Archives de janvier, 2014

Néo Versailles

Sans coucher, et ce n’est pas faute d’avoir demandé poliment, me voilà propulsée à la projection en avant-première des deux premiers épisodes du Visiteur du futur, saison 4 !

Et oui, le Visiteur du futur revient à partir du 19 Janvier et sera diffusé sur France 4. Zbraaaa !

J’arrive devant les locaux de France Télévisions, une première pour moi. Je me pèle les calots pendant une heure n’osant rentrer trop en avance (C’est pas comme si t’habitais à 20 minutes…kônassss !). En face de moi, Monsieur Antoine Daniel (hyper grand en chair, en os et en beaucoup de cheveux). Mon voyage débute ici. Je rentre dans les Internets…

La suite, c’est ici, sur le site de Season One !
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La gloire m’ayant touchée du bout de son doigt délicat de porcelaine, je ne pus faire autre chose que de suivre les conseils du Grand Mage des blagounettes, Emmanuel Gasne, qui me souffla un jour de sa voix grave et chantante : « Je te valide en tant que fille drôle, tu devrais faire un topito de tes meilleures blagues ! ».

La sélection fut ardue et rude. Je creusai dans les tréfonds de ma mémoire. J’ai sélectionné, pour vous, le top fünf de mes meilleures blagues. Grosse Witze à suivre, ach !

« Une blagounette n’est rien sans son contesque » – Goethe

Interprétation libre d'un regard ardent Quel est le con qui a collé le panneau interdiction de fumer ?

« Interprétation libre d’un regard ardent » ou
« Quel est le con qui a collé le panneau interdiction de fumer ? »

1. Benjamin Blass

Benjamin Blass était un garçon que j’ai connu en primaire. C’est son vrai nom. J’en ai rien à foutre de son anonymat. Benjamin Blass faisait partie de ces fratries dans lesquelles tous les enfants se ressemblent. Comme des clones. Pas de bol, ils étaient tous moches.

Son frère ainé était la version blonde, lui était roux. Pas de bol (bis).

Leur particularité était d’avoir une chevelure assez bizarre, un peu comme les trolls porte-clefs, voyez ? Des cheveux touffus-crépus-moussus.

Il avait également un faciès hasardeux. Il ressemblait à Tristan de Lucile Amour et Rock’n roll… un visage blanc, un nez très présent, des yeux ronds et noirs, et c’est à peu près tout. Comme si tout le reste de son visage était gommé. Pas de bol (ad lib.)

Une fois, alors que Benjamin Blass était en train, gentiment, de me traiter de « grosse vache », comme à son habitude… – aparté : oui, je sais, lecteur, tu as du mal à imaginer que l’on puisse me parler de la sorte, vu ma bonnassitude naturelle… mais c’est pourtant vrai… -, je lui répliquais tout de go du haut de mes 8 ans : « Arrête de t’la jouer avec tes ch’veux en plastique !! ».

BIM, Booyah et toute la clique, trop boulé-glandé le Blass ! Je gagnai à vie le respect de mes chères comparses Krokignol et Filochard, toujours fidèles au poste d’amies de moi.

Benjamin Blass

Benjamin Blass

2. Le parking des bus

Ce fut sur la route de Strasbourg que cette vanne naquit. C’était un mârdi. Nous partîmes avec ma classe de 1ère du lycée Notre Dame (douloureux lycée…) à Strasbourg.

Nous fîmes une halte pipi-café-clope-puis-forcément-caca sur une aire d’autoroute. Nous descendîmes du bus, mes compères et moi-même, et vîmes sur le parking des autobus où nous étions stationnés un animal étrange tout crabouillé, tripes à l’air, langue pendante.

Pauvres citadins que nous étions, nous nous posâmes tout de suite la question : « Mais quel est cet animal ? ». Notre amie Chloé, gentille mais pas futée, lança sans hésitation et d’un air un peu dédaigneux : « C’est une taupe !! ». Oui, effectivement, Chloé connaissait la nature, puisque ses parents avaient un domaine dans la jolie bourgade de Chambourcy avec quelques hectares et une piscine à débordement, alors, oui, la nature, elle connaissait bien !

Je ne pus m’empêcher de la remettre sur le droit chemin : « Une taupe ??? Sans lunettes ? On m’la fait pas ! »… bah oui, moi, fallait pas m’la faire !

Grosse poilade. Hihihihi. Hohohoho. On m’en parle encore de cette vanne de foufou.

ouai... j'ai également le talent de BDiste...

ouai… j’ai également le talent de BDiste…

3. Le Correspondant Américain

Lors de mes études onéreuses dans mon école de commerce, nous avions accueilli un étudiant Américain, qui s’appelait forcément Mickael. Mickael était choupinou, un peu frisé, gentil, et souriant. Le genre de mec à qui je faisais forcément peur. En même temps, je n’étais pas intéressée par ce garçon, parce que justement, il était choupinou, un peu frisé, gentil et souriant. Ça manquait un peu de bollocks et de poils à mon goût.

