Archives de mars, 2013

Femmes ! Femmes ! Femmes ! Oui, je plagie et je te crotte !

Bah voilà, y’en a marre ! Marre que l’image de soi nous soit dictée par le Monde.

Cet article va sûrement ressembler à d’autres articles de femelles Femen féministes et fatalement féminines, mais faut bien, que parfois, je laisse mon côté féminin s’exprimer, bordel !

La faute revient à mon ami Camaïeu chez qui je suis allée récemment et dont les jeans étaient taillés pour des femmes sans fesses ni tétons. Je pensais naïvement retrouver le modèle de jean que j’ai acheté 6 mois auparavant avec une coupe parfaite pour les filles qui sont rondes comme moi…

Alors quand je dis ronde, je dis taille 42 tendant vers un 40. Pour vous aider, visualisez une fille du 36. Posez-lui une pompe à vélo où vous voulez. Pompez, pompez, pompez […], pompez ! Uniformément, vous obtenez une Juliette. Ha ! Seul détail, qui a son importance, c’est comme si, une fois gonflée, on m’avait serrée de ses deux mains au niveau de la taille et que l’air serait remonté un peu plus au niveau du poitrail. A quelque chose près, vous visualisez ! N’oubliez pas, bien entendu, de bien refermer le capuchon, afin d’éviter le dégonflement intempestif… En cas d’évacuation trop importante, n’hésitez pas à jouer de la rustine.

Jean CamaïeuEt quand je dis « le jean parfait », je pense à un jean qui préfère avoir tout dedans, plutôt que tout dehors. Voyez ? Rien à voir avec le modèle qui laisse toutes les parties alléchantes de la bête en plein air. Celui qui refuse de contenir faux-filets et autres rumstecks. Celui qui prend soin de ne pas dévoiler votre raie au tout venant au moindre mouvement. Quoi de plus honteux que de se lever en public et de se rendre compte que le monde entier visait votre fessier ? Surtout que… si encore c’était sexy ! Mais là, ça ne l’est pas du tout !! Un vieux bout d’cul qui dépasse d’un jean, c’est visuellement insalubre !

Ainsi cette expérience exaspérante et désespérante m’a fait monter la harissa au nez.

Marre que l’on ne trouve que des vêtements, dans les magasins de prêt-à-porter, pour des filles standards. Avec des seins standards, des fesses standards et des cuisses standards. Quel est ce standard ?

La mode est aux tuniques non-décolletées : sur moi on dirait la charcutière du coin. Un décolleté qui s’ouvre seulement sur le cou, et je ressemble à Maïté. Ma féminité est donc emprisonnée et je n’ai plus qu’à aller préparer des terrines de foie de veau.

La mode est aux jeans tailles basses. Ces jeans qui ont la braguette aussi longue que ton pubis. Quand tu la remontes, tu te dis « déjà ? ». Quand tu regardes jusqu’où il remonte, tu te dis « encore ! », et quand tu jettes un œil dépité à ta faussette fessale, tu te dis « j’ai froid… ». Ce jean qui t’arrive tellement bas sur les hanches, qu’il faut prévoir un haut bouffant pour planquer les parties saillantes (un sac en toile de jute fera l’affaire), au cas où, pardonnez-moi l’idée folle qui va suivre, tu voudrais t’assoir.

Grâce à vous, Ronds de Textile, je me sens dégolasse ! Et pourquoi… Pourquoi ? Je vous le demande ! Et bien je suis sur le point de vous dévoiler la raison de tant de haine envers les Mères Dodues !

Quand on vous dit « femme fatale », qui pense à Kate Moss, Paris Hilton ou Keira Nighley ?

Qui ne penserait pas à Marilyn Monroe, Monica Bellucci, ou Cindy Crawford ?

Moi je pense que le monde a peur des rondes. Peur de notre pouvoir. Peur de ce que l’on dégage. (et peur qu’on le mange aussi… un peu… parfois…). La femme ronde qui s’assume a le monde à ses pieds (et fait souvent de la rétention d’eau, il faut donc lui masser les jambons). La femme ronde qui s’assume évoque sensualité, délicatesse, confort (bah, si, si, on est hyper confortables), et envie. La femme pulpeuse donne envie de la secouer, pour pas qu’la pulpe reste en bas, d’aucuns diront.

