Archives de janvier, 2013

Bouh lala, qu’il fait froid et morose en cette matinée du [insérer date] !

J’ai de quoi vous permettre de vous évader et de vous réchauffer pour les plus friponnes d’entre mes lecteuses. Pour vous les hommes de nature hétérosexuelle, je vais vous donner de quoi vous projeter en tant que, peut-être, future idole de Juliette Pirouette. Pour les autres, de toute façon, mes seins vous dégoutent. Je citerai ici un ami qui aime autant que moi les hommes qui me dit un jour « Tes seins me dégoutent, mais je ne l’ai pas dit à beaucoup de femmes!» . Ca sonnait comme un compliment, je l’ai pris comme un compliment, j’aurais p’têt pas du…

Le sujet du jour traite de ces hommes qui sous couvert d’une certaine popularité peuvent attirer les jeunes filles en fleurs ou les moins jeunes filles en bourgeons comme moi.

Oui, c’est vrai, je l’avoue, j’ai parfois eu un faible pour certaines personnalités masculines qui n’étaient pas forcément justifiées par leur talent ou leur charisme ! Mais je ne suis qu’une femelle avec ses faiblesses, et un p’tit cul célèbre constitue à lui seul une faiblesse considérable !

Je rassure mon chéri, je ne suis plus cette femme puérile… sauf avec Till Lindemann… mais j’ai le droit, merde !

L’homme aux yeux revolver :

Ce fut par une froide soirée de Novembre que ma sœur réussit à me trainer à une séance de dédicaces de Marc Lavoine à la Fnac des Champs. Elle était totalement amoureuse de l’homme en question et s’était vraiment mise sur sur 31 voire 32. Elle était belle, ma sœur !

Nous attendions sagement dans la queue face à l’estrade de laquelle il poserait sa Sainte écriture sur le Compact Disc de ma sister. Globalement et en toute modestie, nous étions les plus bonnasses du lot ! Bah oui quoi, Marc Lavoine officie depuis les années 80, du coup ses fans également. Autant lui n’a pas bougé, on pourrait même dire qu’il s’est sexifié fortement et serait vraiment consommable sur place. Autant la bande à Roberte du Fan Club de Jouy-en-moutière, elle, témoigne du mal que peut faire la prune consommée à des heures bien matinales. Je m’égare, mais respectez-vous, la Province ! (Ceci était une vanne made in Paris.)

Vint alors notre tour de monter sur l’estrade pendant que l’album du beau Marc tournait en boucle.

Ma sœur, du haut de son 1m80 me laissa passer devant elle, elle avait peur de s’étaler, ne maîtrisant pas tout le temps son corps et ne l’appréhendant pas l’espace… Mais quelle ne fut pas son erreur ! La malheureuse !! Marc s’avança vers moi et me dit d’un ton coquin « tu danses ? », je lui répondis que oui et commençai à danser la gavotte, puis il me prit par la main et me fit danser quelques pas. Ma sœur trop occupée à ne pas trébucher et à tendre son CD rata l’occasion de danser avec Marc. Il la complimenta cependant sur sa beauté (l’a bon goût l’Marco). Je vis même un peu de détresse dans son regard lorsqu’il nous vit nous éloigner de la scène. Ses grands yeux bleus semblaient crier « Ne me laissez pas avec la bande à Roberte ! Vous êtes tellement jeunes, magnifiques, et jeunes, et belles, et… » et encore plein de choses que nous n’avons que trop entendues… Il avait tellement attendu pendant des heures pour nous voir à sa dédicace, et cet instant lui fut si bref… Je sais qu’il mit du temps à s’en remettre. Il n’a jamais voulu l’avouer, il a sa fierté… je comprends.

Je faisais ma maline en me moquant de ma sœur, mais quand Marc m’a bisé (sans « A »), il est vrai que la douceur de ses joues, le parfum de ses cheveux et sa voix sexuelle m’envoutèrent. Du haut de mes 19 ans, je me projetai avec l’homme aux yeux revolver l’espace d’un instant…

Les garçons de la cafet’-han !

Laissez-moi vous compter mes débuts sur facebook. J’étais au bureau bossant pour Christipute & Norbite, les « Bernard & Bianca » du marketing, lorsque je rentrai dans le monde merveilleux de facebook. Ma sœur s’épanouissait tout autant que moi dans son travail. Nous lançâmes le concours de celle qui ajoute le plus de personnalités has-been-quite-dead.

La plus grosse fabrique de ce genre de personnes étant AB production, nous voilà parties besognant au fil des profils.

J’obtins deux gros poissons sexy !

patrick puydebatLe premier : Patrick Puydebat, qui, aux vues de ces photos de soirées de jeune quadra décontracté, usait de substances liquides à outrance. Nous le surnommâmes rapidement « Pacrit ». (Pour comprendre ce surnom, avale 4 litres de whisky et essaie de prononcer « Patrick »)

Bon, moi, je me suis dit, toutes façons, j’ai aimé cet homme comme une folle pendant mon enfance, c’est normal qu’il s’amuse et puis merde, pourquoi il m’invite pas à ses soirées avec toutes ces nanas ? Souvent, Pacrit finissait sur le canap’ avec des chiens – en témoignent les photos de fin de soirée de son album non-protégé sur facebook. Bah quoi, c’est gentil les chiens… L’existence de la photo nous démontre également qu’une nana restait tout le temps en fin de soirée, pour immortaliser l’instant et le poster sur facebook… la chienne !Pacrit Pud'ébats

Puis un jour, à la boulangerie de Madame Crotte-de-nez, alors que j’étais dans la file d’attente, je l’aperçus… Pacrit… Pacrit était redevenu Patrick. Beau, grand, farouchement quadragénaire, sexy dans son rôle d’acheteur de pains au chocolat… J’avais envie de lui crier « Emmène-moi, Nicolas ! Envolons-nous pour Love Island où nous irons ensemble à la Capitainerie de Captain Oliver louer un Catamaran ! Puis nous ferons griller du poisson sur la plage et nous finirons la nuit dans ta cabane précaire en bois où ya même pas d’moustiquaire et du coup t’as tout plein d’bêtes qui viennent te bouffer l’cul la nuit et le lendemain, comme ya pas l’eau courante, tu te laves à l’eau de mer, du coup ça colle, ça pique, ça t’irrite les parties intimes ! »

Oui. J’eus envie de lui dire tout ça. Mais je n’ai pas osé. Je suis sortie de la boulangerie et l’ai attendu en embuscade pour prendre une photo. Oui, sauf que le destin et mon nouveau blackberry curve 9300 en avaient décidé autrement. Je repartis à ma maison, retrouver mon amoureux et bouffer mes croissants au Nutella !

