Archives de octobre, 2013

Bon, voilà, ce n’est un secret pour personne, dans la vie, moi, je suis une kônassss !

J’aimerais tout de même revenir sur la définition de la kônassss qui est loin d’être proche de la connasse. Rien que par cette phrase, vous commencez à percevoir la nuance.

Lors d’un précédent billet sur les insultes, je me permettais de vous éduquer peu à peu à cette notion. Mais aujourd’hui, j’ai voulu aller plus loin dans l’analyse afin de vous sortir de ce marasme culturel dans lequel vous errez depuis maintenant trop longtemps.

Comme je trouve ça génial de me citer, je vais donc le faire : « La connasse, prononcée « kônassss » c’est souvent moi. C’est la nana qui parle trop vite, ou qui pose des questions cons, la gentille conne en quelque sorte. » (Les insultes) Vous trouverez tout de même cela cocasse puisqu’au final je me cite tout le temps, puisque c’est moi qui écrit mon propre blog, n’était-il point rigolol?… voilà, voilà…

Au fil du billet, vous allez voir votre ignorance s’effacer peu à peu, un peu comme si le citron de ma connaissance dissolvait la plaque dentaire de votre ignorance… voyez ?

Ce terme apparut dans ma vie, un mârdi. Lorsqu’un ami professeur de lycée me raconta une bien jolie anecdote. Il convoqua un jour une grosse Mama africaine avec sa fille afin de discuter du comportement de celle-ci. Elle ne faisait que sécher les cours. Alors que mon ami le professeur exposait les faits à la grosse Mama, celle-ci l’interrompit, en se retournant vers sa fille. Elle la regarda et lui balança sa main large et ferme au travers de la tronche et lui lança avec son accent Africain : « Kônassss ! Tu vas finir à la DDASS !!! ». Cette expression était née. C’était beau, c’était la direction que je voulais donner à ma vie !

Le mot kônassss s’utilise donc souvent avec l’accent Africain en se tapant le front du plat de la main. Une sorte de « d’oh ! » d’Homer Simpson.

Alors, voilà, je suis une kônassss.

Je suis une kônassss parce qu’à chaque fois que mon mec me demande pourquoi je suis chiante, je lui réponds d’un air méprisant, d’un air de dire « tu lis la presse ou bien ?! » : « je suis chiante parce que je vais avoir mes règles !! ». Comme si le fait de devancer la remarque faisait que je prenais le contrôle de la situation, voire je légitimais le fait d’être une kônassss !

C’est normal que je sois une vraie morue dessalée, j’ai le droit, j’ai l’immunité ! Le totem de la kônassserie ! Finalement, quand je réponds ça, je devrais tout aussi bien faire le raccourci suivant :

–          Pourquoi t’es chiante, là ?

–          Parce que je vais avoir mes règles !!  suis une kônassss pardis, mon chéri, tu le sais bien, mon Amour !

Je suis une kônassss également parce que quand j’ai ma collègue que je peux pas blairer qui m’envoie un email me demandant des informations que j’ai déjà envoyées y’a 3 jours de cela, je renvoie un mail bien assaisonné aux tessons de bouteille pour lui dire que j’ai déjà envoyé ces informations, « merci de lire tes emails »… pour me rendre compte que dans l’email, il manquait justement cette information… ← kônassss ! C’est comme si je prenais mon nez avec mes petits doigts et que je le fourrais directement dans mon caca…

Aparté sur la formulation « Merci de… », à laquelle j’ai envie de répondre « Merde, si ! ». Cette expression, que j’exècre, rassemble mépris, totalitarisme et défécation dans ta bouche. J’ai horreur de cette façon de donner des ordres sous couvert de politesse !

Ex : Nestor, merci de nettoyer ma caisse à caca avec votre langue !

C’est pour cela que je n’utilise cette expression qu’avec parcimonie lorsque je réponds aux sacs-à-purins qui me l’ont adressé, sorte de technique « miroir magique ». On trouve également la technique « j’me fous d’ta gueule » en répondant à la demande suivante « Merci de me faire parvenir le document asap » par cette phrase polie et efficace : « S’il te plait de bien vouloir trouver le document demandé ». Tu peux toujours finir par la formulation ChantalGoyesque « Bien à toi » qui ne veut absolument rien dire mais qui est tout aussi foutagedegueulesque. Bien à toi et mieux à moi parce que moi mieux.