Lizzie MillerNous sommes la femme, la mère, dont les hommes rêvent.

Nous sommes le pouf, le canapé confortable dont les autres femmes rêvent.

Alors soit ! Si Camaïeu ne veut pas nous mettre en valeur, nous irons ailleurs ! (Si vous avez des adresses autres qu’Armand Thiery, je suis preneuse !). Si le port du jean ne nous sied pas, nous porterons des robes, des bustiers, des jarretelles, des corsets… Nous redoublerons d’efforts pour montrer que nous sommes la femme avec un grand Q !

Brisons les codes, craquons les pantalons trop serrés dont les tailles sont mises arbitrairement ! Si tu ne rentres pas dans un 42, c’est parce que la vendeuse a suivi des instructions très simples et très très méchantes dont voici les détails…

Le stock reçu en magasin ne contient que deux tailles : 36 et 38. Il y a 3 fois plus de fringues en 38, parce que un tiers est étiqueté en 38, et les deux autres en 40 et 42. OUI !! Je dénonce ces opérations sournoises !! et Ouiiii, tu viens de bloquer sur mon énoncé digne d’un problème de maths de 4è!

Méfie-toi, Plantureuse créature, par ces plans machiavéliques le monde veut que tu te forces à rentrer dans ce 42 pour qu’en finalité tu perdes ton pouvoir, car tu feras du 38 ! Oui !! Tu seras alors rangeable dans le tiroir « standard » et ta vie sera morne, sèche et fade…

Que seraient les danseuses du ventre, sans ventre ?JP

Que serait la branlette espagnole, sans… espagnole ? (?!!??)

Que serait la vie sans le gras ?

Que seraient les maigres sans prothèses PIP ?

Que serait Noël sans ma mère ?

Autant de questions qui vous donnent à réfléchir ! Les fesses, les cuisses, les seins, ça donne faim !

Et n’allez pas associer la rondeur au fait que nous mangeons mal ! Bon nombre de mes compatriotes sont dans le même cas que moi, une vie saine, du sport, et pourtant, l’enrobage est toujours là ! Nous aimons la vie, la vie nous aime en retour et nous donne plus que nous n’avons besoin alors, nous exposons le surplus ! Nous en faisons profiter le monde ! Nous sommes généreuses, nous partageons, nous montrons. Quand nous dansons, tout danse avec nous ! Quand nous interpellons quelqu’un d’un geste du bras, tout notre corps vous réclame ! Quand nous imitons Shakira, l’onde de choc de nos émotions vous terrasse. Toute cette puissance vous effraie et vous fascine ! Vous en devenez accros. Vous en voulez toujours plus ! Petit à petit, vous osez clamer votre admiration pour ces corps généreux !

Christina Hendricks lingerieAlors, toi, le Monde, je te demande de ne plus te voiler la face et de nous aider à nous révéler ! Intègre-nous dans ton paysage, redonne-nous notre place de muse ! Fais de Christina Hendricks, notre Sainte Mère. Nous sommes des Déesses et tu te dois de le savoir !

(et dis aussi à Camaïeu de faire des jeans avec des vraies coupes… steuplé…)

Des bisous dans ton cou.

Ju.

Ha ! L’hiver n’aura pas raison de moi ! Bien au contraire, je suis dans une forme olympique et multiplie les sorties afin d’aller dénicher du lol, débusquer des drôleries, chasser des cocasseries, chiner quelques Roucasseries tout en avalant du rire à m’en faire péter la panse !

Je suis allée le 13 Mars dernier à l’Olympia pour découvrir Monsieur Eddie Izzard sur scène en français. Point la peine de dire que cet homme-là est plus que reconnu et adulé par le public français. Point la peine non plus de dire que nous nous sommes régalés et n’avons vu le temps passer.

Yacine BelhousseLa première partie fut animée justement et drôlement par Yacine Belhousse, un talent découvert par le Jamel Comedy Club mais qui a fait son chemin. Ya pas de doute, le Jamel Comedy Club est un superbe tremplin pour les comédiens !