Sebastien RochSecond poisson : Sébastien Roch, aka Cri-cri d’amouuuur ! Autant lui quand j’étais enfant, il me faisait pas tripper. Autant là, il m’a fait toucher les étoiles !

Je l’ai donc ajouté sur facebook. Il a commencé à chatter sur facebook. Il m’a demandé mon adresse msn… (Ouai c’est so 1998 !). Nous avons discuté sur msn.

Sébastien est un homme timide et romantique. Il aime débattre de plein de sujets différents. Il aime donner son avis et surtout, peut parfois paraître directif, mais il est simplement passionné… par les nichons !!!

On a commencé à chatter, j’ai mis la vidéo, sur laquelle j’étais totalement sobre et habillée, je tiens à le préciser. Lui se chauffait tout seul, comme un bonobo sur… un autre bonobo ! Il me demandait s’il pouvait venir chez moi ? (Bon, quand il a su où j’habitais, il s’est dit qu’en scoutère ça allait faire loin, en plus « il faut prendre le périph » je cite… Han ! Quel dommaaaage !

Puis, noyé dans moult compliments du type « t’es trop bonne » « tu es ma baby doll », il me dit que je pourrais devenir sa « maitresse number one » si je le désirais… J’étais moi-même en pleine réorientation professionnelle de chômage. Ca valait quand même le coup de se poser la question, croyez pas?

Moi je le vannais sur son pull en laine avec une tête de renne et les lambris aux murs de la chambre dans laquelle il était.sebastien roch au stand de tir à la carabine

Lui me somma d’enlever mon haut.

Moi je me foutais de sa coupe de cheveux en lui demandant s’il n’avait pas, justement, en guise de protestation contre sa styliste, pété dans son pull. Ce geste aurait pu expliquer sa désorganisation capillaire…

Lui m’ordonna de lui montrer « un sein »… oui… un seul sein. Non mais il est pragmatique le garçon. Il fait froid, c’est l’hiver, montre m’en un, on sait que l’autre est vraisemblablement symétrique à peu de choses près !sexy-001

Il utilisait beaucoup trop d’émoticônes animés pour un homme de 35 balais. La partie beauf de mon cerveau reptilien se mit à fondre. J’avais des brûlures de la rétine du 2nd degrés, lui visiblement n’en avait aucun. J’ai coupé court à la conversation.bah v'là l'chien à Pacrit!

Mais ne vous méprenez pas « les gens croivent que j’ai une vie de star » Euh non, pas moi « mais c’est faux » Oui, c’est ce que je disais « J’ai une vie simple, de personne simple » Oui, et si tu connaissais le second degré, je te dirai que je le crois volontiers que tu es simple…

Ne croyez pas que ce sont les seules « stars » sexy que j’ai rencontrées ! Johnny (Hallyday, pas Depp, ça va les conneries!…) m’a fait promettre de ne pas parler de son amour passionné pour moi. Cet amour impossible puisque je suis déjà en couple et heureuse. Je respecte donc ma parole.

Il en va de même pour Bernard Lavilliers, qui lui, par contre, en avait après le ptit cul de mon chéri…

Stand the ghetto.

Biensur, tout ce que j’écris est à prendre avec humour et n’est que pur fantasme… ou pas…

Où vous voyez-vous dans 5 ans ?

Hum, je dirai dans un service marketing d’une entreprise de grande consommation travaillant sur des produits toujours plus innovants et sexy. Je suis très créative et j’aime beaucoup travailler en équipe. J’ai une forte résistance au stress et aime le travail bien fait. Je suis très perfectionniste… blablabla mes couilles sur ton nez !!

Voilà ce que j’ai sûrement dit à mes entretiens en sortant de mon école de commerce afin de trouver une entreprise qui me ferait la faveur et l’honneur de me prendre en son sein.

Bullshit ! Je ne me jette pas la pierre, mais voilà ce à quoi on nous forme pour pouvoir trouver du travail.

Une grande entreprise de l’emballage

Ce fut par une belle et froide matinée d’Avril que je me rendis à mon entretien pour un poste d’assistante marketing. Cool ! Premier entretien pour un job qui serait vraiment en rapport avec mes études à 5 000 boules l’année !

J’avais rendez-vous avec un certain Norbert, directeur marketing néerlandais qui n’était pas basé à Paris mais qui se déplaçait pour faire les entretiens. Je l’imaginais grand, gras, chauve et bedonnant alors que j’étais à l’accueil attendant mon heure et faisant des nœuds marins avec mes intestins.

Soudain j’aperçus un homme en costume noir aux fines rayures blanches accoudé à l’accueil, se retournant vers moi, et me disant « Juliette ? Please come on ! » accompagné d’un petit clin d’œil de beau gosse sa race. Cet homme-là était le sosie de Brad Pitt ! Ce n’était pas le moment de flancher, je voulais ce job, j’ai tout donné, j’ai tout bien récité mon CV avec tout plein de mots clefs. Cet entretien était une sorte de texte à trous et lorsque tu prononçais les mots-clefs corporate tu entendais une petite clochette, comme dans Hugo Délire, et tu gagnais des points. Mon score final était de 90E. J’étais embauchée.

Le marketing, le monde merveilleux des 4P – Politique, Paraitre, Pute, Péni (rappel: un péni, des pénis).

Politique

Je découvris deux femmes totalement différentes qui ont fait ma vie au sein de cette entreprise.

L’une, bourgeoise rigolote et hyper professionnelle qui m’a prise sous son aile et qui m’a fait confiance. Sans elle, je n’aurais rien appris, je n’aurais pas eu confiance en moi et je n’aurais pas découvert les joies d’aller dans les locaux d’une grande maison de parfumerie pour un parcours sensoriel extra autour de parfums. Ces parfums avaient tous une histoire autour de l’enfance, de la nostalgie, du voyage etc… Magnifique expérience.

L’autre, ma boss au sens hiérarchique du terme. Une nénette parisienne qui venait de la comm’ et qui ne connaissait rien au boulot et aux côtés techniques du savoir-faire de l’entreprise. Le management, n’en parlons pas, elle le disait elle-même, ça ne lui plaisait pas !

Elle me l’a toujours dit « non, mais tu sais-han, Juliett’-han, ici c’est vachement politiqu’-han, alors tu suis ce que je dis et c’est tout-han, n’oublie pas que tu n’es qu’intérimair’-han! »

Une idée en forme de majeur pointé germait dans mon esprit à chaque fois qu’elle me parlait.

Paraitre

Cet aspect était le plus désagréable, mais au final il ne revenait pas souvent sur le tapis. Vous commencez à me connaitre, il m’est impossible de gommer ma personnalité pour rentrer dans un moule. C’est comme si je voulais rentrer dans un jean du 38, yaura toujours les faux-filets qui dépasseront. Bah là, c’était kif-kif.

