Articles Tagués ‘Anaïs Nin’

Si comme moi, la lecture c’est pas ton fort. Je t’invite à reprendre les bases en passant en revue les plus beaux ouvrages qui ont construits ta Pirouette et de faire, avec moi, ta bibiothèque.
Ce sont les pages de ces livres qui m’ont fait se déployer mes ailes de gallinacé, comme les oies que Nils Holgersson chevauchait comme l’on chevaucherait sauvagement Patrick Sébastien si l’on avait la chance de le rencontrer lors d’une soirée serviettes.

A l’école primaire, déjà, ma passion pour la littérature fut sans limite. Y’a qu’à voir, j’adorais J’aime lire, (enfin… Tom-Tom et Nana on va pas s’mentir, je lisais que ça, tout comme vous… Ahhhh!! Comme madame Pois-Pois était géniale !!), j’étais abonnée à Images Doc (ma passion pour les animaux, certainement), puis, plus tard Okapi, grâce à quoi je rencontrais mon correspondant breton que j’ai toujours en ami aujourd’hui.

J’adorais lorsque ma mère faisait la bibiothèque l’après-midi et qu’elle nous lisait des histoires, nous qui écoutions assis sagement sur le carré de moquette prévu à cet effet. Mon moment préféré était lorsque ma mère cherchait de ses jolis doigts aux ongles vernis de rouge, la fiche du livre que je voulais emprunter, dans la boite rectangulaire à fiche cartonnées . Le mouvement doux et précis de ses doigts habiles me donnait l’envie de devenir bibiothéqueuse quand je serais plus grande. Bibiothéqueuse.

boite a cartes

Qui n’a jamais rêvé d’avoir une boite à cartes ?

Ce fut avant mes vacances dans ce joli village des Alpes qu’est Ancelle où je découvris le beau métier de Gardeuse de vaches.

On ne trouve que peu de traces de cet ouvrage sur les Internets...

On ne trouve que peu de traces de cet ouvrage sur les Internets…

Mon amour pour les poneys et autres bourriques fut entretenu par le bel ouvrage au titre évocateur et fripon : Jackie, des filles, des garçons et des poneys. Alors non. Ça n’est pas la section animalière du site Jaquieetmichel.com. Rien à voir.
C’est un livre magnifique qui résume tous mes rêves d’enfant. Il était question d’une petite fille qui s’appelle Jackie (certainement originaire du Nord de la France et dont les parents étaient fans de tuning), qui passe ses journées à faire du poney en pleine nature avec ses amies filles et ses copains-garçons. Voilà. Ça résume tous mes rêves. Avoir des amis. Avoir un poney.
Et puis là, j’me dis, je vais avoir 31 ans et qu’est-ce que j’ai fait d’ma vie, hein ?
J’ai, en effet, quelques copains-garçons… mais qu’en est-il du poney ? Rien…
Y’en a qui disent que si à 50 ans t’as pas de rolex t’as raté ta vie, moi je dis que si à 30, t’as pas d’poney, t’as raté ta vie, mon canard.

Lulu

Je vous ai également déjà parlé de ce livre qu’est Lulu chez les zog-zog, je ne vais pas m’étendre. C’est un très bel ouvrage qui raconte l’histoire d’un gamin qui tombe d’un avion (Si, si j’crois bien) et qui atterrit dans une tribu primitive où tout est comestible. Les zog-zog vivent au coeur d’une forêt de palmiers, ce qui explique que tout ce qui est comestible dans leur village est fait à base d’huile de palme. Les oreilles des zog-zog sont en pépito, et le toit de leurs maisons est en Nutella. Ce livre est le diable et la Bible de notre société de consommation. Y’a qu’à voir les statistiques à la sortie de ce livre aux Etats-unis, où les enfants sont passés du 12 ans Jacadi au 44 Armand Thiery…

J’ai commencé très tôt la lecture. Les sagas, j’adore ça. ça me passionne vraiment.

