Archives de février, 2014

Tu es célibataire, tu as 30 ans et tu cherches l’âme sœur ? Pas de soucis, voici quelques astuces pour réussir tes entretiens de motivafion sans perte de temps.

Lors de ton prochain entretien de débauche, munis-toi d’un stylo et d’un papier et d’un peu de patafix (parce que c’est rigolo, ça s’tripote et c’est gluant) et note attentivement les réponses de tes candidats.

Tu pourras, ainsi, définir quel est celui qui conviendra le mieux au poste que tu proposes.

Où vous voyez-vous dans 5 ans ?

Réponses possibles :

  1. Sous vous : c’est possible, mais va pas falloir attendre 5 ans, mec !
  2. Sur vous : mmmmoui, encore une fois, c’est possible, mais niveau innovation et dynamisme on a vu mieux…
  3. Dedans vous : ok, pas mal, un peu d’humour, c’est bien. Attention tout de même à ce que les propositions soient réalistes, faudrait quand même voir à pas prendre mon cul pour un loft… ou alors s’il est sérieux et qu’il veut faire de votre corps son petit pyjama, je vous conseille de black-lister l’individu sus-mentionné.

En matière d’hygiène, diriez-vous que vous êtes plutôt Hermès ou Herpès ? / Boucheron ou bucheron / Bvlgari ou Roumanie / Chanel ou Chamelle / Clinique ou Dispensaire / Davidoff ou David Hasselhof / Diesel ou Sans Plomb 95?

Réponses possibles :

  1. J’ai pas compris … : Vous, au contraire, vous avez tout compris. Faites comme la morvelle qui s’échappe de sa narine : fuyez !!
  2. Je me lave régulièrement par respect pour mon partenaire de jeu : Réponse satisfaisante, car, retenez ceci : nous préférons que ça sente le petit marseillais plutôt que la bouillabaisse.
  3. J’ai une hygiène buccodentaire irréprochable et des gencives saines : Vous êtes probablement sur une vraie bonne nouvelle !

Quelles sont vos prétentions salariales ?

Cette question permet d’évaluer le niveau d’estime de soi de votre candidat.

Réponses possibles :

  1. J’suis plus resto gastronomique que fast food de la baise ! Réponse claire, qui demande tout de même d’être approfondie. Un resto gastro c’est bien mais faudrait pas non plus que ça dure huit plombes. Et puis, le plus souvent, c’est tout p’tit au milieu de l’assiette et on est obligé de bouffer l’décor…

Parfois, un bon fast food, ça fait du bien, surtout un lendemain de cuite ou même pendant la cuite !

2. Mes prétentions salariales ? … Que me proposez-vous ? Alors, là, direct, tacle au niveau de la jugulaire. Positionne-toi, gamin ! Moi j’te propose un voyage 4 étoiles au pays de l’hormone, mais toi, qu’est-ce que tu vaux ?

3. Je suis trop cher pour vous. Bon bah, effectivement, si le mec est trop beau gosse, tu devrais peut être simplement te rendre à l’évidence, c’est pas aujourd’hui qu’tu vas faire les poussières, meuf.

Après, on peut partir sur des questions plus directes, du type :

Quelle note vous a-t-on déjà donné en matière de pratique sexuelle ? Cette personne était-elle quelqu’un d’autre que vous-même ?

Etes-vous aussi à l’aise à l’oral qu’en art plastique ?

Pratiquez-vous le cunnilingus ? l’anulingus ? les bisous ? Dans quel ordre ?

La question ouverte est aussi une bonne façon de sonder son candidat. (« sonder » est ici à comprendre au sens figuré, on n’est pas à la Fistinière !)

Parlez-moi de vous ?

Réponses possibles :

  1. … Pluto ? : Bon, si le mec répond ça, il fait référence à la réplique la plus usitée et usée de la Cité de la Peur. Vous valez mieux qu’une citation utilisée par le commun du mortel. Une citation qui sent le sébum à force d’utilisation surexploitées ! Vous êtes autorisée à lui cracher au visage. Mais pas dans les yeux, c’est pas gentil.
  2. Si vous avez droit à un parcours détaillé des différentes « boites » qui l’ont débauché, vous êtes en droit de lui demander plus d’explications. Pourquoi enchainer CDD sur CDD ? Je vois également que vous pratiquez l’interim et le bénévolat, à quel point aimez-vous faire du social ?

Souriez, c’est peut-être gagné pour vous !

3. J’adore le travail en équipe ! Evitez toute cage d’escalier ou autre cave, on ne sait jamais.

Du même acajou, les questions suivantes peuvent être posées :

Pourquoi vous plutôt qu’un autre ?

Combien d’années d’expériences avez-vous ? Attention, face au degré d’honnêteté assez élevé, vous risquez d’attraper peur ou des MST.