Parler aux journalistes n’était pas mon fort. Je n’aime pas choisir mes mots, faire attention à ce que je dis pour que ce soit « politiquement correct », par contre, en off, j’appréciais expliquer les côtés techniques des choses, le savoir-faire des usines, comment fonctionnaient les différentes techniques de décorations industrielles (marquage à chaud, métallisation, tampographie…). Bref, je m’emballe, j’avais déjà une certaine appétence pour les usines, ce qui laissait présager un avenir certain dans l’milieu d’l’industrie, les gars !

Les directives de ma « boss » étaient claires « pas de décolleté devant les journalistes ». Je ne crois pas que l’entreprise soit autorisée à te dire comment t’habiller, mais ce n’est pas grave, pouffiasse, tout ce que tu as dit a été retenu contre toi !

Pute

Nous rentrons dans le vif du sujet. Ma « boss ». Afin de préserver son anonymat par simple question de respect de l’être humain, elle s’appelait Christine, mais nous l’appellerons ici, « Christipute ».

Parisienne fournie avec l’accent en « -han », vivant dans Paris, roulant en smart, oui, je sais, tout cela est redond’-han, nous savons tous ce qu’est une Parisienne !

Christipute ne connaissait rien au job, mais a su gravir les échelons en se faisant gravir. Elle avait, comme il se devait, des a priori sur tout et des idées toutes faites sur tout le reste. Ce qui lui conféra une expertise certaine dans le harcèlement moral. Par-dessus tout, Christipute était désagréable avec les fournisseurs, les prenait de haut, leur faisait faire 8 maquettes en changeant la couleur pantone… Ah oui ! Les couleurs pantone ! Grand combat de la marketeuse de nos jours. C’est hyper important, respecte la charte graphiqu’-han ! C’est dans ces années-là que sont sortis les mugs « Pantone », j’avais tellement envie de lui en offrir un et de lui péter le râtelier avec… mais je ne suis pas violente, voyez?

Comme on y voit toujours plus clair avec un mapping, pour Christipute, ça donnait ça. Oui, je sais, c’est pas homothétique, mais j’t’emmerde! « Homothétique » est d’ailleurs le seul mot de vocabulaire mathématique que les marketeurs connaissent.

Mapping de ChristiputeAinsi, Christipute était entre 30 et 35 ans, aimait la lecture utile et imagée, écoutait Ayo parce qu’elle est « canon », portait des grandes marques fabriquées par des Pontes du luxe, buvait des Cosmos comme dans « Sex and the city », faisait du sport « Quoi??? tu cours jamais?? Ah bah ça se voit!! », participait à la course « la Parisienne » parce que ça s’appelle « la Parisienne » et pas « la région Parisienne » et mangeait des salades avec la sauce à côté sans jamais mettre de sauce tout court. En définitive, le descriptif parfait de la keunasss.

Bref, j’apprenais plein de chose sans elle, j’avais un job super intéressant et responsabilisant. « Non mais tu veux pas plutôt aller travailler dans les usines-han ? » « Tu crois vraiment que tu vaux 35K ? » « Tu vas pas faire un travail de petite main toute ta vie-han ». Petite main, ça reste à voir, mais gros doigt, c’est certain ! Au bout de 4 mois, on m’a proposé un CDI. Youpi, à moi la stabilité de l’emploi, le bonheur, les petits poneys, l’épanouissement et le harcèlement moral !

Péni

Christipute était « surmontée » hiérarchiquement et occasionnellement par Norbert, qui, dans un souci d’anonymat, et encore une fois, de respect de la personne, nous appellerons « Norbite ».

Rappelez-vous, Norbite, sosie de Brad Pitt… Alors pour aller plus loin, c’était son sosie qui renifle, parle en entrecoupant ses propos de rots intérieurs, n’hésite pas à aller vérifier ce qu’il se passe dans son nez, s’assoie les jambes écartées et surtout qui te reluque de bas-en-haut-en-bas-en-haut.

Je me souviendrai toujours de cette fois où j’étais en jupe avec un haut violet et des collants violets. Il se pencha en arrière sur sa chaise pour me voir dans l’entrebâillement de sa porte et lança « Helloooo Purple lady ! ». Ferme-la à tout jamais, t’es glauque, Norbite !

Norbite usait donc de son péni à tout va pour satisfaire les femmes ambitieuses de la société. Grâce à lui, bon nombre de mes collègues se sont mises à maigrir, à porter de la jolie lingerie et à rire fort en faisant bouger leurs cheveux. Allez-y, continuez les filles, on est à deux doigts de la parité hommes-femmes !

Mapping de Norbite

Ce mapping de Norbite, plus complexe que celui de Christipute, s’explique de la manière suivante: Homme entre 35 et 40 ans aimant… nichons, nichons, nichons, chatte, nichons, oh une crotte de nez!… nichons, nichons, rot intérieur.

J’ai également découvert la puissance du péni avec les commerciaux ! Mais eux, je les adorais ! Dans leur bourrinisme aigü ils me « touchaient » ! Il y avait deux types de commerciaux. Les petits bourgeois qui voulaient s’encanailler et les gentils bourrins qui y allaient franco « bah ya pas qu’tes lèvres qui sont pulpeuses ! »… Au moins, avec eux, le P de Politique et Paraitre était totalement oublié, c’est avec eux que je rigolais bien.

Cette belle expérience prit fin un beau jour de Juillet car je n’en pouvais plus des remarques désobligeantes sur ma vie personnelle, le choix de mes chaussures, les couleurs pantone et mon refus de traiter les fournisseurs comme des merdes. Moi, je préférai leur raconter des blagues, leur offrir du flan coco fait maison et des paniers saveurs du Sud… Bizarrement, on travaillait vachement mieux ensemble ! Mais je n’y connaissais rien… bien sûr… Je pris donc quelques mois de salaires et décidai d’aller voir là-bas si j’y étais.

Alors que la crise économique frappait de plein fouet, j’eus l’immense opportunité d’être reçue en entretien par Marcelline, conseillère-charcutière-proctologue au Pôle Emploi. Celle-ci sut déceler rapidement mon potentiel et me proposa un accompagnement personnalisé pour le retour à l’emploi. Avant de retourner, l’emploi mit environ 2 ans à trouver son chemin jusqu’à moi. Ce fut certainement dû à une mauvaise paire de chaussures, mais les experts ne sont pas formels.

Ces âmes que l’on croise une fois dans sa vie et qui ne se détacheront jamais vraiment de la nôtre.

J’aime cette théorie selon laquelle nous croiserons au moins deux fois les personnes qui sont importantes dans nos vies. Elle se vérifie à chaque fois pour moi.

Cela concerne les « mauvaises » et les « bonnes » personnes. Ça rejoint la pensée Bouddhiste. Nous faisons tous partie d’un même océan, ce qui nous différencie sont les crêtes des vagues, parties d’un tout unique.

