La médecine

Publié: 27-12-2012 dans Les trucs que j'aime
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Quel beau métier que d’être médecin ! Je dis ça parce que, moi-même, je ne suis pas médecin.

J’ai eu très tôt quelques soucis de santé, pas très graves mais ennuyeux et qui m’ont fait découvrir les joies des médecins et hôpitaux dont voici quelques anecdotes qui font croustiller les papilles, comme dirait ma petite Caro adorée, qui ne maîtrise pas encore tout à fait bien la langue – française – bien entendu.

Le monde de la médecine est un monde fabuleux rempli de personnages mythiques dont on ne dit rien dans les livres… Suivez-moi et évadez-vous au pays des bandes velpo et autres haricots magiques !

La rencontre de ce super héros nommé Super Viet !7085778-jeune-medecin-chinois-male

Alors que ma mère m’emmena aux urgences pour des douleurs abdominales atroces qui me faisaient hurler à gorge déployée, je fus finalement reçue par le médecin Vietnamien des urgences.

Tout le monde s’agitait autour de moi, et entre deux crises de douleurs et deux cris, j’entendis que l’on prononçait les mots « grossesse extra-utérine »…

Or du haut de mes 15 ans et encore vierge comme la sauce, je m’empressais de répliquer aux médecins : – grossesse extra-utérine ? mais… ? mais ?? je suis vierge ! ». Le médecin se contenta de répondre avec son superbe accent « on ten fout !! ». Finalement, après quelques examens, les médecins conclurent que c’était une grosse colopathie, à savoir, un gros caca coincé qui fait bobo dans le ventre.

Après 1 heure de douleurs, un laxatif et 1 heure de vidange, je pus rentrer saine et sauve à la maison pour 17h pour l’épisode de Melrose Place.

Merci Super Viet !

Coup de foudre à Vagin’ Hall !

Clooney-Dr-3Encore une anecdote aux urgences, pour une petite infection urinaire, ma grande spécialité ! J’aimais tellement en faire que pendant un moment c’était tous les week-ends ! Quels souvenirs formidables ! Quelle période géni(t)ale qu’est la découverte de sa vie sexuelle et des plaisirs charnels !

Bref, me voilà, toujours accompagnée de ma mère, en direct des urgences pour mon infection urinaire. Bien entendu, nous étions passées par une autre clinique de 23h à 1H du matin qui me reçut au bout de 2 heures pour me donner un Di-antalvic. J’étais donc déjà bien défoncée de manière médicale, et nous voilà reparties, ma mère et moi, pour 2 heures d’attente.

Cette fois-ci les médecins des urgences avaient pris la peine de me mettre en chemise mi-figue, mi-à-poil ou la chemise qui fait gercer les fesses. J’attendais dans une salle d’examen à vocation gynécologique (à prononcer avé l’accent, ça fait plus sérieux). Pendant que je douillais sévèrement à chaque fois que mon infection se manifestait – Juliette, c’est moi, tu sais, ton infection qui te pique-pique-pique-brule-pique, qui te fait dresser tous tes poils, tout ça pour pisser une micro-goutte, c’est moi, ne m’oublie pas ! – ma mère tournait en rond, elle était sur les nerfs de me voir souffrir sans que personne ne vienne nous voir. Elle était tellement énervée qu’elle se mit à ouvrir les tiroirs de la salle d’examen et vola une poignée de capotes réservées aux examens gynécologiques.

Autant vous dire que les capotes sans réservoirs que l’on met sur les échographes pour faire des échographies par voie basse ne servent à rien ! Bref, c’était drôle sur le moment de voir ma mère tomber dans la petite délinquance ! « z’avaient qu’à pas nous laisser attendre 2 heures !! »

Au bout de 2 heures je fus récompensée par la venue d’un jeune interne trop beau gosse sa race !

Quel bonheur de se faire échographier à 17 ans par un jeune beau gosse, lorsque toi-même tu es vaguement allée quelques fois par-là, seule ou accompagnée, mais jamais à 4 ou 5 et avec ta mère !

L’examen se poursuivait et qu’en plus de voir ce que j’avais, il continuait à étudier la médecine sur moi, et vérifia si tout le merdier alentour fonctionnait bien aussi. J’avais un peu l’impression d’être une grenouille éventrée et épinglée sur une paillasse de collégien…

J’eus, ce jour-là, le plus beau compliment que l’on ne m’a jamais fait « vous avez une très jolie glaire cervicale, Mademoiselle »… et voui, quand on vous parle de beauté intérieure, Mesdemoiselles, on vous parle de votre glaire, et la mienne bah… elle a un très joli maillage régulier, très tendance sur cette saison Automne-Hiver 2000.

Rencontre avec un raisin sec…

Tout débuta le jour où j’eus la chance de rencontrer Gilberte, l’infirmière du travail.

Je me suis toujours demandé si elle était vraiment infirmière, Gilberte, et je me le demande encore à présent.

Gilberte est une femme que j’imagine vivre seule. Elle porte les cheveux courts à la garçonne, et une veste en tweed sous laquelle elle met des sous-pulls Damar thermolactyls moutarde ou vert, parce que ces deux couleurs vont très bien ensemble.

Gilberte veut continuer à approfondir ses connaissances et entame à ce jour une formation de psychologue du travail, parce que la psychologie, elle en connait un rayon, elle est abonnée à Parents et Psychologie magazine depuis 1972, année pendant laquelle, d’ailleurs, elle se sépara de Raël d’un commun accord.

Bref, Gilberte est une femme libérée, tu sais, c’est pas si facile !