Afin de vous projeter à moyen ou long terme, n’hésitez pas à vous renseigner. Il serait dommage d’investir sur ce candidat alors qu’il risque de vous claquer entre les doigts. Pensez-vous faire le tour rapidement de votre nouveau poste et vous ennuyer ?

Et enfin, question délicate mais pour autant nécessaire : Êtes-vous déclaré en tant que travailleur handicapé ? Sans discriminer, un malade de la tourette pourrait, certes, animer vos repas de famille, ou pimenter vos ébats, mais au quotidien, est-ce vraiment cela dont vous rêviez comme Prince charmant ?

Vous êtes maintenant armées, donc à vos agendas, y’a de l’entretien à caler !

Un entretien pour votre entretien.

 

GOTMonique a beau dire qu’y’a p’us d’saison, moi, personnellement, je trouve que cette saison 3 est très marquée ! De très belles avancées dans chaque clan. La guerre s’organise, les clans se métamorphosent. La troisième saison nous rafraîchit, nous divertit, nous fait voyager !

Vos bagages sont prêts ? En voiture, direction Westeros par l’autoroute du soleil !

 

La suite ? C’est en cliquant ici sur le site de Season One

Je rentrai d’une journée passée à la maison de retraite où je fus au chevet de ma Mamy. Ce fut un moment triste et beau. Le médecin dit qu’il n’y a rien à faire qu’attendre puisqu’elle ne se nourrit presque plus. Elle qui a fait la guerre, ressemble maintenant à une rescapée des camps de la mort. Journée éprouvante mais belle. J’ai pu partager quelques uns de ses derniers instants. On a écouté de la musique. Je l’ai embrassée. Elle m’a embrassée. C’est dingue comme, même dans ce mutisme, elle a encore le reflexe de faire des bisous. Elle a aussi le rythme dans la peau et battait de ses doigts le rythme des chansons que nous lui passions. Rikita, jolie fleur de java. Ma Mamy n’est toujours pas partie. Elle s’éteint doucement.

Je rentre donc de cette journée très riche en émotions diverses. Être si proche de la mort. Pouvoir lui dire qu’on se prépare à lui faire face. Rassurer ma Mamina, puisque les seules paroles audibles qu’elle prononce sont « J’ai peur ».

Je venais à peine de poser mon manteau. Annick, la cousine de ma mère, s’approche de moi pour me montrer la photo de sa jolie petite fille née 3 mois auparavant. La fille de Maëlle. Mais avant toute chose, me lance : « Au fait, ta cousine n’est pas contente que tu n’aies pas répondu à son faire-part ! ».

Je suis prise à la gorge par toutes ces émotions et ce reproche déplacé en un tel moment.

Je prends quelques secondes puis réponds : « J’ai répondu à ton texto annonçant la naissance de ta petite fille, mais j’ai pas pris le temps de répondre en direct à Maëlle…. » Pause. Je reprends : « Et puis, j’ai eu pas mal de choses à gérer ces derniers mois, annonce du plan social et donc de mon licenciement, mariage, déménagement dans l’urgen… »

-STOP ! Ah non ! Pas d’excuses avec moi !! me coupe Annick en haussant le ton

-Bah… euh… si ! Si !! dis-je interloquée puis assurée.

-Ah non, pas d’excuses avec moi, tu aurais pu prendre le temps de répondre à ta cousine comme tu m’as répondu à moi.

Aparté Faire-Part.

Maëlle est une cousine que je vois 1 à 2 fois par an. Nous n’avons pas de contact à part ceux-là. Et ça ne me pose aucun problème. Chacun a sa vie. Les affinités ne se commandent pas. Je n’ai donc aucun contact avec elle. Donc tout ce qui va suivre, tout ce que je vais dire m’a été conté par les membres aimants de cette famille qu’est celle de ma mère.

Maëlle a décidé de faire un enfant, parce qu’elle ne voulait pas qu’il y ait trop de différence avec les enfants de ses frères et sœurs. (dixit Annick). Elle voulait aussi un enfant parce que son chéri en voulait un (dixit ma mère).

La grossesse, de la dite Maëlle, m’a été annoncée par Annick, elle-même. Une semaine que Maëlle était enceinte – Elle en avait encore plein la culotte -, et v’là que sa mère l’annonçait déjà à tout l’monde lors d’un repas de famille où Maëlle était présente. Soit. Tu es enceinte et c’est Maman qui fait l’annonce. Why not.

Maëlle accouche. Annick m’envoie un texto pour annoncer la naissance. Maman annonce l’accouchement de sa fille. Je réponds à Annick que je suis très contente pour les parents et les grands-parents et que j’appellerais Maëlle dans la semaine pour la féliciter. Ce que je n’ai pas fait. Malheuwr ! Tragédie !