Je suis heureuse d’être entourée de ces âmes. Ces amis dont la présence est si importante que je périclite si j’en suis éloignée trop longtemps. Ces personnes qui ne sont pas forcément des amis mais avec qui je partage une complicité intense. Et enfin ces personnes que l’on perd de vue mais auxquelles on pense souvent en espérant qu’elles ont une belle vie.

J’ai la chance d’avoir ces âmes autour de moi. J’ai la chance d’avoir recroisé régulièrement leur chemin.

J’aime ce qui nous pousse à nous confier, à nous ouvrir, à créer ces moments intimes au cours desquels nous osons exposer nos sentiments, nos pensées, nos hontes, nos peurs. Je me nourris de ces instants-là. Ils me rendent heureuse, apaisée,  nostalgique parfois. Un lien naît de ces confidences et ce lien ne mourra jamais. Il pourra parfois se voir en filigrane, être si loin qu’on ne l’aperçoit que très faiblement, mais pour ma part, il ne s’efface jamais.

A vous mes âmes sœurs du passé, du présent et du futur, je vous aime.

Je n’ai jamais été attirée par le tatouage. Mais alors vraiment pas !

Ma sœur a toujours voulu se faire tatouer, piercée, depuis son adolescence.

Moi, jamais.

Puis, j’ai rencontré l’homme de ma vie qui était en plein projet de tatouage. Je l’ai accompagné se faire tatouer. J’ai vu comment il morflait, mais j’ai également pu déconner avec son tatoueur et voir comment il était possible de faire plusieurs effets différents sur la peau en direct. Mon chéri faisait office de papier brouillon, le tatoueur griffonnait sur lui ! (On s’en fout, c’était des aplats !).

Quelques années plus tard, l’envie de me faire tatouer à commencer à germer dans mon esprit. Petit à petit. Je voulais quelque chose de symbolique et de sexy.

Mais quels symboles ?

Bon nombre de fois j’ai rêvé qu’on me tatouait quelque chose d’horrible que je n’avais pas demandé dans le dos tout entier, sur le torse, sur les bras… Je me réveillais dégoutée et résignée de mon rêve. « Maintenant que c’est là, je vais faire avec ! ». La veille des retouches, j’ai même rêvé que mon tatoueur se laissait aller aux retouches et qu’il me rajoutait un cerf-volant sur toute la jambe! What the fuck? ET pourquoi pas un indien qui fait du vélo? Jef, si tu me r’gardes, la bise à Jean-Claude!

Je pense qu’à ce moment là, je n’étais pas encore prête.

Avec mes ennuis de santé, j’étais toujours trop ronde et je ne perdais pas 1 gramme, j’avais envie de me réapproprier mon corps. Il fallait que je lui ajoute un petit plus pour que je puisse, de nouveau, l’aimer.

L’année 2012 commence sur cette rechute de ma maladie, fatigue, pleurs, – J’me sens dégueulasse… – .

Cette année continue avec un décès brutal dans la famille de Krokignol puis de Filochard.

Ces deux évènements tragiques m’ont vraiment touchée. L’amitié qui me lie à elles, fait que leur détresse me touche, me fait mal, m’empêche de dormir. J’avais trouvé ma symbolique. L’Amitié. Cette Amitié qui me lie à Elles depuis 1986 ! – Maison fondée en 1986 dans un tonneau –

Partie sur cette amitié et étant une germanophone épanouïe (si, si, ça existe !), j’ai commencé à chercher une citation sur le thème de l’amour/amitié que je traduirai par la suite en allemand.

Aristote définissait l’amitié comme « une seule âme dans deux corps différents ».

Nous sommes trois. Trois pots de rillettes !

Eine einzige Seele in drei Körpern

Les quelques mots que je voulais ainsi mettre en avant, sont devenus « eine einzige Seele »

J’ai ensuite pensé aux différentes étapes de la vie que l’on pourrait représenter par différentes fleurs.

L’enfance : la fleur de tiaré, très naïve, blanche, pure

La vie épanouie de femme : l’Ibiscus, rouge, passionné. Cette fleur me rappelle également mon Père lorsqu’il partait aux Antilles et qu’il ramenait des bouquets de fleurs exotiques à ma Mère.

L’âge de raison : la fleur de Lotus, fleur de la sagesse.

Mon tatouage signifiera l’Amitié et puis, il aura une symbolique centrée sur moi. Une seule âme, un écho me disant de rester fidèle à ce que je suis et d’être en accord avec mes choix tout au long de ma vie.

Bon, maintenant, restait à réfléchir au côté esthétique du tatouage… J’avais des idées, des couleurs, des thèmes, des fleurs, une phrase, des typos…

Première expérience : DIMITRI à Saint Germain-en-Laye : Mauvaise idée !

J’ai déjà mis trois plombes à me décider à les rencontrer, et à rentrer dans le shop. En effet, je ne m’étais encore jamais faite tatouer. J’avais peur qu’on me fasse ressentir que je n’appartiens pas au même monde que ces personnes-là. J’avais peur que les personnes me disent que mon projet était trop flou, pas assez défini et qu’ils ne pourraient rien pour moi. Eh bien, ça n’a pas loupé ! J’ai été reçue par une nénette qui me toisait, et lorsque je lui ai parlé du fait que j’avais des sentiments à faire passer dans mon tatouage et que je n’avais pas d’idée précise, mais que je comptais sur le tatoueur pour ajouter sa griffe, faire des propositions, en discuter, elle m’a simplement dit de regarder dans leurs books et de choisir un truc qui me plait ! Ok, meuf, dis-le de suite que je te saoule, keunasss !

Deuxième idée : TINTIN

L’idée était d’aller voir Diego qui avait tatoué mon amoureux. Bon, entre temps, Diego a monté son shop au Brésil, ça faisait un peu cher le tattoo… et puis je pense que son style n’aurait pas collé au tattoo féminin que je voulais.

Troisième idée : ARTCORPUS ! — GOOD CHOICE !!! — 

Grâce aux forums sur les tatouages que j’ai consultés, j’ai pu forger mon opinion sur ce salon. Non seulement sur le côté talent mais également sur le côté hygiène !

Pas de doutes à avoir ! Art Corpus est un salon où les artistes sont humains, tout simplement !

Ambiance bon enfant, ils sont là pour apprendre à te connaitre, à ressentir ton tatouage avec toi et surtout pour te faire dire si telle ou telle chose te plait ou te déplait.

Sur tout le trajet, je me chiais dessus ! J’avais peur d’aller les rencontrer et d’être encore déçue, comme je l’ai été en sortant de chez Dimitri. Mais ça valait le coup que mon chéri me pousse au cul !

