenseur au boulot, les portes étaient en train de se refermer et là, je vois sur le pallier une pute en train de courir en mode « retenez les portes, je monte aussi ! » SALOPEUUUU !

En résumé, les araignées sont des putes, un peu comme des punaises maltaises, mais en pire…

Vous en savez un peu plus sur tous mes troubles du comportement et mes névroses. N’ayez pas peur, je ne vous veux aucun mal.

La bise mes canetons !

Vous souvenez-vous des jeux à la con auxquels vous jouiez avec vos frère/sœur/cousin/cousine/poney/doigts ?

Oh moi je m’en souviens comme si c’était hier !

Pour ce qui était des jeux en tête à tête avec ma sœur, nous avions 3 jeux auxquels nous jouions dans le lit de mes parents.

  • Mon arme c’est Guili-Guili à prononcer sur un ton de suspense qui monte petit à petit, du style : « mon…arme…. c’est…. GUILI-GUILI !! » – Ce jeu se résumait à des attaques de guilis, la créativité ne nous avait pas étouffées ce jour-là !
  • La bataille de têtes. Nous nous mettions front contre front et nous faisions la bataille de têtes. Ça se finissait généralement par une des deux qui chialait avec une putain de migraine
  • Le jeu qui n’a pas de nom mais que je nommerai « la menace de la bave » ou « Slime Battle » ! Ma sœur se mettait sur moi qui étais allongée et me menaçait de sa bave la plus gluante. Elle la faisait descendre, monter, redescendre, remonter… et je me débattais !

Une variante existait… « vomit battle »… dois-je vraiment expliquer ? La menace du vomito sur ma petite tête ! Tout ça me faisait quand même bien marrer !

Quelques années plus tard, je pense que la vie m’a vengée. Ce jour où ma grand-mère Mamina, qui avait mangé une côté de porc congelée/décongelée/recongelée/redécongelée/la vieillesse-c’est-dangereux-pour-la-santé, dormait dans la chambre de ma sœur et n’eut le temps de trouver la porte de sortie. Et beuuaaaaa sur la chaine hi-fi! La chaine prit un sale coup ainsi que… tous les CDs de ma sœur !

Je revois encore ma mère à 3 heures du mat’ ouvrir les CDs de ma sœur un à un, avec ma grand-mère pâle comme les draps fraichement changés de son lit, tandis que ma sœur en pleurs contemplait les livrets de paroles des Guns n’ roses collés aux sucs gastriques ! Guns n’ roooooses, Metallicaaaaaa, Red Hoooooot, tous y passèrent ! Tu voulais du Hard, tu as eu du Hard, ma fille !

M. Patate

Dans les jeux avec mes cousins, tout se passait en Normandie chez mes grands-parents en pleine campagne avec les poules et autres animaux décrépis de ma tante Keunass et mon oncle Concon Mimi. (Tonton Michel, mais nous on l’appelait Concon).

Nous avions créé le Club des Supers. Une sorte de club inspiré des intrépides, mais en mieux parce qu’on n’avait pas l’accent québécois ! Nous étions tous gradés, j’étais l’infirmière du club (j’ai toujours voulu être nue sous une blouse)… alors qu’en fait on avait nos vieux vêtements trop moches qu’on laissait chez mes grands-parents exprès.

La seule activité du groupe consistait à virer ma cousine (la plus jeune), du clan, et de lui proposer de re-rentrer dans le clan, si elle réussissait l’épreuve d’attrapage du coq… ça pouvait durer longtemps, mais ça nous occupait pendant les vacances de la Toussaint pluvieuses et grises à Marolles.

Bon je passerai rapidement sur le fait que je jouai au docteur avec… ma voisine… oui, oui, voilà, voilà… !

Sinon avec Krokignol on aimait beaucoup secouer nos popols par la queue et les lancer tels des lance-pierres… Ne vous avisez pas de sortir cette anecdote de son contexte ! Sérieusement, vous vous rappelez des Popples ? Ces peluches que nous, français, appelions Popols. Le marketing, à l’époque ça n’existait pas, sans déconner !!