Découvrir Yacine sur la scène de l’Olympia était un vrai cadeau. Une superbe première partie, je n’avais pas envie qu’il parte ! Il a commencé par parler de son premier voyage en Allemagne. Vous qui me connaissez, ce sketch m’a forcément fait rire et m’a rappelé des souvenirs ! C’est pas tous les jours qu’un être humain ose avouer qu’il a pris allemand LV1 … Croyez-moi, je pense qu’il a du faire un long travail sur lui avant de pouvoir en parler publiquement. Yacine enchaine les sketchs, les situations. Il use de quelques bruitages et mimes et on se sent directement transporté dans son décor. Ça fait flipper ce qu’il a dans la tête, mais c’est génial ! C’est un bordel là-dedans !! Il part en sucette mais ne te perd jamais. J’avais l’impression de passer la soirée avec un pote toujours prêt à raconter des conneries, s’enfonçant peu à peu dans des histoires farfelues.  Il a un univers totalement loufoque et l’on sent beaucoup de sincérité et de tendresse dans ses histoires…

Wahoo, je ne sais pas à quel stade de mon cycle je suis, moi, mais dis donc, cette phrase est pleine d’hormones ! Il va falloir que j’aille passer mon rétrocontrôle technique, j’ai le niveau d’huile trop haut, là!

J’ai donc couru chez mon marchand de journaux (Ça, c’était pour acheter le dernier exemplaire de Chats d’amour magazine – souvenez-vous… http://wp.me/s2VaS8-313), et puis sur le site du théâtre de dix heures, où il joue en ce moment, pour prendre des places pour aller le voir fin Mars. En attendant, je l’ai également vu lors du Melting Pot Comedy show qui a lieu dans ce même théâtre.

Belle transition. Belle transition ! Ouai, ça va, j’me débrouille…

Sebastian MarxLa melting pot comedy night, what a revolution in my culotte! Le concept est simple, on se la fait American way, j’avais l’impression d’être à New York ! Un comédien-présentateur conte quelques anecdotes  et annonce les uns après les autres d’autres comédiens, tout cela en anglais. Dans le rôle du coquin-entremetteur, le magnifique, charmant et choupinou Sebastian Marx. Un naturel, une aisance, et un charme immédiat ! Cet homme-là te vend l’American dream et te donne l’impression que le stand up, c’est simple, fluide, chaleureux et plein d’amour !(Perso, j’étais comme assise dans un grand canapé en cuir, un chocolat chaud à la main, une musique jazzy en fond – sûrement un poulet jazzy d’Eddie Izzard…)

Ces comédiens de tous pays montent sur scène avec leurs accents, leurs difficultés dans la langue anglaise et leurs humours empreints de leurs cultures et ont tous le même point commun : la France.

Corneliu dans sa période de recherches en capillarité...

Corneliu dans sa période de recherches en capillarité…

Totalement barré!

Totalement barré!

Spéciale ovation pour le comédien Roumain, aka Corneliu Dragomirescu, j’ai galéré pour retenir son nom… désolée, j’ai déjà du mal avec celui de mon beau-frère Serbe ! Corneliu possède ce flegme slave et cet humour pince-sans-rire que j’aime tant! Un coup de cœur pour l’Italien (qui est français, on a bien vu qu’il n’avait pas vraiment d’accent !), David Smadja. Ce mec est complètement barré, génial, et naturel dans son jeu ! Il va jusqu’au bout de ces délires sans trop en faire. Belle justesse de jeu…

En bref, il est vraiment touchant et marrant de voir notre pays à travers leurs yeux. Ces choses dont l’on se moque de français à français sont mises en avant avec tellement de talent et de piquant par ces artistes internationaux qu’elles en prennent encore plus de saveur.

Je pense aussi que c’est un véritable challenge que de jouer dans une langue étrangère à la sienne. Un travail super intéressant pour eux et super appétissant pour nous. Toutes ces sonorités que l’on déguste une à une comme de croustillantes miettes de croissant !

Vous aurez noté que le champ lexical de la bouffe a été utilisé plus que de raison. Que voulez-vous ? Les français vivent pour manger, je ne suis pas une exception à la règle ! Tout ce qui est bien, est bon. Tout ce qui est bon, se mange. Ce spectacle était bien bon, j’en reprendrai bien!