Nils BoussugeNils s’est tout de suite approché de moi avec un sandwich au thon dans la main (c’est important) et je lui ai exposé mon projet. Mes idées floues, mes envies et puis la phrase « eine einzige Seele », je n’ai pas eu le temps de la lui traduire qu’il le faisait déjà à ma place.

Et oui, Nils est à moitié allemand, c’est un signe ! Il finit par me dire que mon projet le tentait bien, qu’il « ressentait » mon projet. Il venait d’utiliser les mots que j’attendais, c’était parti !

Je pris un rendez-vous 2 mois plus tard pour qu’il me montre le dessin. Même combat au moment d’y aller, caca mou sur le trajet, peur d’être déçue de son interprétation de mes symboles.

Il me présente le dessin et là… ça n’était pas du tout ce que j’avais en tête… mais pas du tout. Il avait mis en valeur les trois fleurs mais il n’avait pas trouvé où mettre la typo…

Pas de panique, j’ai bien insisté sur le fait que la phrase primait sur les fleurs et qu’il n’était pas obligé de mettre les trois fleurs. Juste le Lotus me suffisait. Cette fleur symbolise la raison et la sagesse, la fin de la vie, elle résume cette Amitié qui durera jusqu’au bout.

Deux jours après me revoilà au shop pour la présentation du nouveau dessin. C’était lui ! Mon tatouage ! Avec l’effet crayonné, la représentation naïve de la fleur, je ne voulais pas de photoréalisme. La touche de rouge juste comme il faut et la typo sensuelle qui termine la fleur.

Le jour de passer sur sa table, j’étais décidée et sereine. Quant à la douleur ? J’ai failli m’endormir pendant l’exercice ! Sur le gras de la cuisse, même pas mal ! Après l’épilation laser du maillot, tu peux te faire tatouer l’cuisseau sans problème !

Nils a été vraiment adorable pendant tout le processus de création du tatouage. Lorsque j’ai eu des critiques sur ces dessins, il a su les écouter et modifier en conséquence les détails que je voulais. J’ai conscience qu’il n’est vraiment pas facile d’entendre des critiques sur son propre travail, donc je le remercie encore de cette première belle expérience.

Sous le dermo de Nils, j’étais déjà en train de penser au prochain tattoo. C’est addictif !

J’ai eu l’occasion de discuter avec Sophie, Roberto, le Serbe, Entouane. Ils sont tous, sans exception, super professionnels, talentueux et surtout accessibles et ouverts à la discussion. La grosse tête, c’est pas leur genre ! Courez tous chez Art Corpus, ces mecs là sont extras !

http://nilsb.carbonmade.com/

http://www.artcorptattoo.com/

Mes chers compatriotepatriotes,

j’aimerais vous présenter ici un florilège des chevelus qui ont forgé mes goûts musicaux. Qu’ils soient British, californiens, Finnois ou Néerlandais, leurs protubérances capillaires ont fait de moi la femme que je suis !

Nous allons cheminer à travers l’Histoire accompagnés de mes groupes fétiches, alors, un conseil, branchez vos casques car vous allez voyager avec vos petites esgourdes.

La période des mise en plis et pantalons moulants

Matraquée par ma sœur, alors que j’étais, moi-même à l’époque, fan des Hanson, nous rivalisions d’imagination quant à la décoration de nos chambres respectives.

Tandis que les 3 frères aussi boutonneux que je l’étais, tapissaient les murs de ma chambre, Axl, Slash et tous leurs amis hardeux-rockeurs s’étalaient sur ceux de la chambre de ma sœur.

La voix suraïgue d’Axl et les solos de Slash ont eu raison du clavier de Taylor et de sa voix cassée de jeune prépubère, à qui, il faut se l’avouer, j’aurais bien offert ma fleur bleue. Après réflexion, je ne me serai pas vue être la femme d’un protestant intégriste Américain, qui, a 29 ans a déjà 5 enfants… Tout ça pour dire, que j’ai bien fait de me tripoter en attendant mon premier amour !

J’ai donc commencé par écouter, malgré moi, les Guns n’roses.

Afin de m’introduire doucement dans ce nouveau monde de jeans troués et de chevelus, j’ai commencé à écouter Ugly Kid Joe, parce que le chanteur était beau, qu’il chantait bien et surtout qu’il était drôle ! T’as qu’à écouter les bruitages de rots et de pets dans leurs chansons, tu pourras pas me dire que c’est pas rigolol© ! (Ce terme de mon invention est copyrighté)

Les métalleux qui usent de la double-pédale mais qui sont pas des pédés !

Ma bande de potes était plus sur du Metallica, tandis que Krokignol et moi-même étions également fans de Korn et autre Machine Head, surtout l’album dont le CD était en plastique rouge transparent. Il était trop classe celui-là ! Ouai The burning Red, quoi !

Nous étions allées voir Korn en concert entre petites métalleuses adolescentes, surnommées les Satanistes dans notre Lycée catholique. Korn, Life is Peachy, Follow the leader… ah ! Comme c’était bon à cette époque-là ! Et cette basse au son métallique… c’est grâce à Korn que j’ai découvert le pouvoir de cet instrument de musique. Sans parler de la batterie au son sur-propre.

Nous découvrions le plaisir des craquements de cervicales, de perte de voix, et des soirées à la bière ! Tout était dans le mouvement de cheveux. Encore une fois, sans cheveux, dans ce milieu, t’es stérile !

C’est le jour de mon premier concert de métal que j’ai découvert que le monde des hard-rockers qui se donnent des airs de méchants est en fait un monde où tu ne te feras jamais emmerdée ! Les gens se parlent entre eux et c’est toujours bonne ambiance. De quoi rassurer les Mamans lectrices qui ne manqueront pas d’aller acheter des places pour le prochain concert de Rammstein à leur petit rejeton de 3 ans ! Allez-y, c’est sans risque !

L’année de mes 16 ans fut marquée par la création du groupe de rock de mon premier amour avec la Blonde de Krokignol. Ce groupe mythique qui répondait au doux nom de Bagherra. Un groupe qui s’la donnait grave en concert du 3 Juin – fête officielle du slip pour ceux qui suivent mon blog – à Montesson. Un an après, le groupe fut dissous pour de sombres histoires d’amitié brisées.

Parallèlement à cela se produisait le groupe de mon beauf de l’époque. Un groupe de marseillais à l’accent chantant, qui répondait au doux nom de Siderurgy ! Je vous le donne en mille : de quel groupe étaient-ils fans (entre autre)…. Metallica ! Sérieux ! Siderurgy, le nom était énorme! Selon un des membres appelé “le York”, « ils forgeaient les notes ».

Nous avons été fans, déjà parce que mon beauf chantait, mais aussi parce que leur musique était pas mal, mais surtout pour l’accent anglo-marseillais qui donnait tellement bien sans parler des constructions syntaxiques improbables ! « I would wish never be born » en est un exemple probant. C’est-à-dire que là, tu t’emballes un peu trop sur les verbes, garde un peu de place pour les autres mots!