Une peluche qui s’appelle Popol et dont la particularité est de pouvoir être rentrée dans une poche attenante à son dos… une sorte de gros prépuce en fait. Seriously ? Moi je l’aimais bien mon Popol, il était violet, comme mon déguisement de ptérodactyle gay ! Oui ! C’est lui, là, en-dessous ! Je l’ai retrouvé sur le Internet !! Il finit sa vie aux Iles Caïman avec de la coke et des putes!

popples violet

Sinon en vrac il y avait… les partie de Barbies qui se finissaient en grosse partouse géante vers l’âge de 9/10 ans, les parcours en livres qu’on faisait pour nos hamsters, fumer des clopes en papier avec du coton… mon Dieu, paie ton cancer à 8 ans !

Tu me diras, ce n’est pas pire que les jeux de Krokignol avec son frère ! Son frère essayait de l’endormir à l’éther ! My God, elle a survécu à tout ça !

En y repensant, la « slime battle » c’était soft…

Il y avait aussi le jeu de celui qui s’endort avant l’autre. Quand tu dormais chez des copines, le but était de faire parler l’autre et de s’endormir avant ! Moi je gagnais tout le temps… sauf les fois où ma mère en avait marre de nous entendre et qu’elle venait me chopper en flag pour me faire dormir avec elle… haaaaan trop la honte !

Je finirai cet article sur une citation sur le thème du jeu d’enfant qui m’a touchée profondément…

« Dîtes à une femme deux ou trois mots qu’elle ne comprenne pas, d’aspect profond. Ils la déroutent, l’inquiètent, la rendent anxieuse, la forcent à réfléchir et vous la ramènent consciente de son infériorité, sans défense. Car le reste est un jeu d’enfant. » de Jules Renard

MAIS JE VAIS LE BUTER CE CON !! J’t’en foutrai ! Bon certes, j’ai relu 3 fois la phrase et j’ai mis les mecs des chiffres et des lettres dessus, mais quand même ! Tu vas trop loin, Jules !

Allez, la vraie citation de fin, d’un allemand, voilà qui est sérieux. Les allemands sont de vrais gentils !

« La maturité de l’homme, c’est d’avoir retrouvé le sérieux qu’on avait au jeu quand on était enfant. » de Friedrich Nietzsche.

Dis Friedrich, tu crois que je suis mature ?

Pas dans le sens périmée, hein… ?

Hugo Kant c’est un groupe de Nu Jazz, de musique électronique aux ascendances downtempo et trip hop, un peu smooth et pas trop trans, tu woi quoi ?

Difficile de parler musique, surtout lorsque c’est un genre de musique que je ne connaissais pas et qui ne m’intéressait pas. Mais, étant donné que je vieillis, je me mets obligatoirement à aimer le jazz et à m’ouvrir sur tout autre genre de musique un peu « laoun’je », voyez ?

Cliquez et enjoyez pendant que je vous raconte…

Hugo Kant c’est de la musique que tu apprécies écouter en concert – quel autre meilleur moyen pour découvrir des artistes ? – mais également chez toi avec des potes ou seule avec un ou moult verres de bon vin !

Halte aux idées reçues ! La musique électronique d’Hugo Kant est faite maison avec de vrais instruments joués pour la plupart par Mister Quentin himself. La flûte traversière amène tellement de poésie dans sa musique ! Le batteur… un batteur en live pour donner le rythme, rien de tel ! Le son de sa batterie est clair, doux et juste. Un clavier harmonieux.

Quand j’écoute Hugo Kant, j’ai l’impression d’être dans un film des années 70, un épisode de Drôles de dames ou un OSS 117 !

Il me fait voyager au pays des chemises à fleurs de Magnum en passant par la croisière s’amuse ! Une escale à Bollywood?

Il m’emmène là où il fait bon vivre, où l’atmosphère est chaude et suave et où l’on sirote de doux cocktails fruités…

Je me vois en Ursula Andress sortant de la mer en maillot deux pièces – c’est p’tet’ lié aux moult verres de vin un peu aussi…-

Merci Hugo Kant pour cette créativité et cette douceur ! Merci pour chaque voyage que je fais grâce à Vous !