Courrez vite les applaudir tous les lundis, car ils en valent vraiment la peine ! Ça m’a fait du bien dans mon corps de voir autant de talents en une soirée!

Ouvrez-vous à l’auto-dérision, ça picote, mais ça fait du bien !Melting Pot Comedy Night

Pour résumer : Prenez vos places, vous ne le regretterez pas. Je suis, moi-même encore plus débile que d’habitude depuis que je les ai vus sur scène ! Un bonheur a effet prolongé.

Prenez vos billets, mes canards. Prenez-les!

Suivez leur actualité, soutenez leurs projets artistiques! Vive leurs talents!

http://www.sebmarx.com/sebmarx.com/Welcome.html

http://www.yacinebelhousse.fr/

http://www.theatrededixheures.fr/

http://expatsparis.squarespace.com/

– Le nom de famille d’Yvette Horner vient-il de la racine anglaise « horn » qui donne « horny » (excitée et chaude comme la baise) ?

– Pensez-vous que l’inventeur du Nutella était de la même famille que celui du Kinder Surprise ?Kinder Nutella

Pat Le Guen offrant des fleurs à Dorothée avant de lui proposer une scène à mater d'amateurs... Y sait y faire le Pat le Guen! Y sait y faire...

Pat Le Guen, l’objectif lubrique avant un débaroulage certain… Réalité ou mascarade?

– Les coccinelles font-elles vraiment pipi sur nos mains quand nous les gardons trop longtemps sur nous ?

– Dorothée s’est-elle faite débaroulée par Pat le Guen ?

– Comment font les borbophobes* vers 11h30 ? Ont-ils peur d’eux-mêmes ?

– Combien d’insectes sont-ils cuits et broyés dans les usines à confiture ?

– Les poils pubiens reviendront-ils à la mode ?

– Le choc toxique lié au tampon existe-t-il ou est-ce une machination pour obliger les plus sales d’entre nous à se changer régulièrement ?

– Pourquoi le piercing nasal n’est maintenant pratiqué qu’en Province tout comme la frange effilée ? Y-a-t-il un décret qui oblige les piercés du nez à partir vivre à Lisieux ?

Scarlett Johansson vient de Lisieux, Mesdames et Messieurs...

Scarlett Johansson vient de Lisieux, Mesdames et Messieurs…

– Quand on mange du charbon pour réguler l’aérophagie, où partent les gaz ? Se solidifient-ils ?
– Etre en couple, n’est-ce pas tout simplement un moyen de justifier son alcoolisme en ayant un partenaire à domicile toujours partant pour prendre l’apéro ?

Allez, fiens, fiens... on est gut, gut, gut!

Allez, fiens, fiens… on est gut, gut, gut!

– Le petit garçon sur les paquets de Kinder Surprise n’était-il pas mannequin-propagande pendant les années de la Grande Allemagne ?

– Trouvez-vous les canards trop mignons ? (non, parce que moi, si !!! A mort !!)

– Ne pensez-vous pas que les tétons sur les hommes sont trop ridicules ? Pire, ne trouvez-vous pas risible et méprisable qu’un chat mâle ait huit mamelles qui ne lui servent strictement à rien ?

– Est-ce qu’on avale les mauvaises odeurs ?

tu surjoues, Michel!

Quitte cet homme, Jacqueline!C'est pas beau de dénoncer...

Si vous avez les réponses à ces questions, contactez-moi, j’ai besoin… s’il vous plait…
L’œillade gentille – Kind regards,
Ju.
*borbophobie : peur des gargouillements

Je fus une dortmundoise, petit filou !  http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0e/De-Dortmund.ogg

Je vois déjà vos sourcils français se froncer ! Mais où se trouve Dortmund? Que diable es-tu allée faire dans cette galère ? Rodrigue a-t-il du cœur ? Reprendras-tu de la salade ? Et la reine de toutes les questions, die Königin auf alle Fragen : Pourquoi ? Warum ?

Et bien, calmez-vous, mes amis, je m’en vais vous compter comment je suis tombée amoureuse de l’Allemagne.