Gilberte me reçut donc en tant que salariée de mon entreprise car j’étais quelque peu fatiguée et que je me disais qu’un petit somme dans le lit de l’infirmerie ne serait pas du luxe… erreur !! Gilberte commençait déjà à tisser sa toile autour de moi…

Elle me reçut à son bureau et entama une discussion sur mon état général, mon état de fatigue, ma charge de travail etc… très rapidement, Gilberte en conclue que j’étais en dépression… grave dépression…

–          euh non, en fait Gilberte, je suis claquée, on bosse assez dur, et je sors de 9 mois de thérapie, je me connais maintenant plutôt bien, et je suis gaie et joyeuse, donc je ne pense pas être en…

–          SI ! Tu es en dépression…

–          Ah bon… ! – l’est forte cette Gilberte, pensais-je en mon for intérieur, l’est très forte !

Elle voulut m’initier à la sophrologie, me proposant de venir tous les midis la rejoindre à l’infirmerie pour qu’elle me fasse une séance de sophro et qu’après on pourrait aller déjeuner ensemble. Ensuite on pourrait aller faire du shopping ensemble, puis diner ensemble et enfin dormir ensemble nue l’une contre l’autre pour finalement devenir meilleures amies et ne jamais jamais jamais se séparer !!!

Moi, je regardais ma montre voyant ma pause déjeuner s’amenuir, s’amenuir…

Puis elle se mit à me parler du test du grain de raisin… Juliette, connais-tu ce test du grain de raisin ?

Sûrement le fruit de recherches psychanalytiques d’un allemand nommé Helmut Weintraube pendant la seconde guerre mondiale…

Bon alors moi, faut savoir que j’aime découvrir de nouvelles choses, surtout lorsqu’il s’agit de coquineries allemandes entre 39-45, croyez-moi ich bin trop open !

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Elle me tendit un grand Tupperware rempli de raisins secs aux tailles et couleurs multiples et me dit d’en piocher un…

–          Regarde ce grain de raisin, prends le temps de l’ausculter, de le découvrir dans ses moindres détails et imperfections, de l’appréhender dans l’espace…

–          Maintenant, tu vas toucher ce grain de raisin, le faire rouler entre tes doigts, doucement… entre ton index et ton pouce… dans un sens puis dans l’autre… doucement…

–          Tu vas ensuite l’amener à tes narines et le respirer… gentiment le renifler, sentir son parfum. Hume-le, hume-le de toute ton âme !

–          Porte-le maintenant à tes lèvres sensuelles, caresse tes lèvres avec ce grain, puis entre-ouvre… oui doucement, comme cela… tes lèvres et dépose ce grain de raisin sur ta langue… Sens ce grain de raisin t’envahir, se noyer dans l’écume de ta bouche…

Qu’est-ce qui me dit qu’au moment d’ouvrir ma bouche, elle ne m’a pas glissé son vieux téton dans la bouche !! C’en est trop !!! Je ne veux pas en imaginer d’avantage !! L’est malade la Gilberte !!

Pour ceux d’entre vous qui auraient eu une petite érection en lisant ces quelques lignes, digne d’Anaïs Nin, je vous invite à aller consulter un spécialiste, parce que z’êtes pas bien, dis, hein !!!

Depuis ce jour, j’essaie d’être accompagnée par quelqu’un lorsque je la croise, et je ressens toujours cette honte lorsque nos regards se croisent… personne ne doit jamais savoir ce qu’il s’est vraiment passé, pas même moi !

Le Papa de Tatayet

13259169-portrait-d-39-un-vieil-homme-avec-des-lunettesJe ne peux pas trop être caricaturale sur la description de mon gynéco, mais quand même !

Au premier abord, il vaut mieux avoir eu déjà quelques heures de vols en matière de gynéco avant de partir sur le mien.

Une jeune pucelle fringante ne serait vraiment pas à son aise. Mais moi, maintenant que je suis bien à l’aise dans ma culotte, plus rien ne me pose de problème !

Cet homme-là doit avoir la bonne cinquantaine, il a la particularité de mâchouiller un cure-dent, et de porter des lunettes de vue (rien de surprenant pour l’instant) sauf que ces lunettes sont teintées jaunâtres, voyez ? Une sorte de garagiste de la foune…

Ainsi vous visualisez un peu mieux à quoi il ressemble. On pourrait vite le confondre avec Francis Holmes, ou tout autre humaniste du genre.pappy

Petit aparté sur les lunettes teintées jaune. Ma prof de chimie m’avait dit une fois que porter des lunettes jaunes pour conduire de nuit améliorait la visibilité. Cela peut être une explication : « J’ai mis mes lunettes jaunes, enlève ta culotte, c’est moi qui pilote ! ».

Bref, c’est un homme direct, qui ne passe pas par quatre chemins –forcément, lui il ne prend que le chemin des dames. Il explique très bien les choses de ta vie et surtout continue à bien te taper la discute quand il t’ausculte et te chatouille les ovaires.

t7cv08otAinsi, pendant que tu es à poil, les talons sur les étriers et les lèvres au vent, il t’ausculte, en rentrant  ses doigts à l’intérieur de ton toi-même tout en te posant des questions sur tes passions, ta vie, ton œuvre.

Plus d’une fois j’eus l’impression d’être Tatayet lorsque je lui répondais… J’hésite maintenant à lui répondre avec la même voix !

Allez, c’est décidé, à ma prochaine mycose, je lui fais la voix de Tatayet !

Médecins, je vous aime, vous améliorez mon quotidien qui ne serait pas vivable sans vos diagnostics et vos préconisations.

et juste pour le plaisir…

Tatayet…

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commentaires
  1. prisK dit :

    alors tu lui as fait tatayet?!

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