Archives de novembre, 2014

Si vous pensiez être énergique et vivant, laissez tomber. C’est Yann Stotz qui gagne.

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Pour démarrer cette chronique à la manière d’une kônassss, je dirais « Nan mais wa-hoo, quoi ! ».

Je sors du spectacle de Monsieur Stotz, c’était beau, vivant, drôle, musical puisque music-hall !
Ce genre de spectacle devrait remplacer la salutation au soleil chère aux adeptes de Yoga puisqu’il tonifie votre corps sa race et vous empêche de dormir comme si vous aviez pris des ecsta !

Comment décrire ce spectacle… Music Hall certes, mais plus Music Hole, si l’on compte toutes les blagues sur le caca.

Rentrer au théâtre Michel, c’est comme rentrer chez mon ami de Lycée bourgeois Jean-Pascal, qui, lorsque je demandais ce que faisait son père, me répondit : « il est allé chercher mon frère à la gare ». (cf Ah… les cons !)
Bah pareil. Le bourgeois aime la moquette et le velours rouges. Ça lui rappelle Cannes, certainement.
Ce théâtre est magnifique. Même les chiottes sont tout de rouge vétues. Pas d’velours sur la cuvette, mais vu l’odeur d’urine qui s’en dégageait, valait mieux p’têt pas pousser.
Niveau salle, on part sur de la fresque plafonnesque classique, des sièges (en velours rouge, vous en conviendrez), une vioc… une ouvreuse en chaussons Isotoner qui tend la main comme une roumaine alors qu’elle vient d’te dire d’un air désagréable : « C’est vaguement par là, connard, j’suis payée qu’au pourboire (siiiii, elle l’a dit avec ses yeux !) », mais c’est illégal Madame ! Viens-là que j’dénonce ton employeur, Monsieur Michel! Du coup, grande Seigneuse, j’ai raclé le fond d’ma poche et lui ai filé un mouchoir usagé… enfin, vu l’expression faciale de M’ame Isotoner, c’était tout comme.

M'ame Isotoner, une femme charmante.

M’ame Isotoner, une femme charmante.

J’oubliais, du fait de leurs hauteurs démesurées (1/2 nain au bas mot), attention aux marches dans les gradins !
On aurait pu voir apparaître Jean-Luc Reichmann, que nenni, ce fut Pef… non euh… Zaz… non trop d’gencives… euh Tex qui prit place non loin de moi.
Je pense qu’il a d’ailleurs perdu l’usage de son oreille droite à cause de mes cris suraigus.

Je n’oublie, bien sur, pas la brochette de l’amicale UMP qui était assise devant moi. Une brochette un peu faisandée par la vie, les serre-têtes et le bon vin.
Gonzague, Marie-Monique, (2 qui la tiennent, 3 qui font rien), Pierre-Emmanuel et bien sur Jean-Marie.
Le spectacle commence.
Monsieur Stotz, en costume, entouré de ses musiciens du grand orchestre de manamana (j’ai pas r’tenu le nom, j’en suis confuse).
Décidément, ces derniers temps le jazz est, le jazz est là !
On a du piano, d’la batterie, d’la basse, deux trompettes, un saxo et un trombone. Magnifique.

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La ligne directrice de Monsieur Stotz : faire un spectacle classe. Mais il dérape. Il n’y peut rien, ça sort tout seul.
Comme lorsque j’eus 14 ans (30?) pendant la fameuse gastro de Noël et qu’accoudée aux toilettes, occupée à me délester joyeusement de quelques saucissons cuits aux éclats de pistaches, mes sphincters décidèrent de tester l’étanchéité du carrelage de la salle de bain de mes beaux-parents. Sphincters 1- Carrelage 0.

Monsieur Stotz alterne entre Sinatra, caca, Bécaud et prout.

Marie-Monique et Gonzague rirent à tour de rôle par de grands « Hâ ! Hâ ! Hâ ! » en cherchant l’approbation de leurs pairs.
rrrrrrroh ! Il a dit « chiasse », c’est osé !
C’est bon la honte !

Yann Stotz est un peu le gâteau de semoule Senoble de la classe Bourgeoise.

Je vous laisse faire le parallèle entre Yann Stotz et la substance blanchâtre en direction de la gorge de la madame. Ou pas.