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Je dédie cet article à tous ceux qui le vivent chaque année et à Damien Gillard qui a fait une vidéo qui m’a sincèrement parlé au fond de moi-même…

A mon tour, laissez-moi vous transmettre ma fucking magie de Noël !

Lorsque j’eus 10 ans je passai le pire Noël que l’on puisse passer. Enfin… le pire à mon échelle… bien sûr, j’étais bien portante, bien sûr j’avais un toit au-dessus de la tête et bien sûr, j’eus des cadeaux… N’empêche que ce fut le Noël où mon père engendra une scission au sein de la famille et je découvris que y’a pas que de l’amour à Noël!

Bienvenue dans la vraie vie Juliette ! Tu r’prendras bien un peu d’chapon ?

Je compris alors que cela ne faisait que commencer… Une malédiction, pensais-je.

Je me faisais la réflexion pas plus tard que là tout de suite maintenant : Si on accompagne toujours le nom « Noël » de l’adjectif « joyeux » c’est bien parce qu’on n’est pas certain, cette année encore, qu’il le sera ! Du coup, on te le souhaite joyeux ! Avec un peu de chance, ce sera le cas ! Sait-on jamais, les miracles existent, tout comme le Père Noël !

Et oui, nous entendons souvent parler de la Trève de Noël… A ce concept je dirai, deux points, ouvrez les guillemets « bullshit ! bullshit ! ». C’est justement le contraire !!

Noël c’est LE jour de l’année où tu peux te mettre sur la gueule avec toute ta famille ! C’est une fête qui a été inventée pour ça ! Les Chrétiens se sont approprié l’évènement avec la naissance de Baby Jesus dans l’étable, mais en réalité, Joseph, qui n’était pas le père, faisait bien la gueule ce soir là, et je peux te dire que bourré comme il l’était, il était à deux doigts de contacter la DDASS !!

Fuck

Enfin bref, je m’égare…

Je disais donc que c’est le jour de l’année où tu réserves tes meilleurs dossiers poussiéreux pour les jeter, dès que tu te sens un peu chaud, à la tronche des gens que tu aimes le plus au monde. Cela va de soi, sinon ça n’a aucun impact, et du coup, c’est beaucoup moins rigolo, vous en conviendrez !

Force est de constater que la puissance de la fête te mène même à t’embrouiller sans aucune raison !

Noël approche !

oh, déjà ?

As-tu préparé tous tes dossiers ?

Oh, non !

Pas de panique, à Noël, tout est permis, tu peux te mettre sur la tronche sans aucun prétexte !

Dernier souvenir en date, « l’épisode de la gousse ». Petit aparté, la « gousse » désigne dans mon langage un quartier de clémentine. Voilà, moi j’appelle ça une gousse !

Un soir de Noël au moment du dessert, alors que des petits angelots flottaient autour de nous, ma mère apporta des clémentines. Mon père commença à en éplucher une. C’est à cet instant que tout bascula.

Ma mère, cette insolente, déclama « tiens, c’est marrant, d’habitude tu ne manges pas la peau des quartiers ! »

Effectivement, mon père les mâche puis recrache la peau (plus ou moins discrètement -ouai c’est dégueulasse, mais c’est comme ça!-). J’ai également toujours fait ça depuis toute petite, trouvant que la peau était dure. Ma mère me disait toujours « ça va pas te boucher le … hein ?? », mais dans le doute, on ne sait jamais, soyons prudents, évitons l’occlusion, me disais-je.

Bref, je reprends.

clementineMa mère, cette insolente, déclama « tiens, c’est marrant, d’habitude tu ne manges pas la peau des quartiers ! ». Quelle indécence d’attaquer sur un tel sujet en ce soir de Paix dans les maisonnées !

Quelle impudence de jeter cette anecdote comme l’on jetterait un gant au visage !

Plus qu’une provocation, ce fût une invitation au duel !

Mon père, rouge de rage: « quoi ?? Mais n’importe quoi !! C’est pas vrai !! Tu inventes toujours les choses !! C’est des conneries! Toujours prête à faire ton intéressante!! ». Il jeta sa serviette à table, et se leva de table, furieux comme jamais!

