Les jeux à la con de quand t’es petit

Publié: 19-12-2012 dans De 1983 à toujours...

Vous souvenez-vous des jeux à la con auxquels vous jouiez avec vos frère/sœur/cousin/cousine/poney/doigts ?

Oh moi je m’en souviens comme si c’était hier !

Pour ce qui était des jeux en tête à tête avec ma sœur, nous avions 3 jeux auxquels nous jouions dans le lit de mes parents.

  • Mon arme c’est Guili-Guili à prononcer sur un ton de suspense qui monte petit à petit, du style : « mon…arme…. c’est…. GUILI-GUILI !! » – Ce jeu se résumait à des attaques de guilis, la créativité ne nous avait pas étouffées ce jour-là !
  • La bataille de têtes. Nous nous mettions front contre front et nous faisions la bataille de têtes. Ça se finissait généralement par une des deux qui chialait avec une putain de migraine
  • Le jeu qui n’a pas de nom mais que je nommerai « la menace de la bave » ou « Slime Battle » ! Ma sœur se mettait sur moi qui étais allongée et me menaçait de sa bave la plus gluante. Elle la faisait descendre, monter, redescendre, remonter… et je me débattais !

Une variante existait… « vomit battle »… dois-je vraiment expliquer ? La menace du vomito sur ma petite tête ! Tout ça me faisait quand même bien marrer !

Quelques années plus tard, je pense que la vie m’a vengée. Ce jour où ma grand-mère Mamina, qui avait mangé une côté de porc congelée/décongelée/recongelée/redécongelée/la vieillesse-c’est-dangereux-pour-la-santé, dormait dans la chambre de ma sœur et n’eut le temps de trouver la porte de sortie. Et beuuaaaaa sur la chaine hi-fi! La chaine prit un sale coup ainsi que… tous les CDs de ma sœur !

Je revois encore ma mère à 3 heures du mat’ ouvrir les CDs de ma sœur un à un, avec ma grand-mère pâle comme les draps fraichement changés de son lit, tandis que ma sœur en pleurs contemplait les livrets de paroles des Guns n’ roses collés aux sucs gastriques ! Guns n’ roooooses, Metallicaaaaaa, Red Hoooooot, tous y passèrent ! Tu voulais du Hard, tu as eu du Hard, ma fille !

M. Patate

Dans les jeux avec mes cousins, tout se passait en Normandie chez mes grands-parents en pleine campagne avec les poules et autres animaux décrépis de ma tante Keunass et mon oncle Concon Mimi. (Tonton Michel, mais nous on l’appelait Concon).

Nous avions créé le Club des Supers. Une sorte de club inspiré des intrépides, mais en mieux parce qu’on n’avait pas l’accent québécois ! Nous étions tous gradés, j’étais l’infirmière du club (j’ai toujours voulu être nue sous une blouse)… alors qu’en fait on avait nos vieux vêtements trop moches qu’on laissait chez mes grands-parents exprès.

La seule activité du groupe consistait à virer ma cousine (la plus jeune), du clan, et de lui proposer de re-rentrer dans le clan, si elle réussissait l’épreuve d’attrapage du coq… ça pouvait durer longtemps, mais ça nous occupait pendant les vacances de la Toussaint pluvieuses et grises à Marolles.

Bon je passerai rapidement sur le fait que je jouai au docteur avec… ma voisine… oui, oui, voilà, voilà… !

Sinon avec Krokignol on aimait beaucoup secouer nos popols par la queue et les lancer tels des lance-pierres… Ne vous avisez pas de sortir cette anecdote de son contexte ! Sérieusement, vous vous rappelez des Popples ? Ces peluches que nous, français, appelions Popols. Le marketing, à l’époque ça n’existait pas, sans déconner !!

Une peluche qui s’appelle Popol et dont la particularité est de pouvoir être rentrée dans une poche attenante à son dos… une sorte de gros prépuce en fait. Seriously ? Moi je l’aimais bien mon Popol, il était violet, comme mon déguisement de ptérodactyle gay ! Oui ! C’est lui, là, en-dessous ! Je l’ai retrouvé sur le Internet !! Il finit sa vie aux Iles Caïman avec de la coke et des putes!

popples violet

Sinon en vrac il y avait… les partie de Barbies qui se finissaient en grosse partouse géante vers l’âge de 9/10 ans, les parcours en livres qu’on faisait pour nos hamsters, fumer des clopes en papier avec du coton… mon Dieu, paie ton cancer à 8 ans !

Tu me diras, ce n’est pas pire que les jeux de Krokignol avec son frère ! Son frère essayait de l’endormir à l’éther ! My God, elle a survécu à tout ça !

En y repensant, la « slime battle » c’était soft…

Il y avait aussi le jeu de celui qui s’endort avant l’autre. Quand tu dormais chez des copines, le but était de faire parler l’autre et de s’endormir avant ! Moi je gagnais tout le temps… sauf les fois où ma mère en avait marre de nous entendre et qu’elle venait me chopper en flag pour me faire dormir avec elle… haaaaan trop la honte !

Je finirai cet article sur une citation sur le thème du jeu d’enfant qui m’a touchée profondément…

« Dîtes à une femme deux ou trois mots qu’elle ne comprenne pas, d’aspect profond. Ils la déroutent, l’inquiètent, la rendent anxieuse, la forcent à réfléchir et vous la ramènent consciente de son infériorité, sans défense. Car le reste est un jeu d’enfant. » de Jules Renard

MAIS JE VAIS LE BUTER CE CON !! J’t’en foutrai ! Bon certes, j’ai relu 3 fois la phrase et j’ai mis les mecs des chiffres et des lettres dessus, mais quand même ! Tu vas trop loin, Jules !

Allez, la vraie citation de fin, d’un allemand, voilà qui est sérieux. Les allemands sont de vrais gentils !

« La maturité de l’homme, c’est d’avoir retrouvé le sérieux qu’on avait au jeu quand on était enfant. » de Friedrich Nietzsche.

Dis Friedrich, tu crois que je suis mature ?

Pas dans le sens périmée, hein… ?

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