Je vous laisse faire le parallèle entre Yann Stotz et la substance blanchâtre en direction de la gorge de la madame. Ou pas.

Quelle énergie il déploie sur scène ! C’est impressionnant !
Certes, je l’ai déjà moult fois vu lors de Versus d’impro – Duels d’impro organisés par la Ligue Majeure d’Impro au
théâtre Clavel, une fois par mois, infos ici.
Mais pendant toute la durée de son spectacle, il n’arrête pas !
Ce mec balance du mouvement, de la vanne à nous vider de rire ! Il utilise son corps comme jamais (sur scène, j’entends, bien sur…).
Il a grandi avec les Monty Python, et ça se voit ! Monsieur Stotz est tellement nombreux dans son corps, c’est un peu le Clara Morgane du one man.

Clara Morgane reprend Tata Yoyo.

Clara Morgane reprend Tata Yoyo.

Il a cette manière d’enchaîner les idées, sans même parfois finir ses phrases, ce qui pousse le spectateur à visualiser ce dont il parle, alors qu’il enchaîne sur une autre idée.
Du coup, Monsieur Stotz a toujours une longueur d’avance sur toi, et toi, dans ta p’tite tête de spectateur, tu enchaînes les images hilarantes dans ton ciboulot, comme les diapos d’une soirée queue-leu-leu au Cap d’Agde.

J’en ai vu des spectacles d’humour drôle, j’en ai déroulé des kilomètres de tickets ! Mais là, mon gars… !!! Monsieur Stotz m’a soufflée !
Pendant qu’il racontait d’la merde (si, si, là on peut vraiment dire qu’il racontait d’la merde), j’en étais même parfois à encore rire d’autres conneries qu’il avait dites avant. C’est simple, j’ai pas du tout été ballonnée d’la soirée. C’est dire que mes abdos ont dû tout comprimé mon côlon qui s’est senti serein et décontracté.
Mon côlon, ma vie. (Glâne quelques infos ici, tu comprendras mieux).

Je n’arrive pas à résumer. Il faut le voir sur scène, Monsieur Stotz est magique !
Il imite, il chante à merveille, il est drôle, cocasse et sincère. Un vrai bonheur !
Ses musiciens étaient au top, surtout qu’exception d’un, tous découvraient le spectacle en même temps que nous, ce qui ajoutait au côté convivial et sincère !

J’ai été émue lorsqu’il a chanté du Reggiani. J’ai ri quand il a parlé des chiens, des chats, quand il a pris son cours pour devenir James Bond, quand il a revisité le magnifique conte de la Belle au Bois Dormant, quand il a chanté la sérénade à sa bien-aimée…

Je vous encourage à guetter cet homme-là. Suivez-le !
Il anime en ce moment le Battle Show sur l’Enorme TV, tous les samedis à 20h50.

Pour ma part, je suis chanceuse, il sera notre professeur d’impro very soon…
Churros, chevaliers, Paul-loup Sulitzer, fantômes, paupières, Mireille Mathieu, lutins farceurs, vahiné… ces mots sont liés.
Le lien, c’est Monsieur Stotz !

La page Youhumour de Yann Stotz c’est ici !

Prochaines dates à LYON, mes canards, pour son spectacle avec la talentueuse Cécile Giroud, infos ici !

Guettez les infos sur les Versus, il réapparaitra certainement en 2015… infos ici !

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Attention : alerte fleur bleue !

Si tu as peur que je te parle d’amour et de musique Jazz et si tu préfères d’autres sujets plus légers, je t’invite à lire l’article juste en dessous, sur les cons… ne le prends pas pour toi. C’est le sujet de l’article…

Hot Sardines 01 - (c) LeAnn Mueller
Vous ai-je déjà parlé des Hot Sardines ?

Ne bougez pas, je m’en vais vous raconter ma rencontre avec les sardines chaudes…

Octobre 2012 : Nous voilà arrivés à New York. Ma première fois à New York. J’en rêvais… L’époque de la prohibition, les buildings si hauts que les sons de la ville en sont déformés et amplifiés, les réservoirs d’eau sur les toits, les échelles de services à l’extérieur des bâtiments, la ville du Jazz !

J’ai été totalement réceptive à la magie de cette ville. Il y a plusieurs New York dans New York ! Chaque quartier a son âme. Je les ai toutes aimées.
New York me fait vibrer, littéralement, tout comme Paris. Nous avons parcouru 27 kilomètres à pieds en l’espace de 4 jours !
Nous y étions une semaine pile-poil avant la grosse tempête de New York.