Tout commença en CM1, à 9 ans. Dorothée, une charmante grande allemande brune aux longues jupes et aux chaussures en toile sus-renommées par mes compères et moi-même « pue-pieds » nous donna goût à cette langue ! Elle fut chargée pendant 2 ans de nous apprendre des chansons et quelques rudiments de cette jolie langue gutturale. Je fus même l’héroïne du spectacle de fin d’année à la kermesse de Paul Eluard et entonnai la chanson « Party, Heute ist Party !», une chanson sur une jeune coquine organisant une méga teuf pendant que ses darons se barrent au ciné ! Quelle friponne ! Was für eine Friponne ! Je me revois sur scène, du haut de mes 9 ans, moulée dans un caleçon long aux imprimés bleus improbables, avec ma queue-de-cheval et mon début de calvitie… Oui, calvitie ! Rigolez-pas, merde ! Pendant un moment je portais tout le temps des queues-de-cheval très serrées, tellement serrées que j’ai commencé à perdre mes cheveux sur le devant… méfiez-vous des chouchoux… méfiez-vous… saloperies, va ! Imaginez Père Fourras en train de chanter en allemand…

Après avoir découvert le monde merveilleux « Kinderland » (le monde des enfants) de Tina und Flori avec leur ami Robot Bim, après avoir chanté à tue-tête les chansons à texte « eins, zwei, drei, zimzalabim » (1, 2, 3, zimzalabim – le « abracadabra » allemand), « ich habe Hunger, Hunger, Hunger, habe Durst, wo sind die Cola, sind die Würste ? » (J’ai faim, faim, faim, j’ai soif. Où sont le coca et les saucisses ?), ou encore la chanson de Bummi, l’ours en peluche, ma persévérance dans l’apprentissage de cette langue fut une évidence !

Les contes musicaux que nous faisait découvrir Dorothée nous faisaient voyager dans nos petites têtes d’enfant. Nous étions loin des clichés comme quoi, certains allemands avaient de jolies lampes dans leur salon…voyez ? http://youtu.be/MnyrzUR5A0c?t=13s

Hallo FreundeLorsque ma mère me proposa de prendre allemand 1ère langue au collège, je ne pus que me réjouir ! Mes deux compères de toujours, Filochard et Krokignol me suivirent dans cette magnifique aventure. Les cours d’allemand avec Madame Desfêtes (et non « Défaite », ça la foutait mal, pour une prof d’allemand…) étaient haut en couleur. Elle avait toujours une petite anecdote à nous raconter, qu’elle nous contait en rabattant les deux pans de son gilet l’un sur l’autre : « Je vais vous raconter une petite anecdoooote ». Nous découvrîmes les aventures de Udo Waldmann et de sa sœur Brigitte qui avait une amie Karine dans les fascicules « Hallo Freunde ». Premier cours d’allemand, premier dialogue, je m’en souviens comme si c’était hier :

« Udo Waldmann, ja… Moment… Brigitte!! Telefon !! Es ist schon wieder deine Freundin Karine !»

Capitaine Burracho dealeur de putes mecs

Capitaine Burracho, dealeur de putes mecs en Rhénanie Soviétique

Séquence-émotion poignante puisque nous découvrions Udo Waldmann, un ado allemand blond -puisqu’allemand-, décrochant le combiné de téléphone filaire (à l’époque les GSM intelligents n’existaient pas) : «Udo Waldmann, oui, un moment je vous prie… Brigitte, téléphone !! C’est encore ta connasse de copine Karine !! ». Au fil de leurs aventures, nous découvrions le vieux loup de mer à moitié bourré qui veut embarquer Udo dans une cale de cargot sale pour Valpareso, afin de le revendre sur le marché d’la pute mec.

A côté de ça, Brigitte, avec son prénom pourri, tombe dans la dope et la luxure accompagnée de sa copine Karine puisqu’elles sortent tous les soirs à la « Fabrik », boîte en vogue en RDA.

Leur tante préférée, Tante Emma, noie son chagrin dans le Schnapps et la Schlagsahne (crème fouettée) jusqu’à en devenir obèse. Je me souviens d’un chapitre où elle quittait son domicile et oubliait ses cachetons… Ich habe die Tabletten vergessen…Oui bah vas y mollo sur l’prozac, Tante Emma…

Ces livres nous ont dépeint la décadence de la société allemande et ont attisé ma passion pour ce peuple.