Je suis une kônassss parce que la dernière fois j’ai appelé mon boss pour lui dire que je ne pourrais pas venir au bureau parce que ma serrure était cassée. La clé tournait dans la serrure mais ne fermait pas la porte. J’ai donc appelé mon assurance qui a contacté un serrurier qui m’a appelée. Lorsque celui-ci m’a demandé d’aller voir la marque de la serrure qui se trouvait sur la clé, je me suis rendue compte que je n’avais pas mis la bonne clé dans la serrure… mais je n’ai rien dit… j’ai simplement pris mon air de Jean Lefebvre et ai dit « Oh… attendez Monsieur le serrurier… j’ai l’impression que ma clé fonctionne de nouveau… hum…. C’est vraiment bizarre… ! Ne raccrochez pas, je fais quand même deux essais pour être sûre… ! » J’ai tout de même conclu la conversation par cette blagounette très Meurinienne (Meurine) dans un gloussement dindal « Hihihih c’est parce que vous avez appelé que ça remarche » LOLILOOOOOOL  kônassss !!!

Une situation de kônassss très rapide. Tu croises quelqu’un que tu connais dans la rue. Cette personne ne te reconnait pas mais te répond quand même. Tu le vois dans ses yeux qu’elle ne sait pas qui tu es. Mais pourtant, tu l’entends lancer un « ça va ? » alors que tu continues à marcher, tu réponds sans te retourner « Ouaiiii, tranquille! Et toi ? », tout en te rendant compte qu’une voix masculine lui répond « Ouai, mec, c’était cool hier soir !! blablabla »… y’avait un mec derrière toi qui lui fait un check…  kônassss ! Non mais sérieux, ça donne envie de chanter du Laura Pausini ! La solitudineeee!

Dans le même style, on te présente quelqu’un et cette personne est asiatique. Et bah tu peux être sûr que dans les 5 minutes qui suivent, si le contact passe bien, je vais me mettre à parler avec l’accent asiatique ! Du coup, tu passes pour une grosse racho, alors qu’en fait, ça n’est pas du tout ton cas, tu es juste une kônassss ! ça marche aussi avec l’accent du Nord, l’accent du Sud, ou l’accent crwéole ! Tu es juste une sacrée kônassss !

Un jour je fus invitée à la projection privée d’un pilote d’une websérie très sympa (Les Expats, avec mes copains Corneliu, Sebastian et Pierre), et alors que je sirotais une coupette de Champ’, je me suis mise à discuter avec l’une des comédiennes de la série que j’avais trouvé bonne dans son rôle. Je lui ai lancé un : «  Tu joues hyper bien la connasse ! » et elle m’a simplement répondu hyper hautaine, en s’étouffant avec son petit four au chèvre… « Euh… mais mon personnage n’est pas une connasse ! »…  ah… ok… et bien, figure-toi, que du coup… bah… tu joues mal !! Non, bien sûr, c’était faux… j’ai donc enchainé sur la sécheresse des petits fours et sur le lustrage de son cul avec ma langue afin de me rattraper sur ce que je venais de balancer…  kônassss² !

Je pense sincèrement qu’être kônassss est un don. N’est pas kônassss qui veut ! Pour être une bonne kônassss, il faut être con et ass à la fois. Soit con et cul et tu m’auras convaincue ! Mais en même temps, une kônassss doit avoir une certaine prestance!

La langue française nous fait cadeau de ce mot. On a tellement plus d’insultes féminines que masculines. Des insultes mauvaises, qui sont dures. Salope, Pute, Chienne ! Mais nous avons le Connasse ! Le connasse rassemble en son sein la pouffiasse, la morue et la boulette. Les hommes ne pourront jamais se vanter d’avoir un équivalent masculin. Connard s’en rapproche, mais reste un peu violent. Je ne l’utilise qu’avec précaution avec des hommes qui s’en qualifient eux-mêmes. L’enfoiré est trop faible, l’enculé est trop direct. Finalement, qualifier un homme de connasse devrait devenir une habitude, ce pourrait être notre cadeau pour qu’ils n’oublient jamais qu’il ne faut pas se prendre au sérieux et qu’il faut assumer son côté connasse !

J’en connais de plus en plus autour de moi qui assument leur côté kônassss, alors… faites passer le mot, mes kônassss !

Mon Dieu qu'elle est kônassss!

Mon Dieu qu’elle est kônassss!