Le premier jour de notre visite, il pleuvait à grosses gouttes, mais il y eut une éclaircie au moment d’entrer dans Central Park. Ce fut devant le lac qui donne sur le Belvédère que Nico posa un pied à terre et me demanda en mariage !
Le soir même, pour fêter cela, nous prîmes un verre de vin chacun en terrasse (un 20 Octobre) dans le Village, au Gitane Café, à Mott street.
Tout était magique… être en amoureux, assis à un terrasse à New York, à siroter un verre de vin sous un lumignon… Même l’addition était magique ! 25 dollars pour 2 verres. Et oui, on est français, on a envie de boire du vin français, et on oublie parfois que la France n’est pas si proche…

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48 cents le centilitre.

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Un lumignon qui sait poser l’ambiance.

 

Le lendemain, nous avions pris des billets pour un concert au Joe’s Pub, pour découvrir The Hot Sardines.
Nous ne les connaissions pas, mais avions envie d’aller à un concert de Jazz à New York.
Déjà, parce que nous n’avions jamais assisté à un Jazz show et aussi peut-être un peu parce que nous approchions la trentaine et étions des « putains d’parisiens ». La vraie raison est que nous voulions juste vivre, une fois de plus, New York.

DSCN0153Nous voilà, dans le hall du Public Theater, puisque le pub se trouve dans le théâtre.
En entrant dans le Joe’s pub, tu as l’impression de voyager dans le temps. Au temps de la prohibition ! C’est impressionnant comme les Américains accordent de l’importance au décor. On est loin d’Hollywood mais les détails minutieux sont là pour récréer une ambiance que l’on croyait perdue !
De grands lustres, un bar en bois massif, des petites tables dispersées devant la scène et, bien sur, un bar entourant la scène, auquel bien sur, nous nous sommes attablés.

 

 

 

Une serveuse souriante et très serviable (payée au pourboire, mais peu importe tant que le service est là !), prit notre commande.

J’avais envie d’un Martini, dans un verre à cocktail évasé, que quand tu bois dedans, y’a la moitié qui pisse à côté, mais qu’est considéré dans mon imaginaire comme le must de la classitude ! Je voulais mon Martini avec une olive dedans parce que… ché pô, c’est classe aussi, je trouve !
Quelle bonne surprise, je n’eus point besoin de le lui demander, elle me la proposa d’elle-même. Elle me dit un truc du genre « with olive… olive juice ? »…
Jus d’olive ?… hummmm…. chelou mais… OK !!

Et bien, sachez, qu’aux Etats-Unis, un Martini, n’est pas la fameuse boisson Italienne ! Un Martini est un alcool fort et blanc. Ainsi, si tu veux de la vodka, cela donnera un « Vodkatini »… Quant au « Olive juice »… bah j’me suis retrouvée avec une Vodka-saumure, avec une brochette d’olives qui flottait mollement.
On aurait dit l’eau des poissons, juste au moment où tu te dis « Tiens, faudrait la changer, Michel doit plus y voir grand chose dans son bocal! ». Ça en avait le même goût, bien que je n’ai, personnellement, jamais bu l’eau de Michel.

On commanda un burger chacun, et hop, le show commença.

Une washboard, un whiskey, et une Vodka-Saumure.

Une washboard, un whiskey, et une Vodka-Saumure.

 

Le bonheur.

The Hot Sardines est un collectif de Jazz complet – instrumentalement parlant-  dont les influences sont de Paris, de New York et de la Nouvelle-Orléans. Vous avez ? Ce jazz qui swingue à mort ! Qui vous emporte et vous possède entièrement !
Ce swing qui prend possession de vos mains, de vos pieds, de votre tête et qui vous insuffle de la joie instantanée !