Les métallo-gothico-glauquo-symphonico-skizos

J’ai gouté en vrac à un peu de Craddle of Filth… La plupart du temps c’était de force. Soit ma sœur planquait sous mes couvertures de photos de Dany, le chanteur qui se prenait pour un vampire avec ses yeux blanc et du sang coulant de sa bouche. Soit mon premier amour, fan du groupe, m’en faisait écouter. Ma préférée :

Je la trouvais trop sexuelle à l’époque… ça me donnait envie de me faire vampiriser. Faites pas attention, ça devait être mes hormones de Jeune déflorée…

Je ne suis jamais tombée dans le côté totalement dark et pas glucose du métal. C’est pourquoi j’ai adoré Type O negative qui parodiait d’eux-même le côté sombre du métal. Black number one, My girlfriend’s girlfriend, Love you to death… des petites merveilles, et ne parlons même pas des clips qui sont géniaux!

La voix très grave de Peter Steele et sa manière de chanter très articulée, m’a, par la suite, amenée à écouter Paradise Lost ! Mon groupe fétiche ! Mes albums qui tournaient en boucle sur ma chaine à 3 CDs étaient Draconian Times, One Second qui était plus mélodique, et ensuite Host qui s’est carrément barré sur du the Cure ! J’ai arrété le massacre sur Host, bien que moult fois écouté quand même ! Entre temps le chanteur s’est coupé les cheveux et je dois avouer que sa petite coupe courte me donnait envie de le déguster sur place… encore des restes d’hormones de jeune adulte…

A écouter sans modération… Tout l’album dispo pour bosser en toute quiétude!

La voix du mélodique s’ouvre à moi, comme par hasard !

J’écoute et chante sans fin The Gathering et Nightwish. J’arrive même à faire apprécier Nightwish à mon Papa, preuve que les générations peuvent se retrouver autour d’un bon bol de métal symphonique !

En plus, la chanteuse, elle est trop beeeeelle ! La jeune de 17 ans en moi, aspirant à cette beauté froide de la chanteuse gothique aime encore s’exprimer de temps à autre. Quoi de plus sexy qu’une brune, mystérieuse aux lèvres carmin et aux cheveux longs caressant une poitrine enfermée dans un corset ? Désolée, moi, je ne vois pas !

Les Red Hot, Rage Agains the Machine,System of a down, Sepultura, Pantera (à petites doses avec des morceaux bien choisis) ont également bien rythmés mon apprentissage de la musique et m’ont permis de me vriller plus d’une fois les cervicales C3 et C4.

Rammstein, mon Amour ! –Prends-moi, Till, s’il te plait Monsieur

J’ai par la suite fait une pause sur le métal jusqu’à ce que je parte faire mes études en Allemagne et que je me mette à écouter Rammstein avec tous les expat’. Rammstein, c’est un groupe qui me fait vibrer. Quand tu comprends la langue allemande, tu te rends compte de sa richesse et de la poésie de cette langue. Certes, ne viens pas me citer certaines chansons comme Bück Dich (Penche-toi) ou encore Pussy (Petit chat trop mignon). Mutter, Donaukinder, SpielUhr, Stein um Stein sont des exemples de chansons aux textes riches…

De toutes façons, tu ne peux pas critiquer Rammstein en ma présence, parce que Till est un Dieu. Pour l’avoir rencontré en chair et en muscles, cet homme est une masse et ce jour-là, ma culotte fut ruinée ! Hé ! Là, je n’avais plus l’excuse des hormones adolescentes… J’avais 25 ans… voilà, voilà ! J’entends mon Amoureux dire au loin « Mais il est vieux et fatigué Till », mais c’est la jalousie qui parle… faut pas l’écouter… !

Sur scène, c’est un véritable spectacle dont la mise en scène est enviée par Chantal Goya et Dorothée réunies ! Effets pyrotechniques, tableaux travaillés, et morceaux joués au poil ! Certes, il manque un peu la griffe de Pat Le Guen, mais ça le fait quand même.

Rammstein est un des groupes qui n’a pas pris une ride et qui me fera toujours vibrer.

Je pourrais écrire pendant des heures sur tous ces groupes, mais j’ai bientôt plus de papier. Je finirai par cette citation de Megadeth « A tout le monde, A tous mes amis, je vous aime, je dois partir ».

Oh! J’allais oublier de vous faire découvrir ce groupe allemand, ce qui n’enlève rien au talent, bien au contraire, et qui aurait pu accompagner la Poste lors d’une campagne de pub sur les timbres en éditions limités. Je vous laisse sans plus attendre avec Railway et leur célèbre Lick it, Stick it ! Sous vos applaudissements!

La bise mes canetons !

Rond de cuirVous qui prônez des valeurs de respect, d’équité, de transparence, comment se fait-il qu’il résulte de vos actions humiliation et démotivation ?

Ne vous méprenez pas, j’aime travailler, j’aime mon job et je m’épanouis presque dedans. Si seulement nous pouvions supprimer certaines personnes en les dégommant comme au chamboule-tout !

Mais bien sûr, tu sais où me trouver lorsqu’il faut faire rentrer le chiffre, cracher pour que les actionnaires puissent s’enrichir. Après tout, ce n’est pas comme si, moi, j’allais beaucoup en bénéficier de tout ce pognon !

Tu sais mettre la pression, me caresser dans le sens du poil, mettre la pression, me tapoter sur l’épaule, mettre la pression, me claquer ta main sur le visage ! « Bah oui, tu sais, on compte sur toi, il faut absolument que tu livres la cam pour qu’on ait le bonus, bonus, bonus ! »

bo-bo-bonus, alors que revoilà Thierry Beccaro qui vient m’enfoncer la boule noir dans l’derch !

Pourquoi, là, ce soir j’ai envie de chialer de frustration ? Ok, ok, je prends quand même du recul, j’ai déjà craqué une fois pour une boite, on ne m’y reprendra plus ! Mais pourquoi j’ai envie de plonger les nez des « managers » dans une assiette de caca qui serait pas forcément de leur production ?

valeurs entrepriseLors d’évènements internes, où ton gentil patron te fait l’honneur de t’inviter à une soirée, tu t’attends à en ressortir galvanisée, motivée… Certes tu restes assis 3h30 sur des chaises inconfortables, à mâchonner du bullshit en tranches, en bâtonnets ou en sorbet, mais à la fin de cette session de bullshitage, tu vois qu’au bout du tunnel tu as un bon repas qui t’attend avec une soirée disco avec moult alcool à gogo ! Bah oui ! Pour sûr que ça vaut le coup d’attendre et d’ouvrir grands les yeux et les oreilles en affichant un grand sourire en regardant du bullshit en chansons, en films et en lumières.