Et ouai les mecs ! Moi, j’ai vécu ça ! Un peu jaloux ? Non mais parce que sincèrement, on a rarement vu motif plus bidon pour gueuler le soir de Noël !

Par conséquent, chaque année s’est établi, par la force des choses, une sorte de concours avec mon amie Filochard, du Noël le plus glauque en famille. A quelle heure furent prononcées les premières insultes, au bout de combien de verres et qui quitta la table en premier.

Je pense qu’en parler ensuite était le seul moyen d’exorciser ces moments…

Il faut dire, à la décharge de ces éléments perturbateurs, de ces trublions du merdier familial, de ces… fouteurs de merde – il n’y a pas d’autres mots –, qu’ils sont tout simplement les résultantes d’une pression sociale ! Oui, Camarades !

Fin Novembre, ça commence déjà… tu entends des murmures à peine distincts. Puis à mesure que les jours passent, ces murmures se muent en chuchotements puis en mots audibles et bien compréhensibles. Noël…. Noël….. Noël……… Noëëëël…….

La pression monte, monte, jusqu’à atteindre son paroxysme le 24 au soir et hop, tout pète !

Joyeux Noël, bande de connards !

Noël, ça reste quand même en définitive le putain de moment où il faut être heureux ! T’as pas le choix, mon gars, il faut que tu sois heureux, en forme et disposé à t’amuser ! C’est OBLIGATOIRE puisque tout le monde est HEUREUX !! Alors pourquoi toi tu n’y arrives pas, hein ??

La soirée est généralement découpée en deux parties.

–          Le moment UP qui peut s’illustrer ici par un épisode de la gousse ou tout autre moment de tension à motif varié (chaussettes dépareillées, raie à gauche plutôt qu’à droite, renversement d’un verre d’eau sur la nappe blanche…)

–          Le moment DOWN.

Le moment DOWN arrive une fois que l’on s’est bien échauffé et que, mes lecteurs bilingues l’auront compris, l’ambiance redescend.

Tu peux ainsi faire sortir André Rieu du placard car c’est l’instant larmoyant. Chez nous, c’était au moment où l’on commence à penser à ceux qui ne sont plus là… les grands-parents décédés… ce qui est un vrai moment triste parce qu’on aurait tellement aimé qu’ils soient avec nous ce soir-là, pour que, eux aussi, EN PRENNENT PLEIN LA GUEULE, merde, quoi ! On partage tout à Noël !!

C’est entre deux larmes parentales que mon père, repu, sortait son arme fatale… son CD de chants de Noel à la flûte de pan…

PAN ! Comme la praline que tu as envie de te mettre dans le buffet ! Tu arrives au summum de MA soirée de Noël, Cher Lecteur !

c'est lui le coupable!

Après tout ça, soyez rassurés, je vais de l’Avent (blague Lolilol) !

Je tends à inverser la tendance et à créer ma magie de Noël à moi !

Alors ne me les brisez pas… (mes rêves de jeune femme) ! Je vais y arriver à la créer cette ambiance zen et joviale !

Mes enfants auront, eux aussi, la possibilité de descendre le matin dans le salon en courant (si tant est qu’on ait une maison, mais vu le prix de l’immobilier, c’est pas gagné) pour ouvrir leurs cadeaux !

La joie de découvrir les bottes en plastique Kinder avec moult Schokolade dedans ! Es ist wunderbach ! (excusez-moi, quand je rêve d’une vie meilleure, je parle en allemand !)

En résumé, Noël est un moment où tu t’emballes, tu t’enguirlandes et où tu finis toujours par avoir les boules. – C’est bien de moi et non de Jean Roucas-. Mais dans les rares cas où cela se passe bien, tu en ressors heureux et comblé ! J’ai de jolis souvenirs d’enfance, fort heureusement et je commence à collectionner mes souvenirs d’adulte.

Noël c’est un moment joyeux, si, si, c’est pas que dans les livres, je le découvre à présent… un moment où on bouffe, on boit et on rigole… Dommage que certaines personnes ne connaissent pas ce plaisir, car il est vrai, qu’il est étonnamment plus agréable que de s’en mettre plein la tronche !