Un soir, je me rendis à une de ces soirées où… tu bois… et tu danses… mais surtout, tu bois. Et bizarrement, j’avais bien bu. J’ai déjà évoqué cette soirée dans ma chronique (Tutoriel de la picole). Sortant du bar, où la bière était à 1 euro, je rampais prête à dégorger à tout moment, tant bien que mal vers les toilettes qui avaient été condamnées ce soir-là. Désolée et sans aucune solution, vu que mon champs de vision s’était réduit à 3 mètres devant moi, je m’étais résignée à m’assoir par terre et vomir à côté de moi… Déchéance & remontées acides.

Mes amies me retrouvèrent ici. L’une d’elles était accompagnée de Mickael. Dans un élan de bilinguisme, je demandais à Mickael de trouver les toilettes les plus proches afin de me ramener du « péqiou »… Comprendre ici « PQ » ou papier-cul, pour que je puisse m’essuyer la bouche. C’est à partir de ce moment-là que les relations franco-américaines se sont dégradées. L’incident du péqiou y est pour beauqioup.

le Péqiou
le Péqiou

4. La cité de la peur

Pub O’sullivan. Le premier qui a ouvert en France. Saint Germain-en-Laye. Fierté de ma région. C’était notre fief avec ma sœur. Mister Sister et moi passions tous nos samedis et aussi parfois nos vendredis dans ce pub, qui était tenu par Pascal. A prononcer à l’irlandaise en insistant bien sur le « P » et le « L ». Accent Gin tonic. PAscAL. Pascal était un leprechaun adorable. Le grand avantage de Pascal est qu’il n’avait nul besoin de se déguiser le soir de la Saint Patrick. Je suis sale et je me moque, mais Pascal était adorable (Il manquerait plus qu’il soit méchant, en plus d’êt’ moche, tiens !).

Bref, les soirées dans ce pub étaient pleines de rencontres insolites. Outre les piliers de bar qui étaient toujours sympas, nous avions l’habitude d’y retrouver Yvres. Son vrai prénom était Yves mais il était tellement tout le temps bourré, qu’on l’avait rebaptisé Yvres, et il n’y voyait que du feu. Yvres avait les mêmes cheveux que Benjamin Blass mais avait également le regard d’un opossum épuisé génétiquement.

Tout ça pour dire qu’au royaume de Yvres, les sœurs Pirouette sont reines. On était l’attraction du pub. C’est donc tout naturellement que les mecs les plus bourrés venaient nous draguouiller. Quelle chance, quel succès fou !

Un soir, Jean-Marc Vestencuir vint tchatcher ma sœur, en la vouvoyant, parce que souvent les mecs un peu beaufs qui portent des vestes en croute de porc usé (c’est le porc qui était usé, pas la croûte, et c’est d’ailleurs pour cela qu’on l’a buté pour en faire un manteau…), vouvoient leurs proies potentielles pour plus de mystère et de piment. Ou tout simplement, parce qu’ils se la jouent gentlemen cambrioleurs. Alors qu’il se retournait vers moi pour faire ma connaissance, il me tint à peu près ce langage : «  Et vous êtes ? », je lui répondis très sérieusement : « A l’aréoport. »

Meilleure réplique de la Cité de la Peur utilisée en milieu alcoolique.

"Moi j'avais le soleil jour et nuit, dans les yeux d'Yvres" aurait pu chanter Joe Dassin. Il a choisi les yeux d'Emilie.

« Moi j’avais le soleil jour et nuit, dans les yeux d’Yvres » aurait pu chanter Joe Dassin. Il a choisi les yeux d’Emilie.

5. Sur le tournage d’un clip

Ouai, ouai… j’ai tourné dans un clip. Oui, y’a pas de quoi en faire un plateau de fromages, tu sais, moi, c’est tout naturellement que j’inonde de mon aura tout projet artistique. Enfin, tu me connais, mon canard… C’est mon côté Madrange, jambon star.

C’était lors du tournage du clip de Bagdad Rodéo de Bagdad Rodéo. Bah quoi ? J’y peux rien si la chanson est éponyme.

Comme ma lumière éblouissait tout le monde, c’est tout naturellement qu’on me fit porter une cagoule du style Guantanamo.

J’étais prête pour la prochaine prise. A genoux (ça, je suis habituée), tête bien droite, sac sur la tête, mains dans le dos. Tous les autres figurants étaient dans cette même position. Je sortis juste avant que le réalisateur crie « action ! » : « Tiens, c’est marrant, ça me rappelle mon premier rapport sexuel ! ». LOL général. Drôôôôle. Succès. Escalade de la Gloire. Fanatisme. Descente aux Enfers. Duo avec Yannick Noah. Passage chez Michel Drucker. Retraite confortable. Couches Tena.