Tous les jeunes (je me considère encore comme telle, laissez-moi rêver, c’est mon article) – donc je disais, tous les jeunes de ma génération, jeunes actifs commençant à être seniors sur leurs postes ont cette même réflexion : A quoi jouent les « managers » d’entreprise ? Croient-ils vraiment au monde merveilleux plein de valeurs qu’ils dépeignent ? Comment font-ils pour ne pas finir leurs grandes phrases éloquentes par « …… nan j’décoooonne !! »

Une entreprise qui clame des valeurs c’est comme si je disais haut et fort « Hey les mecs, Jacky Sardou est trop bonnass ! ». A qui tu veux faire croire cela ?!? Soyons un peu réalistes, nous sommes de la génération revenue de toutes ces belles histoires sur les entreprises dans lesquelles nos parents passaient toute leur vie et évoluaient.

Cette Entreprise avec un grand « E » dans laquelle le patron était un papa un peu strict et sévère mais qui n’hésitait pas à venir vous taquiner en temps voulu. Vous savez ? Comme dans les morales de fin de dessins animés ou tout le monde finissait par rigoler à grands coups de luettes écarlates ?un patron bedonnant et Monsieur Chombier

« – Alors, Chombier ? C’était moins une sur ce dossier ! Heureusement que vous avez envoyé le fax avant la fermeture ! HAHAHAHAHAHAHA

-Oui, Monsieur le Directeur, fort heureusement ! HAHAHAHAHAHAHAHAHA »

— the End—

Non… maintenant nous sommes conscients que tout bouge, tout change, que nous sommes dans une entreprise pour travailler et en échange on te donne de l’argent, qui s’appelle « salaire », tout est inscrit dans un « contrat » qui est sensé te « protéger » en cas de pépin avec ton employeur.

Master of PuppetsOn revient aux basiques, parce qu’au fil du temps, le bon papa bedonnant et strict est devenu une petite pute de marionnette mue par je ne sais quel maître du jeu aux bras multiples et sans cerveau ni âme. Le pire dans tout cela, c’est qu’on ne peut même pas en vouloir à la marionnette puisqu’elle n’a aucun pouvoir ! Elle fait… c’est tout… elle ne crée rien et ne décide de rien, elle fait !

Nous arrivons maintenant sur un schéma simple où l’humain n’est plus valorisé.

La « ressource humaine » se range dans 3 catégories :

  1. Les ambitieux qui ont des poils entre les dents – à force d’embrasser des culs – (Je me permets, ici, de citer les Bagdad Rodéo pour cette jolie formulation).
  2. Les bons soldats qui trouvent que la sodomie avec un parcmètre et du verre pilé, ça a peut-être du bon, je sais pas, je vais attendre de voir…

« – Oui !! … euh ! J’en ai marre !! Je suis encore parti à 21h, et ça fait 8 ans que j’ai pas eu d’augmentation !

-Mais pourquoi tu ne t’en vas pas ?

-Bah ché pas… J’te laisse, j’ai du boulot… »

3. Les gens qui bossent et qui prennent du recul quand ils ont trop mal à l’anu ! (Petite leçon de rappel : un anu, des anus. Voilà qui est fait. )

Moi je fais partie de la troisième catégorie ! Bah forcément, c’est la meilleure !

Merguez party trop lolAlors j’entends déjà mon ami Cocommuniste me dire « Non ! Erreur !! Les meilleurs c’est la quatrième catégorie que tu as censurée comme une enfoirée de droite ! Cette catégorie regroupe tous les humanistes grilleurs de saucisses et amateurs de rouge qui pique qui actent pour que les mentalités changent »

A cela, je répondrai, Ami cocommuniste, « oui, d’accord ok, mais yen a pas beaucoup des gens comme toi, mon ami et si tu te présentes aux Présidentielles, sache que je voterai pour toi » puis je lui offrirai un thé de mon tiroir pour couper court à tout débat trop long pendant lequel il utiliserait des mots de plus de 3 syllabes ! Non mais parce que pendant qu’il fait chauffer les braises et qu’il pique les merguez, moi j’ai du taf à terminer quoi, merde ! (et hop, on passe en 2è catégorie sans presque s’en rendre compte…).

Grâce à mon ami Cocommuniste, j’espère arriver en catégorie 4 et avoir ma première étoile d’ici la fin de l’année !

Mon ami Cocommuniste, un ami pour un monde meilleur ! Existe aussi en format de poche- Saucisses vendues séparément.

Non mais je déconne, je me moque, mais nous faisons face à un vrai dilemme.

Faut-il continuer à bosser dans des structures non adaptées qui nous balancent des bullshits comme du riz à la sortie de la messe ? Sachant qu’en plus, tu te retrouves une fois sur deux avec du riz dans le slibar…

Faut-il tout casser pour tout construire différemment ? Comment faire ça ? (oui… à part prendre ta carte du parti cocommuniste, biensur !) En vrai ?? Comment reconstruire un modèle d’Entreprise qui donne envie ?

Je ne suis pas là à cracher dans la soupe, ma boite est sympa, du moins, les collègues y sont sympas.

La gestion de l’humain, c’est autre chose… je ne pense pas qu’on soit là pour ça, allez, saute dans le pressoir que j’te saucissonne…crève saucisse

Je vois que d’autres boites sont plus saines, basées sur des valeurs qu’ils n’ont pas besoin d’écrire et de se tatouer sur le cul puisque tout le monde ressent qu’elles sont fondamentalement là dans la manière de travailler au quotidien. Ces boîtes ne courent pas les rues. Si vous avez des noms, je prends !

Je ne referai pas le monde, mais je changerai certainement deux ou trois choses puisque ma bouche ne reste pas fermée et que mon cœur s’exprime avec sincérité.

J’irai ouvrir mon museau et exposer mon ressenti. Je n’obtiendrai rien de palpable, seulement de l’autosatisfaction de n’avoir rien gardé pour moi…

Je finirai sur une définition qui m’a fait rire… quand on pense à nos « managers » sous cet angle de définition, c’est rigolo !

Un cadre : nom masculin désignant une bordure rigide qui entoure du vide. Je vous laisse réfléchir, vous avez 2 heures.

La bises mes ptits magrets, soyez pas trop nerveux, après ça s’en ressent dans nos assiettes!

          Le Grand Méchant Kapital

Et bien mes canards, aujourd’hui je vous propose de découvrir avec moi quelques bons ouvrages à vous procurer de ce pas chez tous vos bons disquaires !

La presse a besoin de vivre, la presse vit pour vous, s’adapte à vos passions et vos besoins, alors délectez-vous, oh oui, délectez-vous!