Alors éloignez cutters, lacets et radiateurs, et détendez-vous, c’est Noël, BORDEL !!!

Continuons le tour dermatologique de ma vie. Halte-là, me voilà au lycée!

1999-2001 : les années Lycée

Nous voilà bourlinguant dans un lycée catholique… enfin… un institut… une fois de plus, les catholiques savent vraiment bien choisir leurs mots !

Quel monde froid et terrifiant rempli de jeunes gens riches aux esprits étriqués. Oui car pour eux, nous étions de « la zone industrielle »… N’habitant pas dans les hauteurs de Saint Germain-en-Laye, nous étions pour ainsi dire des « étrangers »… voyez ? Ces « étrangers » aux fringues H&M, aux discours décomplexés, aux cheveux soyeux, à l’humour fin… enfin, vous voyez quoi ? Ces « étrangers » là !

Première épreuve : le week-end d’intégration au Mont Saint Michel, ouaich ma Nonne !

Je ne peux pas cracher sur tout. Dans le car qui nous y emmenait, nous avons rencontré Mona, qui devint « Mona la caille », la seule racaille Iranienne de l’Institut Notre Dame qui avait été, elle aussi, parachutée from Cergy to Saint Germain pour réussir à l’école. Quand j’y repense, elle a tenu 2 mois, et est partie dans des conditions obscures qui ont été surement occultées par mon inconscient.

Arrivés au pied du Mont, on nous annonça qu’on allait faire la traversée du Mont à pieds. Super expérience ! Patauger pieds nus dans la vase, s’enfoncer dans des sables mouvants, cela m’a valu les meilleurs fou-rires-pissou de ma vie. En effet, j’en compte quelques-uns… à noter que toutes les fois où je me suis pissée dessus c’était toujours en binôme avec mon compère Filochard… étrange…

Pendant ce temps, Mona chantait « Yannick j’aime ton flow, j’aime ta voix, j’aime ton style, mais surtout j’aime ta maille ! »… c’était juste avant que Yannick sorte son tube interplanétaire « cette année-là », souvenez-vous !

Après la traversée, tout s’enchaina, nous n’eurent pas le temps de comprendre ce qui se tramait que nous étions déjà tous assis en cercle dans une MJC autour de Dominique et sa guitare…

NAAAAAAAAN !!! Pas des chants de propagaaaaande !

La Jeannette psychopathe en moi se léchait les babines et laissait apparaitre de jolis crocs, tandis que la jeune Hardeu-rockeuse me criait de résister à l’oppression !

Revenons à Dominique… Dominique était un professeur de français blond aux cheveux hirsutes. Il était un peu la star du lycée dans le sens où il composait des chansons à la gloire de Dieu, Jésus, Marie, Joseph et toute la smala. Il se promenait toujours avec sa guitare et son tabouret pour poser la jambe sur laquelle il posait sa guitare. Une sorte de ménestrel que tu aimerais bien ébouillanter à l’huile. Vous situez ? C’était en quelque sorte le Goebbels de l’Institut avec ses chants religieux qui font bouger les djeuns aux pulls sur les épaules…

Les gens m’appellent l’idole des cathos, il y en a même qui m’envient!

De ses meilleurs titres nous retiendrons :

–          t’es pas tout seul, un titre profond qui met en rejet la société individualiste. Il t’explique que Jésus est derrière chacun de tes pas. Une chanson qui fait grave flipper quand tu y réfléchis bien parce que… bah merde quoi, ça fait flipper de te sentir suivi, épié, scruté, dans la joie, la bonne humeur et la Paix du Seigneur !

extrait en LA mineur : « t’es pas tout seul ! qu’ess’t’as ? des doutes ? Quelqu’un va marcher sur ta routeuuu. Sais-tu ses yeux ? Sais-tu ses doutes ? Sais-tu ses rêves et ses dérouteuuuu ?

–          Comment t’écris 2000 ? On notera quand même que pour un prof de français, il fait beaucoup trop de contractions du français. Pour un catholique averti (en vaut mieux que deux tu l’auras), il se pose quand même beaucoup de question. Comment faire confiance à quelqu’un comme ça ? Je vous le demande… mais là n’est pas la question.