Salut mes canards ! aujourd’hui j’ai choisi de vous parler de l’alcool !
Ahhhh l’alcooool ! c’est comme la schnouf, c’est un fléau… mais il en faut des années pour s’en rendre compte ! N’allez pas croire que je suis mandatée par le ministère de la santé pour vous en dégouter, que nenni !! Je viens vous faire une rétrospective de l’alcool, une sorte de tutoriel de la cirrhose : L’ alcool, comment commencer ?
Quand je regarde en arrière, toutes ces années d’alcoolémie, je me rends compte que j’ai changé… mon palais a changé, mes papilles sont certainement décédées lors de la Grande soirée de la cuitasse en 2002. Mais finalement, la vraie question est : Comment en sont-elles arrivées là, mes papilles, j’entends?
Alors, à vos crayons de couleurs mes canards, on va friser chronologiquement !

frise chronologique
La jeunesse, l’insouciance, le premier pack de bière acheté ! Et oui, c’est une évidence, on commence souvent l’alcool avec de la bière !
La bière : c’est clairement un des premiers alcools auquel tu goutes. Parce que pas trop fort, et pas trop cher. Tes papilles de jeune se contentent d’un peu d’amertume et de bubulles, et ça te permet également de jeter tes mégots dedans, ce que tu fais rarement avec une bouteille de vin… va savoir pourquoi ? Seul inconvénient, la bière stimule les sphincters, que ce soit par devant, ou par derriere, avec la bière, ton fond d’culotte finit pas clair !
La bière c’est sympa quand tu fais une soirée de fond, c’est-à-dire que tu prévois de picoler pendant des heures, ça met moins la tête à l’envers. Mais une fois que tu es bien imbibée… tu finis toujours à un moment ou à un autre par tomber dans le piège des shots d’alcool fort. Et là, ça devient sale… hum… très sale !
Moi j’ai commencé au Piseng Ambon !!! hahaaaaa qui se souvient du Piseng ! C’est quoi ce nom ? et bien, figure-toi qu’en Laotien, Piseng Ambon signifie foutrine de Schtroumpf, d’où le gout si délicat et raffiné. C’est une liqueur de banane verte hyper sucrée. T’as l’impression de boire du jus de crocodile gélifié. C’est un alcool pour enfant, en quelque sorte.

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Au début, tu bois propre.
Puis, avec l’âge tu découvres le mot « limites »… une fois que tu les as atteintes une bonne vingtaine de fois…
La Tequila
J’ai jamais compris pourquoi les teqs pafs c’était trop bien. Mais au lieu d’essayer de comprendre, je buvais. Mise à part que les teqs pafs sont un bon moyen de garder un sourire éclatant avec le citron et le sel qui dissolvent instantanément la plaque dentaire, la téquila, est en elle-même, dégueulasse ! Mais bon, le côté social, le challenge humain, la complicité naissante entre deux êtres plein de désirs peuvent justifier un : « On fait des teqs pafs ? », lancé très fort à ce mec assis à côté de toi que tu n’arrives même pas à voir en un seul exemplaire…
La vodka
Même combat que la téquila, c’est dégueu pur. Non mais faut pas se mentir, j’en ai entendu des keunnasses qui disaient « Hummm! Trop bonne cette vodka » en se passant la main dans la mèche frontale!… Mais n’importe quoi, toi !! Déjà la vodka que tu achètes en soirée, tu l’achètes au rayon javel de chez Franprix et secundo, quand tu te mets à la boire t’es déjà tellement entamée que tu ne sens plus rien ! En plus, le must, c’est quand même de mettre des sirops dedans. Et pourquoi, à ton avis ? Parce que c’est dégueulasse !! Voilà, on y est !
Le gin
Même pas la peine d’en parler ! Le gin, ça a un gout de bile. Vraiment. Vomissez, vous saurez.

Elle aussi, elle a un goût de Bill...

Elle aussi, elle a le goût de Bill…

Le Cointreau
Le Cointreau… Cet alcool dégueulasse au goût de racines, d’écorces et de mitaine de SDF… Oui, une fois… j’ai pris une cuite au Cointreau… Ce fut l’une de ces soirées où, arrivés à court de tout, quelqu’un eut la bonne idée de sortir des shots glacés du congél et là… sans savoir pourquoi, tu en veux un, deux ou même trois ! Tu en fais une question d’honneur. Tu veux boire des shots glacés ! Ce jour-là, une âme maléfique avait ramené une bouteille de Cointreau… et là, ce fut l’escalade de la violence. Mais, moi, je me demande quelle belle sorte d’enculé amène une bouteille de Cointreau en soirée??  Quel genre de sadique se dit « Tiens, ce soir je vais chez ma meilleure amie, je vais lui ramener une petite bouteille de Cointreau vieillit en fut de chêne de cercueil! Cela sera du meilleur effet! ». Qui fait ça???!!!
Par conséquent, pas besoin de décrire la fin de cette fameuse soirée, l’adage populaire la résume très bien:

« Cointreau n’en faut »

Je ne peux, ma chère lecteuse, mon cher lecteur, te dire ô combien l’alcool, ça pique-brûle-pique-brûle… C’est pour cela que je veux que tu fermes les yeux en lisant le prochain paragraphe afin de ne pas entacher l’image magnifique que tu te fais de moi. Moi, Déesse de la classe et de la bienséance. Titre gagné à la sueur de mon cul et que cette vieille peau de Nadine de Rotschild m’envie!
Je me revois encore dans les couloirs de ma superbe ecole de commerce à 5000 boules l’année de lobothomie, desespérée d’être arrivée jusqu’à la porte des toilettes condamnées, me rendant à l’evidence qu’il fallait que je me libère. Je m’assis donc et entamais mes vomissures en ramenant mon bras droit au plus proche de mon corps à l’aide de mon bras gauche tout en me penchant sur le côté afin d’éviter la contagion et épargner mon joli haut de soirée très classe pour une fille très classe… déchéance ! Je vomissais littéralement à côté de moi… faut visualiser… Non, mais on n’est pas là pour parler de moi… si… m’enfin, pas de ça, quoi…! Les soirées de l’ESSEC, c’est trop coule!
Après toutes ces années, tu acquiers expérience et sagesse. Tu apprécies le vin que tu trouvais dégueulasse étant plus jeune, tout ça parce que lors d’un voyage dans les Pays de la Loire, tu as découvert que Chinon était un anagramme de Nichon. Ce goût pour le Chinon ne te quittera plus désormais.
Le vin blanc est un bon choix de vin pour l’apéro, quoique, comme je l’ai déjà dit, il fait mal aux extrémités le lendemain. La sainte combinaison tête-anu. C’est souvent grâce au vin blanc qu’on se rend compte de cette évidence « Mon cul n’est pas si loin d’ma tête », étant donné que ça tire à ces deux endroits simultanément, je me dis que, j’suis p’têt pas experte en anatomie, mais y’a certainement un lien!
Le vin blanc sucré, montre que vous êtes plus raffinée, que vous connaissez quelques noms ou appellations de vin, gommant avec nostalgie vos années estudiantines où vous ne connaissiez que le Cabernet d’Anjou de chez l’arabe du coin. Demander un Gewürstraminer, un Chardonnay (façon Bree van de Kamp) ou un Muscat, ça claque, bitch !
Le rosé se savoure facilement l’été, c’est frais et je trouve que ça fait moins mal au crâne… Il se pratique très bien en « before », « pendant » mais pas en after… attention cependant aux attaques acides ! …de jets d’acides… mais fort heureusement, 2 comprimés de Rennies suffisent… (un peu de pub pour payer mon blog!)
Ah ! venons-en au vin rouge ! Le vin rouge et ses tanins. Le nom vient du fait que lorsque l’on goute un vin, il y a toujours le suspense de son goût, de sa note de tête, de cœur et de fond. Voyez ? De tout ce suspense et cette surprise naquirent les tanins – à prononcer « taniiiin » pour l’effet de surprise !
Bon, je ne vous le cache pas, le gros gros soucis c’est que le vin rouge, si tu es en soirée chope, faut pas ! Non, faut pas car faux pas ! ça colore les dents, ça te fait devenir rougeaude, et en deux verres, tu ressembles à une vieille MILF Madame I’d like to Fuir because you make very peur and you are very glauque !

Si vous voulez éviter de ressembler à un vieux tromblon, évitez le vin rouge qui tâche (et la connerie aussi!)

Si vous voulez éviter de ressembler à un vieux tromblon, évitez le vin rouge qui tâche (et la connerie aussi!)

Alors oui, l’alcool c’est rigolo !!
Oui, l’alcool ça aide à chopper !
Mais, toi, Jeune, ne sais-tu pas qu’un lendemain de cuite est toujours très difficile ? Outre le caca de fête, caca qui fouette, tu dois dealer avec ton corps pour qu’il ne te lâche pas!! Il n’a qu’une envie, partir, fuir, aller dans sa happy place ! Je suis une bonne âme et je vais te donner mon secret pour éviter la cuitasse ! Mais je te dirai ça demain, j’peux pas, là maintenant tout de suite, j’ai un apéro …
Ainsi, demain nous verrons comment  sortir de son corps sans décéder pour autant !

L’alcool est un médicament, ne pas dépasser la dose prescrite, pas avant 6 ans, veuillez consulter votre médecin ou demander conseil à votre pharmacien , ce putain d’épicier qui se fait du pognon sur vot’ dos !! enculééééééé !!!