Les années lycées furent ponctuées de rencontres avec nos correspondants allemands trop rigolos ! Nous rencontrâmes Uli (Ulrich), le beau gosse que toutes les françaises rêvaient d’embrasser sur la bouche. Il n’avait d’yeux que pour moi, la Juliette qui fait rire, même en allemand ! La correspondante de Krokignol s’appelait Franziska Strasser. C’était une petite bonne femme aux cheveux rouges, fan du film Lola rennt (Cours, Lola !) qui parlait parfaitement le français. Nous la surnommâmes « Franziska Brel »… Notre hommage au chanteur à moustache, elle adorait ça !

La musique allemande accompagnait nos vies. On aimait regarder les chaines Viva et Viva Zwei car leurs présentateurs étaient vraiment classes, drôles avec des looks improbables et assumés ! Tandis que la France avait Charlie et Lulu, animateurs mités et has been de la seule émission de « musique » de l’époque. La Grande Allemagne avait Niels Ruf et son émission Kamikaze, une sorte de Michael Youn dans ses années Morning Live, mais en plus beau gosse et plus WTF !

Ah ! Que de soupirs en pensant à leurs chanteurs à l’eau de rose, on adorait, parce qu’on les trouvait 100 fois plus kitchs que les nôtres !

Christian Wunderlich et sa machoire inférieureIls avaient Christian Wunderlich. Le nom de ce mec est une blague ! Christian Fantastique ! Sans déconner !! Un blondinet prognathe tout maig’ qui surjouait le beau gosse dans des clips plein de clichés. Il piquait la meuf black d’un caïd de la drogue des cartels de noirs latinos d’Allemagne de l’Est. Que même à la fin du clip sa meuf s’interpose entre son ex et Christian Fantastique et elle meurt d’un trou de balle sous la pluie! Putain qu’c’était beau ! In Heaven with You… ouaich ma gueule, ça c’était du texte!!

Purée!! Je sors ce clip du grenier… Oli P avec “Flugzeug im Bauch »… «(littéralement: un avion dans le ventre)… va falloir manger des fibres, gars ! Un magnifique duo digne des meilleures chansons des années 90. Avé des chœurs et des effets de voix à la Ophélaï no soucaï… A écouter, vraiment si vous avez la foi… http://youtu.be/KPP4Rqt8waw

Mais c’est aussi grâce aux chaines musicales allemandes que j’ai découvert de bons vrais groupes, parce qu’ils avaient les sorties des derniers albums avant la France, et ça, c’était bonnard!

Petit coup de cœur pour Die Ärzte (les médecins) qui chantaient Männer sind Schweine (les hommes sont des porcs).

Et surtout, Big Up à Guanos Apes!!

 

TO BE CONTINUED —- NOUS N’AFONS PAS TIT NOTRE TERNIER MOT, ACH! ——- Part 2 à venir

Pour information, mes canards, les anecdotes qui seront relatées dans cette chronique sont arrivées à des gens très très proches de moi.

Ex : « Bonjour Monsieur le pharmacien, je voudrai une crème pour les hémorroïdes, s’il vous plait… C’est pas pour moi, c’est pour ma sœur… Voilà… Voilà… Bisous»

Le moment où tu n’oses pas faire répéter la question/

alors, dîtes-moi ma p'tite Juliette: "Est-ce que khoigjkjdrieprjfe?"

alors, dîtes-moi ma p’tite Juliette: « Est-ce que khoigjkjdrieprjfe? »

Tu es chez ton médecin de famille et il te pose des questions, mais comme tu n’as pas compris ce qu’il dit dans sa barbe, tu essaies de répondre quand même en captant ses expressions faciales… « oui… » merde, il fronce les sourcils… « Euh, enfin, non… » Ah… son visage s’adoucit… mais rajoute quand même une nuance dans tes propos, on sait jamais des fois qu’il t’ait demandé si t’aimais sentir ton caca… « Parfois, ça m’arrive… » ouf… il a l’air d’être satisfait, le doc !

LOL ta blague sur les menstruations!