Voilà ce que joue The Hot Sardines !
Sur scène, le pianiste et band leader Bibs Palazzo, un vrai de vrai New Yorkais d’origine Italienne qui fait voyager directement dans les années 30 !
Miz Elizabeth, chanteuse charismatique à la voix de velours et au sourire lumineux, Nick Myers, le clarinettiste/saxophoniste tellement choupinou, Jason Prover le trompettiste virtuose qui ne manque jamais de souffle et qui est parfois si gêné de recevoir des applaudissements.
Nous avons aussi Alex Raderman, le batteur, Sugar Crane à la contre-basse, Joe Mc Donough au trombone, et Fast Eddy aux claquettes !
Mesdames et Messieurs, un joueur de claquettes à bretelles! Cet homme-là vous coupe le souffle à remuer tout son corps aux rythmes endiablés des chansons !
Il est même allé jusqu’à tap dancer sur le bar où nous avions nos boissons.
Autant vous dire que je n’étais pas inquiète pour ma Vodka-Saumure et que c’était un véritable plaisir de le voir s’agiter sur nos yeux !

 

Nous sommes tombés amoureux de ce groupe. Nous avons été transportés et conquis par toute cette joie de vivre, la virtuosité des musiciens et la complicité entre toutes les sardines.
Tellement transportés que le jour de notre mariage, Nicolas, au bras de sa mère et moi-même au bras de mon père, avons été accompagnés jusqu’au pied du chêne centenaire par la version de « C’est si bon » de nos amies les Sardines.

C’est si bon, de partir n’importe où, bras-dessus, bras-dessous, en chantant des chansons,
C’est si bon, de se dire des mots doux, des petits riens du tout, mais qui en disent long…

Puis, plus tard, lors de l’ouverture du bal, nous avons dansé sur « Some of these days« .
« Dansé » est un bien grand mot, sachant que les danses de salon ressemblent plus à des danses de saloon quand nous les pratiquons !
Apparemment, certaines personnes ont été soufflées par notre prestation, mais la plupart n’était pas dupes !
Nous, dans tous les cas, nous sommes éclatés et avons vécu un beau moment, quoique un peu long… mais beau quand même !

Octobre 2014: Nous voilà mariés. Un matin, au réveil, j’aperçois la nouvelle. Les Hot Sardines se produisent à Paris…

Yihaaaaa je saute du lit, l’œil encore collé, me saisis de ma carte bleue et prends deux billets pour faire la surprise à mon cher mâri.

13 Novembre 2014: Nous arrivons devant le Duc des Lombards. Nico, qui ignorait où on allait me dit « Ah ? c’est un concert de Jazz? ». Il n’avait pas mis ses lunettes, et n’avait donc pas vu l’affiche du groupe juste devant son nez… la surprise n’est pas encore totalement révélée ! Bon…vu qu’on a attendu 30 minutes devant la porte, un m’ment donné… il dit « Hé mais c’est The Hot Sardines!! »… Héhéhé, dans ces moments-là, j’me dis que je suis trop forte ! J’attendais depuis 1 mois de pouvoir lui faire cette surprise.

Le concert a commencé. C’était un immense bonheur de les voir s’amuser sur scène, de vivre des moments parfois très doux, très suaves, et d’autres explosifs, fous !

Le concert de New York était so New Yorker, grandiloquent et étincelant, à l’image de la ville-hôtesse. Celui que l’on a vécu à Paris était plus intimiste, plus romantique et parfois piquant !

On notera que Miz Elizabeth, née en région parisienne, a écrit une magnifique chanson sur Paris : Wake up in Paris.

L’ambiance dans la salle était plus réservée qu’au Joe’s Pub. C’est étrange comme d’un public à l’autre, les perceptions sont différentes ! A New York, les gens parlaient entre eux mais réagissaient plus facilement. Alors qu’à Paris, le public est plus sage, bien que latin au fond de son cœur, ce qui fait qu’il met du temps mais dès qu’il est chaud, c’est parti !
Personnellement, dès les premières notes, j’ai frissonné de plaisir ! J’étais en joie et totalement possédée par la musique ! J’avais mal aux phalanges à force de claquer des doigts ! Une telle euphorie !

Si bien, qu’en sortant de scène, Miz Elizabeth est venue vers moi et nous avons discuté rapidement. Il s’avère que cette belle dame est originaire de Saint Germain-en-Laye !

Décidément, cette ville magnifique ne me quitte pas !
Découvrir un groupe de Jazz à New York. Les revoir à Paris. Et au milieu, Saint Germain-en-Laye.

C’est con c’que j’vais dire, Josiane, mais … le monde est p’tit !… pis y’a pu d’saison !