Dans cette chanson, nominée dans la catégorie Chanson de l’année aux Victoires de la musique 2000, il est question d’orthographe. « Comment t’écris 2000 ? Comment t’écris 2000 ? Tu mets un 2 et trois zéros ! » Plus que de l’orthographe, c’est un pied de nez aux mathématiques ! Cette chanson fut composée en l’honneur du Jubilé de l’an 2000… Oh? Sans déconner !Evènement moultement attendu par la communauté catholique, presque autant que le Bug pour les informaticiens…

Autant vous dire qu’en 2000, on en a bouffé des rassemblements dans le gymnase en mode Vél’d’hiv ! Je vous jure, j’exagère à peine ! Parfois le matin, ils nous prenaient par surprise en nous faisant entrer par le grand portail et sous les auvents, notre trajet était guidé par des bougies qui bordaient le chemin. Nous arrivions ensuite dans le gymnase où nous attendaient Dominique, sa guitare et son tabouret, tous trois chauds comme la braise pour célébrer Dieu et ses Saints, Alléluia ! Alléluia !!

Quelque peu hermétiques à ces pratiques, nous furent rapidement surnommées les Satanistes, tout ça parce que nous avions fait les cornes du diable avec nos doigts sur la photo de classe… alors que nous n’étions pas Satanistes, mais Gothico-métallo-rebelles ! Au moins, les menaces de mauvais sorts fonctionnaient bien, et dans l’ensemble, on évitait de nous emmerder !

1998 : rencontre de mon premier amour. Un jeune métalleux torturé façon The Cure qui sait pas où il a mal. Cette histoire dura 2 ans.

Nous trainions avec la bande de potes de mon mec, ils avaient un groupe de rock. Je sortais avec le batteur, Krokignol avec le chanteur guitariste. C’était la belle vie, on buvait des despés sur les bords de Seine (un pack de 6 pour 10) et avec Krokignol, nous avions même acheté au tabac de Parly 2 un paquet de 10 de Marlboro light en cachette de sa mère… La liberté, mon pote!

3 Juin 2000 : L’apogée de cette période fut sans aucun doute, le concert du 3 Juin. Queuwa ?? tu sais pas qu’il y avait eu LE concert du 3 Juin ?

Mon mec, qui ne l’était plus pour la 3è fois de notre relation, avait organisé un concert en plein air dans le jardin de ses parents pour fêter son anniversaire.  C’est ce soir-là qu’on ressortit ensemble. Ma bande et moi-même décidâmes également que c’est en ce jour qu’il faudrait dorénavant fêter la « Fête du Slip ». A vrai dire je ne sais pas pourquoi, mais c’est, depuis, une vraie tradition et nous ne manquons jamais de nous la souhaiter.

Eté 2000 : le glas de ma relation a sonné. Une scission au sein du groupe est entamée. Dans notre clan : Krokignol, son mec le chanteur, sa sœur la Beubon. Les soirées d’été se succèdent, laissant choir des cadavres de bouteilles de bières.

C’est toujours sur les coups de 3 heures du matin, lorsque tout le monde commençait à mollir que la soirée prenait un tournant bizarre. Ce tournant, nous l’attendions tous, il était connu sous le nom de… L’expédition punitive !

Nous montions dans la chambre des parents de Krokignol, enfilions chacun un caleçon de son Daron ainsi que des bas de sa mère sur nos têtes et nous chaussions nos Docs. Un sac rempli de cadavres de bières sur l’épaule, nous nous faufilions dans la nuit jusqu’à la maison de mon cher ex-métalleux-torturé-je-sais-pas-où-j’ai-mal pour disposer gentiment chaque bouteilles vides unes à unes sur le pas de la porte. Cela fonctionnait également avec des vieilles valises jetées par les voisins, ou encore des sacs rempli de gazon fraichement coupé. Tout cela était fait à moitié bourrés tout en rigolant pas trop fort afin de ne pas être repérés…

C’était bon d’être cons !

Rentrée 2000 : je deviens étudiante… attention, on ne déconne pas… Juliette Pirouette en école de commerce… !