Au final j’ai reçu en plein aménagement, le faire-part de Maëlle. Je n’y ai pas répondu. Il était tous les jours sur mon frigo et tous les jours je me disais, il faut quand même que je les appelle un de ces 4. Mais je n’ai pas pris le temps de le faire, me disant bêtement, que, au pire, Annick aurait passé le message, vu que c’est l’attachée de presse de Maëlle…

Suite à ce dialogue avec Annick, sentant mes émotions monter, j’ai lâché un « ça me gonfle ! » et je me suis barrée dans ma chambre. J’ai pleuré. Beaucoup pleuré.

Pleuré parce que…

Ma grand-mère va mourir.

Annick m’a agressée sans me donner un droit de réponse. Comme un enfant qu’on aurait pris en faute. Je ne suis pas un enfant. Je ne suis pas sa fille. Elle gère comme elle veut ses relations avec sa gamine assistée qui appelle ses parents pour un oui pour un non (dixit ma mère et ma tante). Elle n’avait pas à me parler comme ça. Dans les relations adultes, si tu agresses, laisse au moins l’autre répondre.

Mes raisons, mes émotions ont été annihilées, minimisées, méprisées. Les épreuves que j’ai traversées ont été réduites à l’état de petits cacas, puisqu’ « aucune excuse n’est valable » à ses yeux.

Quand j’impose mes limites, je suis taxée d’excessive.

Je t’agresse. Tu la fermes. Et ho dis donc, tes réactions sont excessives !

Puis-je également revenir sur le jugement de valeur « excessif ». Par définition « en faire trop ». J’en fais trop par rapport à quoi ? A mes émotions que tu ne prends pas en compte ? Qui es-tu pour dire que je suis excessive ?

Toi, Annick, la grande psychologue qui a laissé sa fille aînée se faire vomir après chaque repas pendant 15 ans sans jamais en parler ? Toi, celle qui a laissé la jeune Maëlle se rebeller comme une ado attardée pendant qu’elle s’arrachait les cils et sourcils ?

Je suis l’extra-terrestre de ce pan de la famille. Quand on viole mes limites, qu’on est intrusif, je dis ce que je pense et je fuis. Je fuis pour me protéger.

J’ai recroisé Annick la journée suivante. Je n’ai pas voulu la regarder. J’étais trop mal. Je suis partie prendre mon train. Elle m’a lancé d’un ton débile et cassant « Aurevoir Juliette !! », j’ai répondu sur le même ton.

Soit, cette histoire est passée.

Ah non. Pardon.

J’ai envoyé un email d’invitation à notre mariage. Pas de réponse.

J’ai renvoyé un email pour celles et ceux qui n’avaient pas répondu. Pas de réponse.

Un texto. Pas de réponse.

J’appelle ma mère pour prendre de ses nouvelles. Elle m’annonce que personne d’Annick ni de ses enfants ne viendront à notre mariage. Les enfants d’Annick ont trouvé inadmissible ma réaction, leur mère ne mérite pas ça ( ?? quoi donc ?? que quelqu’un soit peiné et vexé par son agression dans un moment pareil à cause d’un putain de faire-part ??).

Ces gens ne répondent pas. Grande classe. Répondez non. Mais répondez !

Ma mère dans l’histoire ne prend pas partie. Ma réaction fut excessive. Mais elle ne prend pas partie. Annick a été très peinée. Elle ne prend pas partie. Même le fils d’Annick a trouvé que ma réaction était excessive alors qu’il ne prend pas partie et qu’il n’était pas là au moment des faits. Elle ne prend pas partie. Tu mènes ta vie comme tu l’entends. Elle ne prend pas partie. Mais pourquoi tu es choquée de ce boycott ? Parce que c’est notre mariage, Maman.

En résumé, méfiez-vous des faireparts car si vous n’y répondez pas, ils peuvent mener au boycott d’un mariage de la part d’une famille entière.

Puis-je oser dire que c’est excessif ? Non, car je ne porte pas de jugement de valeur sur la réaction d’un tel ou d’une telle. Je peux simplement leur annoncer qu’ils ont gagné en matière d’irrespect et de méchanceté. Bravo.

Qui, dans ce monde, réagit de la sorte ? Une discussion vive, allez, disons, une dispute, entre deux personnes qui mène à ce que tout le monde se rallie pour faire les morts et ne pas répondre à une invitation à un mariage ?! Qui fait ça ?… La famille de ma mère.

En même temps, c’est normal, j’ai une autre partie de cette famille qui me fait la gueule depuis 2007. J’avais refusé de recevoir mon oncle et son fils chez moi, en étant notifiée la veille pour le lendemain. En effet, je venais de commencer mon nouveau boulot et j’étais en déplacement toute la semaine. Lol.

Ma mère est actuellement au chevet de sa mère, chez Annick, sa confidente. Son soutien.

Elle a de la chance. Elle a un soutien de sa famille. C’est précieux et, dans certains cas, rare.

Quant à moi, je fais le deuil doucement de cette partie toxique et méchante de la famille qui nie tout besoin de discussion et de remise en question. Restez comme vous êtes. Ne changez pas.