Je vous invite vraiment à découvrir ce groupe, qui met la pêche et qui émeut. Je me suis réveillée en chantant « Hoo-bee-doo I wanna be like you-hou-hou ». Sérieusement, j’ai jamais eu cet effet-là avec du Hervé Vilard.

C’est dire la puissance des Sardines Chaudes !

Leur nouvel album sort en Janvier 2015 en France

D’ici là, je vous invite à vous procurer leurs albums déjà sortis via : http://hotsardines.com/music/

Maintenant que vous les avez découverts, vous ne pourrez plus vous en passer !

 

J’ai pas de patience avec les cons. C’est vrai, je l’avoue, je suis intransigeante. Les gens qui calent à la première blagounette et qui prennent tout au premier degré, ça me fatigue et ça me donne envie de les stériliser à l’opinel rouillée.

J’aimerais, pour ta culture G, mon canard, te dresser une liste non-exhaustive des différents cons que j’ai pu côtoyer.

 

Les gentils cons ou « Les cons s’pas ma faute chui né comme ça »

homme-attirant-effectuant-le-visage-idiot-20779830Les cons s’pas ma faute chui né comme ça sont nés comme ça. Ils sont gentils, mais d’une gentillesse !! Je me souviens encore de Jean-Pascal qui était dans ma classe en seconde dans mon lycée catholique pas très catholique. Jean-Pascal avait au moins pour lui une famille riche. Ce qui m’enlevait le soucis de son avenir quelque peu incertain dans un milieu professionnel quelconque. J’ose espérer que Jean-Pascal, surnommé Jean-Bouc, a pu trouver un job grâce à Papa. Il était gentil le Jean-Bouc. Adorable. Bête. Avec des grosses lunettes et un regard hagard-hagard. Oui, Jean-Bouc avait des ascendances algueuses qui tiraient parfois sur le krill. (Bon, là, faut toucher en micro-organismes marins).

Un soir, il avait organisé le dîner de classe (coutume très répandue dans le milieu catholique, parce qu’après tout, il est de bon ton d’inviter des gens autour d’une écuelle de vin et quelques chips). Nous arrivâmes dans sa maison, que dis-je, son manoir familial situé dans la petite bourgade de Louveciennes.

Pfiouuuuu, à l’entrée, tu avais une vue plongeante sur un grand espace (qui sert à rien mais qu’est joli) et en face de toi, tu avais un escalier à deux entrées. Tu sais, cet escalier que tu peux prendre soit par la gauche, soit par la droite, qui t’emmène sur le palier d’escalier pour finalement se rejoindre en un seul grand escalier monumental et qui mène je-ne-sais-où, puisque, faisant partie du peuple, je n’ai eu le droit que de rester au rez-de-chaussée.

Mes yeux s’écarquillèrent en voyant la beauté marbrée de cette demeure. J’imaginais alors combien de pierres tombales cela pouvait représenter.

Curieuse, je voulais connaitre l’histoire de cette famille, l’histoire de cette richesse familiale et le pourquoi du comment on arrivait à tant de marbre pour un seul home !

Je m’adressais soudain à Jean-Bouc:

« Il fait quoi ton père ? »

Il répondit : « Il est allé chercher mon frère à la gare ».

Voilà, c’était Jean-Bouc, le con simple et gentil.

Ces cons-là, je les ai souvent pris sous mon aile. Une sorte de refuge 30 millions d’amis. C’est vrai, j’aimais bien les protéger, étant plus jeune, comme des petits poussins trisomiques.

 

Les cons giflables

conneCe sont les cons qui s’enfoncent dans leur connerie, qui en souffrent, mais qui ne sauront jamais s’en depetrer. Non pas parce qu’ils ne le veulent pas, mais parce qu’ils ne le peuvent pas. Physiologiquement, c’est pas possible pour eux. Ils doivent certainement sécréter des hormones pas comme les autres (en termes scientifiques on les appelle les « hormones Corky ») qui les empêchent d’avancer.

Un exemple dans mon entourage, sur lequel je me suis plus qu’étendue est Meurine.

Ce sont des cons à qui tu aurais envie de mettre des claquades, des petits coups de batte unilatéraux. Un petit doigt savamment glissé dans la prise, histoire de voir s’ils réagissent encore et s’ils arrivent à prendre du recul sur leurs peurs, leurs idées toutes faites, leurs légendes urbaines sur lesquelles ils ont fondé toute leur existence.