Story board de ma blague sur le tournage du clip de Bagdad Rodéo

Story board de ma blague sur le tournage du clip de Bagdad Rodéo

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Je suis consciente que tu dois avoir hyper mal aux abdos d’avoir rigolé à toutes ces meilleures vannes. La richesse de l’article !

Si tu as la chance de me connaitre IRL* (rien à voir avec le nez, les oreilles et la bouche), tu as de la chance. Sinon, j’espère qu’un jour tu auras la chance de me parler, parce que, vraiment, ça en vaut la peine, je suis tellement formidable.

A bientôt, pour un jus de pomme !

* In Real Life

tiens... c'est rigolo... ya pas Manu dessus...

tiens… c’est rigolo… ya pas Manu dessus…

Voilà mon coup de cœur de l’hiver 2013/2014 !

En même temps, mon jugement est biaisé de base par la présence, que dis-je, l’aura de Monsieur Emmanuel Gasne !

Emmanuel Gasne… Qui donc ?

Vous, qui êtes fans d’impro ou de Héro Corp, c’est le grand mec en costume qui présente les grands matchs d’impros de la LMI (Ligue Majeure d’Improvisation) à la Cigale contre Héro Corp ou encore le Québec, que sais-je !

Pour les intimes de ce genre de spectacle, Emmanuel Gasne c’est le grand mec qui finit en slibar (Lothar) sur scène à la Cigale. Ah bah ça y est… vous le situez !!

Première fois que je l’ai vu sur scène, c’était en 2012, un vendredi, je m’souviens ! Le coup de foudre artistique comme j’en ai parfois ! Je suis pas une catin du comic hall, ni une fille facile de la galéjade, mais Emmanuel Gasne, moi, j’suis fan ! Ce mec est lol, voilà tout.

Enfin bref, assez parlé de lui ! Il en a eu pour son grade, le saligot.

Le grand showtime est donc un show d’improvisation, quasi-uniquement d’impro, puisque la présentation des comédiens est la seule partie écrite. Soyons honnêtes !

La joyeuse bande du showtime est là pour nous servir. Nous, public adoré !

Drôles, sexy et spirituels, un plaisir les yeux mais pas que !

Drôles, sexy et spirituels, un plaisir pour les yeux, mais pas que !

Les thèmes viennent du public de manière anarchiquement et subtiquement bordelesque et c’est ça qu’c’est bon ! (subtiquement est un mot qui existe, y’a qu’à demander à Farid, qui fait partie de la fine équipe.)

Au niveau des comédiens, ils sont géniaux ! En quelques minutes on les adopterait bien comme bande de potes ! Chacun a sa personnalité bien marquée, chacun a sa couleur de jeu. J’aime parfois parler comme Bruno Vandelli, je trouve ça classe.

Ils s’enflamment, s’échauffent, parfois pouffent, et déconnent à tout va en respectant les différents thèmes.

Ma petite praline de Proust à moi : les improvisations chantées (Marcel ne bouffait pas que des madeleines, le con!). Peut-être parce qu’elles se rapprochent le plus de ce côté enfantin que je tends à retrouver. Ce côté totalement décomplexé (encore plus que la droite) qui me permettait d’inventer les paroles à mesure que je les chantais. C’est ça en fait l’impro, c’est retrouver cette propension à en avoir rien à branler de ce que les autres pensent quand tu vis ton truc à fond ! Et bah croyez moi, cette bande là, elle s’en bat les cordons bleus et elle se donne à fond !

Un véritable moment Nutella (non, cette fois-ci, pas celui-là, Manu…). Une tartine de miel dans ta tronche ! Un rush de sucre et sans huile de palme.

Ô comédiennes et comédiens, je vous applaudis ! Je salue votre passion, votre ardeur que l’on sent parfois dans les geysers qui jaillissent de vos bouches endiablées, votre enthousiasme (j’imagine que ce mot est difficile pour Farid, par exemple, je t’invite donc à le noter dans ton répertoire de nouveaux mots, juste à côté de « subtiquement »).

Concernant la structure du spectacle, pas d’essoufflement possible, on est tenu en haleine car les changements d’impros sont savamment rythmés, les exercices originaux, et le ton est toujours bon enfant.

Si vous y mettez les pieds, vous y retournerez, car chaque soir est différent, chaque soir est unique, n’ayez crainte, approchez, vous allez vous régaler !

Rendez-vous les vendredis et samedis soir à 22h30 Au Point Virgule : pour vos billets, cliquez ici !
Simon Astier et Emmanuel Gasnes avant "la déculottée"

Simon Astier et Emmanuel Gasnes avant « la déculottée »

Simon, Manu et Richard juste après ...

Simon, Manu et Richard juste après …

Bates motel screenUne fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’une série que j’aime moyennement. Mais attention… ! Ces arguments n’engagent que moi, ne soyez pas fâchés contre moi si vous trouvez que je suis un peu dure avec votre série préférée !

Et puis… rien de mieux pour commencer cette nouvelle année par un bon coup de gueule de bois !

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