LOL ta blague sur les menstruations!

Cela me rappelle une anecdote d’une copine de lycée, qui lors de sa visite médicale avec la vieille infirmière de notre institut catholique, répondit par « Bah… je suis grande, je mesure 1m93 et je pèse 70 kilos » à la question « vos menstruations se passent-elles bien ? ».

Le moment de ton premier entretien d’embauche/

Joli petit tailleur jupe, chemise blanche. Tiens! ça fait longtemps que tu l’as pas portée celle-là, elle est un tantinet serrée…

Et hop, premier moment gênant sur le trajet : se rendre compte, après être rentrée dans le bus que si le chauffeur me souriait, bavait et saignait du nez, tout ça en même temps, c’était parce que le bouton de ma chemise avait sauté… C’est fini, John, je ne tiendrai plus longtemps… continue sans moi, ils beaucoup trop forts… C’était pas ma guerre !! Et là, pop, le bouton… et bim, les boobs dehors !

Second moment de solitude. Stress. Entretien d’embauche à 10h. Il est 9h15. Tes intestins sont prêts à te lâcher à tout instant. Tu essaies de te repérer dans la Défense… Après avoir croisé deux ou trois énergumènes effrayants parmi des centaines de gens à moitié morts dans leurs costumes, le sang aspiré par le Grand Kapital, tu comprends pourquoi ça s’appelle la défense

Tu arrives enfin à te repérer, la tour IBM est à quelques mètres. A ce moment-là, tu ne te poses même pas la question de savoir si tu veux ce job, puisque tu crèves la dalle et que s’il le fallait tu vendrais même ta mère à Captain Igloo pour en faire des batonnets! Tu descends dans un petit souterrain jusqu’à la tour IBM, et là, crac, pire qu’un impact de la taille d’une pièce de 2 euros, tu viens de péter ton talon. Méga moment de solitude.

schéma explicatif d'une chaussure sans talonBon alors, comme tu es toujours calme et placide dans ce genre de situation, tu repères un spot discret où t’asseoir – juste devant l’entrée de la tour – et … tu chiales. Mais pas genre des petits pleurs ridicules… tu chiales correctement! Puis, la vie fait que, dans ces situations-là, la seule personne qui peut (com)prendre est ta mère, alors tu lui téléphones. Il est fort évident que de là où elle est, elle ne peut strictement rien faire. En effet, elle ne va pas apparaitre avec Olivier de chez Carglass pour te colmater ton merdier ! Donc tu continues à chialer. Puis tu exploses de rire. Quoi de mieux qu’un talon pété pour briser la glace ? Je ne sais pas si c’est réconfortant, mais c’est le seul argument de ma mère que j’ai retenu ce jour-là.

Myope des yeuxPour visualiser un instant, je vais t’aider, mon canard. As-tu déjà vu une bottine dont le talon est cassé ? Très simple. La chaussure à la forme d’un Z pour ainsi dire. Sans le talon, elle devient stérile. Impossible donc de poser ton pied à plat, puisque ta chaussure se prend pour la cicatrice de Harry Potter, une sorte de zig-zag. Ainsi lorsque tu poses ton pied par terre, la pointe de ta chaussure remonte indubitablement, telle une vieille Santiag de Dick Rivers. Ce jour-là donc, je ressemblais à Christian Clavier dans le Père Noel est une ordure… myope des yeux, myope du cœur et myope du cul !! Voilà ce que j’avais envie de crier !

Pas la peine de faire comme dans la pub mentos ! Tu auras l’air deux fois plus conne… Cela dit, ça peut te faire passer dans le quota Cotorep… piste à étudier lors de mon prochain entretien…

Inutile de vous dire que je n’obtins pas le poste. Tout fut de la faute de mes godasses, rien à voir avec mes compétences.

Après cette anecdote, il est temps d’aller coucher nos fidèles amis les hommes. Mesdames, allez-y, bordez-les, car il ne faut pas qu’ils puissent lire la suite. Ces petites créatures fragiles, faibles et velues pourraient être choquées par les propos qui vont suivre. Cela pourrait également leur révéler que, nous aussi, on chie (entre autre).