Je me permets de vous introduire la version bourgeoise de la conne, qui généralement travaille dans le marketing parce qu’elle a été pistonnée. Cette pauvre petite fille riche qui a de gros problèmes parce que tout le monde la traite de bourgeoise, tout ça parce qu’elle porte une bague de fiançailles aussi grosse qu’Uluru…

Cette version bourgeoise de la conne giflable pleure souvent. Quand la vie n’est pas tendre avec elle, ou quand on lui parle un peu brusquement. Elle pleure. Même si elle a 27 ans et demi, elle pleure, accoudée à son bureau.

Souvent, elle oublie de réfléchir avant de parler. Parce qu’elle aime bien donner son avis même quand on ne le lui demande pas. Son avis empreint de jugement, parce qu’elle a été élevée dans les valeurs profondes du catholicisme. Ces mêmes valeurs qui disent que ton décolleté est trop profond, que tes jambes sont trop blanches ou que tes comportements la mettent mal à l’aise.

Après discussion avec cette conne, tu te rends compte qu’elle a les seins qui tombent, qu’elle est naturellement bronzée et qu’elle se sent souvent conne face à ta répartie foudroyante.

Cette conne giflable bourgeoise considère que les gens devraient faire sa vie en fonction de la sienne. Exemple important ici, lorsque pour son mariage, ses deux témoins étaient sur le point d’accoucher et donc non présentes. « Elles savaient que j’allais me marier, elles auraient pu attendre avant de faire un enfant. » Si, si, c’est vrai, elle l’a dit.

 

Le con premier degré :

con2Le con premier degré est un con qui, comme son nom l’indique, ne capte que le premier degré. Autant vous dire que quand je le croise, il ne retient de mon discours que « bonjour » et quelques adverbes. Tout le reste est encodé en binaire. 0 ou 1.

Le con binaire n’hésitera en aucun cas à donner son avis dans une conversation et à s’étonner que tu ne saches pas telle ou telle chose, pendant que toi, tu te délectes de le faire tourner en rond.

Ce con-là équivaut à une souris morte. Tu joues un peu avec, et puis au bout d’un moment, t’as juste envie d’le finir sous le talon de ta santiag.

Il aime décortiquer tes blagues afin de te démontrer qu’elles ne sont pas parfaitement construites. Le regard se fait vide et l’intention dans le discours est telle qu’il aimerait te faire passer pour un gland.

L’exemple le plus criant fut lorsque je fis une petite blagounette raciste à mon collègue coréen, en lui demandant avec ma plus belle voix de beauf « Et toi, Tchong, ça s’passe comment dans le pays du soleil levant ? »

Le con premier degré sursauta du cerveau pour me couper la parole « Bah non hein… c’est le Japon le pays du soleil levant, pas la Corée, et Tchong il est Coréèn, hein ! »…

Merci Ducon, tu viens de tuer le peu d’espoir qui subsistait pour l’Humanité.

Le con premier degré est facilement repérable car il garde souvent la bouche ouverte afin de mieux oxygéner son cerveau. Ce qui, pour des raisons évidentes, n’a pas l’air de fonctionner.

Ce genre de con est malheureux à votre contact. Il dépérit parce que toutes vos interventions deuxième ou troisième degré lui apparaissent comme bêtes. Le con premier degré vous prend pour un con finit, qui n’a aucune culture, qui l’assène de bêtises conversations après conversations.

Le con premier degré prend pitié de vous. Vous qui n’êtes pas foutus de savoir que même si une pute rotait au visage d’une autre pute dans un ascenseur, ça ne pourrait pas sentir le sperme. Ou alors il faudrait vraiment avoir bu une grande quantité de sperme, et avoir de graves problèmes de digestion. Non… ça n’est pas plausible hein…

 Les méchants cons

On boucle la boucle car j’en ai déjà rencontré et j’en parle très bien dans cet article.

On citera, plus récemment l’exemple de Mélanie Laurent, mais mon exemple préféré est bien Zoé Hugo, ma comédienne fétiche.

 

Le con qui s’ignore

3535864722170Le con qui s’ignore est un con qui croit tout savoir et qui aime te donner l’impression qu’il sait tout. C’est finalement le manager idéal dans les grandes entreprises que l’on aime tant. Ce con-là, porte physiquement les stigmates de la connerie.