Je tiens à dédier cet article à tous ces journalistes qui n’arriveront jamais plus à se revendre puisque ces expériences sont marquées à tout jamais sur leur CV. Ces journalistes qui vouent leurs vies à chiner, pêcher, chasser, que dis-je, foire-fouiller les informations des plus précises sur des sujets de société tellement passionnants. Amis journalistes, je vous aime, je vous admire!

Sachez cependant que des formations de reconversion existent… moi je dis ça, je dis rien, vous faîtes comme vous voulez, m’enfin bon, tout de même, pensez à l’avenir… C’est bien beau de vivre de tracteur et d’eau fraîche, mais ça ne nourrit pas son homme…

Sans plus tarder, débutons cette chronique sur quelques trouvailles fantastiques. Venez donc vous repaitre de connaissances mes amis !

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Chronique véhicules en tous genres

les grands trainsJe m’adresse tout d’abord aux plus cheminots d’entre vous. Vous les Hommes, les vrais, avec un grand « h », vous qui envoyez du bois ! N’y a-t-il rien de plus viril qu’un conducteur de train – à part, deux conducteurs de train…- ?

Vous ne m’ôterez pas de l’idée que tout ce qui est lié au réseau ferré à quelque chose de sexuel… oui, oui, sexuel !

Débutons par le magazine sus-nommé Le Train, vous noterez que l’on va droit au but dans ce magazine qui parle de train, pas de détour ! Dans le numéro de cette semaine, nous parlerons des grands trains… hummm les grands trains…voie etroite

A présent bien installés dans vos sièges, je vous emmène du côté du magazine Voie Etroite… Un magazine qui traite de sujets importants tels que les tunnels sombres, les passages difficiles, les terrains escarpés certes, mais praticables.  Vous noterez en bas de cette couv’ qu’un « fuck-us » spécial est fait sur le « train de plaisir »… M’étonnerait pas qu’il y ait un partenariat avec la Fistinière, mais cette hypothèse n’engage que moi, bien entendu !

La Chronique du MellowMan

Afin de rendre hommage à mes amis du groupe MellowMan, sans pour autant payer de copyrights, j’ai décidé de parler un peu de musique.

La musique adoucit les mœurs et qui d’autre que René Lacaille pourrait le souligner le mieux ? La musique et… le rhum !

René LacailleComme le disait si bien René « la mizik est le whum de l’âme et l’accowdéon son instwument mettant en scène les notes de l’Amouw »… On n’est pas encore très clair sur le sens de ses paroles mais on y travaille…

Sacré René ! Toujours là pour accordéoniser qui veut bien sous l’emprise de rhums arrangés à la mode de chez lui. Allez, René, paie ta tournée ma caille ! Tu nous f’rai pas une p’tite reprise du bal masqué ohé ohé décalé catam décalé catam de la compagnie Crémole ?

Et bien, nous sommes loin de l’accordéoniste de Piaf ! Des années de picole pour en arriver à faire la couv’ d’ Accordéon & Accordéonistes, l’apogée d’une carrière, demandez à Yvette, qui, elle aussi, a reçu !yvette horner

Ah le petit vin blaaaaanc, qu’on boit sous nos tonneeeell-euuuh !

La chronique de nos amis les bêbêtes

Il est temps d’aller chercher votre petit dernier et de feuilleter avec lui quelques pages de notre plus bel opus Chats d’amour magazine ! Ce magazine se définit lui-même comme « émotionnel et didactique ». Vous m’en direz tant!

chats d'amour magazineVous y trouverez tout plein de photos de cha-chats tout mignons-mignons rigolos et fripons. Sans oublier des posters de ces petits crapouilloux-choupinoux-minoux-toudoux !

Ce mois-ci, deux posters de chats mignons mais également le témoignage poignant de Maru, chat obèse qui tente de vivre une vie comme Monsieur Chat-tout-le-monde, mais que l’on continue à montrer du coussinet…

Un dossier exclusif sur le chat collant, ou comment épiler son chat à la cire ? Maroufler son minou ? Coller son chat au pied de la cheminée pour une déco top-tendance ?… non, en fait je ne sais pas ce que contient ce dossier exclusif, mais ça a l’air trop bien !

Et enfin, comme la crise est derrière nous et que tout le monde sur terre mange à sa faim, plein d’idées de chatdeaux de Noël ! Soyez certains que dans leur magazine de chats « Humains d’Amour », il n’y a, par contre, aucune rubrique pour qu’ils vous fassent des cadeaux. Premièrement parce que humaindeaux de Noël ne veut strictement rien dire, et deuxièmement parce qu’ils restent des putains d’enfoirés de chats et ne pensent qu’à eux ! Mais bon… ils sont trop mignons alors… c’est pas grave !

La Chronique chasse, pêche et biture

Nous ne pouvions terminer le tour du coin lecture du Bar-tabac Le Balto du Vésinet sans vous présenter quelques perles de lecture pour nos amoureux de la nature.

Tandis que Michel sirote son verre de rouge et que le bureaulier aux cheveux collés de sébum me regarde d’un air louche laissant deviner une excroissance de chair turgescente au niveau de son entre-jambe, je me tourne vers vous, lecteurs, avec quelques exemplaires logés sous mon bras…

 

Truite MagTruite Mag avec une édition spéciale réservoir. Et oui, pour pêcher de la grosse truite, mieux vaut sortir couvert… Ici nous visons plus particulièrement de la grosse truite de seconde catégorie, voyez ? De la truite déjà pêché et remise en service, de la truite un peu usée par la vie, de la truite pêchable à l’épuisette sur les coups de 4h du mat’ au Pacha Club.

La pêche au coupPour compléter vos connaissances, rien de mieux que la revue « Dossier Pêche au coup », qui vous donne toutes les astuces sur les meilleurs coups en terme de truites, morues, rascasses, et autres cagoles sandrées.

Les conseils essentiels en matière d’appâts (Golf TDI, 205 GTI, La Super 5 à Jacky…), les astuces et les conseils sur l’entretien du matos. Tracer et connaitre votre proie est primordial, c’est pourquoi Jean-Claude vous donne quelques ficelles pour mieux « connaitre votre poisson blanc », comme ils disent dans l’milieu d’la pêche à la grosse ainsi que quelques indications sur la carpe et les amours, avec des photos spécial « big fishs »… Les amateurs de gros alevins sauront apprécier les photos à leur juste valeur…

Je profite de cette chronique pour faire de la promo de mon pote Michel dont la boutique est située vers le port de plaisance d’Arcachon. Profitez-en, ça fait 1,50€ la turlutte, prix défiant toute concurrence !Chez Michel Arcachon

Cette chronique est, à présent, terminée.

J’espère vous avoir donné envie d’aller au Balto le plus proche pour vous procurer ces jolis magazines et remplir vos têtes de jolies histoires.

La bise mes canetons.