Soirée en tête à tête avec ta target/

Trop bien, René t’a rappelée après la soirée de Josiane et t’a proposé d’aller boire un verre ! Enchantée, tu t’es épilée la moustache et tu as mis ta plus belle culotte Tex. Te voilà fin prête pour aller envoûter René et le ramener dans ta tanière de belette. Ta jupe plissée l’est toujours plus que la peau de tes cuisses et ta gaine quasi-invisible donnera le change pour ne pas qu’il te confonde avec un salami…

Rendez-vous au Galway, un pub Irlandais tenu par des Kurdes à St Michel. Une ambiance de dingue, l’alcool coule à flots. Tu bois une pinte, deux pintes, trois pintes, des shots… L’alcool aidant, tu sais que tes yeux se font la gueule mais de toute façon, c’est plus tes yeux que René regarde ! Finalement, le pub ferme ses portes et toi… tu ramènes René dans ton 8 mètres carré, avec chiottes sur le palier. L’affaire se fait tant bien que mal et vient le moment de s’endormir… C’est à ce moment précis que commence vraiment la soirée… pour les gaz dans ton ventre… les gaz, les enzymes et leurs potes les levures de la bièèèère ! De la porte de sortie, on peut entendre le vacarme de leur musique. Les vigiles de la sortie peinent à les maintenir à l’intérieur. Nous ne tiendrons pas longtemps… Fuyez tant qu’il est temps! Petit à petit, les remous s’intensifient et ne cesseront que lorsque René rentrera chez lui et que tu auras tiré la languette de ton flamby. En effet, ce rythme qui t’entraine jusqu’au bout de la nuit, réveille en toi un tourbillon d’un vent de folie ! Début de Soirée en parlait à l’époque… mais personne n’avait saisi le vrai sens de la chanson… personne sauf moi…enfin… Jacqueline qui m’a raconté cette anecdote !une chanson sur l'aerophagie nocturne

Le pire, et ça, gardez-le pour vous, c’est lorsque Jacqueline se fait réveiller par ses « propres » déflagrations … « Pah ! »… S’endormir en serrant les fesses et se réveiller en sursaut parce que son « propre » anu a décidé de vous trahir et a laissé passer l’ennemi dans une déflagration digne d’un lance-roquette, dans notre cas, un « lance-croquette ».

Ce message s’adresse à Jacqueline, mais pas seulement! Mesdames, vous qui connaissez également ce soucis, séchez vos larmes (et changez vos draps, pour l’amour du ciel !). J’ai une solution à vous proposer ! Cette méthode a été testée et approuvée et a un taux de réussite de 99,99%. Il faut absolument suivre toutes les instructions de la manière la plus précise qu’il soit, si vous ne voulez pas que le 0,01% pointe le bout d’son gros nez sale et ruine votre idylle naissante et vot’ fond d’culotte.

La technique se résume en trois mots-clefs vitaux : ‘carte le cul !

Bruno Salomone* en parle d’un ton moqueur en la faisant passer pour une plaisanterie, mais il n’en est rien. La voici décrite en toute simplicité.

Lorsque René se couche sur le flan – le côté de son corps, pas vous – et commence à ronfler, munissez-vous de vos deux mains. Après avoir posé chaque main sur une fesse et ce, dans un élan synchrone, ‘cartez les parties fessales de vous-mêmes. Ainsi le vent se faufile discrètement comme une brise d’été dans les rues de Bombay , évitant toute vibration parasite. Répétez l’exercice, autant que nécessaire. Si, jusqu’ici certains hommes ont continué la lecture, je vous invite à NE PAS tenter cette technique, car la présence capillaire abondante dans cette zone volcanique pourrait jouer en votre défaveur en émettant un son et non un silence. Vous gouterez ainsi au revers de la médaille ou « piège du harpiste », puisqu’un joli poil bien tendu peut aisément reproduire le son d’un La, Mi, Ré mineur ou pour les plus chanceux, Fa majeur. Alors Messieurs, ne songez pas à nous voler notre technique, vous n’avez qu’une chance sur 8 000 de tomber sur une compagne ayant une attirance pour ces pratiques mélomanales. Pirates !

une technique discrète qui vous sauvera la nuit!

* la Star Ecole du Rire