Il est souvent un peu gras, mais moulé dans des chemises que personne n’oserait porter. Les chemises sont souvent rayées et multicolores, ce qui lui donne l’air d’une chaise longue et provoque obligatoirement épilepsie et nausées simulatées: « Avale ni ta langue, ni ton vomi ». Si tu as la chance de pouvoir t’approcher assez prêt, tu entendras les boutons de sa chemise crier « putain, les mecs, j’tiendrais plus longtemps »… Quand ce con s’assoie, tu peux observer le gras de son bidon dépasser, ou te saluer jovialement.

Niveau faciès, ce con-là n’est pas en reste. Il arbore souvent fièrement des joues roses. Comme le p’tit gros en 6è qui rosissait au première tour de stade. Ce côté rougeot, lui donne un air de campagne et de pâté en croûte. N’oublions pas qu’il aime se coiffer avec beaucoup de gel pour faire des pics malgré une tonsure qui, comme le Sahel, gagne du terrain. Sachant que cette coiffure est so 2000, mais le con qui s’ignore, lui, est intemporel.

Certains chercheurs ont prouvé que le con qui s’ignore serait la descendance directe du beauf. En effet, l’usage d’une Mégane et de chaussures blanches sont là pour corroborer les faits.

Quand le con se met en action, il envoie de la potatoe. Le mot « action » est ici à utiliser avec parcimonie, parce qu’elle est tout de même réduite, l’action. On assiste plutôt à un discours sans fin où le con s’écoute parler, tandis que les gens qui l’entourent développent des comportements plus ou moins étranges. Nous citerons parmi eux l’endormissement soudain avec filet de bave aux lèvre, le pétage de câble traduit par des soupirs et autres « putain, il va la fermer sa gueule, lui ?? » ou encore la création d’atelier scuptures sur crottes de nez, afin de s’occuper du mieux qu’on peut pendant ses longs discours. Le con qui s’ignore sait tout. Mais il ne finit jamais ses putains de phrase. Normal, son cerveau fonctionne en mode shuffle. Il parle pour parler. Il dit. Et quand il dit, on subit.

Si le con qui s’ignore était un pokémon, ce serait un Moudubulbe avec comme seule attaque l’enfumage.

Pour le comprendre, voici un discours typique de con qui s’ignore:

Heuuu comment… l’idée ce qu’il a qu’à faire un outil pour regrouper toutes les informations. En toile de fond, heuuu comment… on s’rend compte qu’y’a un trou dans la raquette et ça peut nous revenir comme un boomerang… comment….ça va dans l’sens de l’histoire…

Pour faire court, tu prends un Michel et une Sylvie, la dernière fois ils se sont pris les pieds dans l’tapis. C’est toujours deux poids, deux mesures. Ils ont mis les pieds dans le plat et l’idée c’est que… heu… comment… ça leur pend au nez…

Le résultat est sans appel, on ne bite rien à qu’est-ce qu’il dit, et on a perdu 2 heures de vie.

Ces cons-là sont usants, je vous conseille de les planter avec tout objet qui pique et qui ne serait pas fait pour tuer, afin de faire durer (environ 2 heures) les souffrances d’une agonie lente.

——

Il y a tant à dire sur les cons… Tant à dire !

J’oublie le con qui, sous pretexte qu’il te connait, vient se coller à toi en soirée, juste pour… être à côté de toi. Sans rien dire, avec son air de… con !

Ou le con, qui va te prendre de haut parce que tu es une nana et que lui est pourvu de sacs pendants velus.

Le con qui te tourne le dos à table et qui lève les yeux au ciel à chaque fois que tu interviens. Ce même con qui ne te regarde pas quand tu parles parce que tu ne parles pas de lui… Certains de mes amis reconnaîtront la personnalité que je décris ! Hihihihi !

Ou enfin, le con qui conduit le Orly bus… J’en oublie… !

Pour finir cette topographie de la connerie, je voulais conclure sans m’oublier. Oui, moi la conne qui critique d’autres cons. La kônassss dans toute sa splendeur, qui pense savoir décrypter les autres comportements et qui balance des vannes à toute occasion…

Mais je n’ai pas envie de m’étendre sur moi, parce que, voyez vous, il est préférable que vous appreniez à me connaître afin de découvrir le potentiel qui est mien !

Je dis ça pour vous…

On s’appelle ?