Quoi de mieux que la collection bibliothèque rose ? Alors, rien à voir avec des ouvrages érotiques. Sachez que j’ai été fortement déçue de ne pas tomber sur la littérature d’Anaïs Nin en lisant les aventures de Oui-Oui et Potiron… Pas une seule fois il fut question de quelconques attouchements sur légumineuse. Le prénom de Oui-Oui, pourtant très suggestif, il en convient, ne fait que référence à son côté naïf et non à son côté trainée qui dit oui à tout c’qui passe…

oui oui potiron

Personnellement, je lisais les aventures de oui-oui vers 11 ans… J’ai pris mon temps… j’étais pas prête à lui dire aurevoir pour passer sur la collection bibliothèque verte et les aventures de l’étalon noir.

Alors, ici aussi… Dans les aventures de l’étalon noir, on parle bien d’un cheval. Non, parce que si tu espères cypriner quelques feuilles au cours de ta lecture, il faut passer ton chemin et plutôt te diriger vers la collection bibliothèque Ebony.

Les aventures de l’étalon noir, ça m’a toujours fait chier. Parce que c’était un peu des aventures de merde. Un gamin en héros, c’est pas crédible. Et puis à l’époque sur M6 ils passaient la série du même nom et le gamin qui jouait le cavalier avait une grosse tête de con ! Sur l’échelle de Brian, il atteignait quand même 8. Je pense que le côté surnuméraire des chicots d’une personne augmente mon envie et ma motivation à lui péter la gueule.

Trop d’chicots… Trop d’chiiii-iiiiiiicoooooots !

Echelle de brian

Il avait beaucoup trop d’dents pour pas justifier un épisode où Black y foutrait pas un coup d’sabot dans les chicots pour tout débrouissailler l’merdier… On oublie un p’tit peu trop rapidement que les histoires de l’étalon noir, c’est avant tout l’histoire d’un vieux texan obèse qui adore jouer au PMU et qu’aimerait bien s’faire les couilles en or en exploitant au maximum le gamin qu’a trop de dents !!

J’aimerais ajouter à cela, qu’il serait plus respectueux d’appeler cette saga « l’étalon de couleur », mais ça n’engage que moi…

black2

Après y’a eu les bouquins obligatoires à lire en 6è. L’odysséus d’Ulysse. On bitait pas grand chose, mais ma prof de français, une grande sémite trop fan de moi parce que je ressemblais à sa fille, voulait parfaire notre culture G. C’est aussi grâce à elle, que j’ai lu les aventures de Bilbo le hobbit et que mon esprit divaguait avec les gobelins et autres créatures fantastiques de Tolkien. J’dis pas, hein, j’en ai chié à l’âge de 10 ans pour faire une fiche de lecture sur Bilbo, hein. Sérieusement, comment tu résumes ce merdier ?!

J’ai adoré lire du Maupassant. A tel point que la voisine-qu’avait-jamais-eu-d’enfant-et-qu’aurait-bien-eu-envie-de-faire-de-moi-sa-Natascha-Kampusch, m’avait offert tous les tomes de Guy.

Le voyage de Bilbo, une sorte de GR20 mais qui fait plus peur.

Le voyage de Bilbo, une sorte de GR20 mais qui fait plus peur.

Un de mes meilleurs souvenirs de lecture fut Colomba de Prosper Mérimée. Il a bien fait d’arrêter l’pain d’épices et de se lancer dans l’écriture, Prosper ! Ahhhhh la découverte de la culture et du folklore corse ! Cette envie de gouter au fameux bruccio! Et cette phrase qui me reste encore en tête:

Pè far la to vandetta, Sta sigur, vasta anche ella. – Pour faire ta vendetta, Sois-en sûr, il suffira d’elle.

Il y eut aussi Jason et la toison d’or. Lu en 5è. A l’époque où, justement, ta propre toison commence à pousser fortement. Jason part en expé avec ses potes les Argonautes pour faire un peu comme Ulysse & Nono le p’tit robot. Ce livre mythologique avait d’ailleurs été la source d’un devoir où nous devions écrire la suite d’un chapitre des aventures de Jason. Aparté « Jason », si le mec avait su que la moitié du Nord Pas-De-Calais s’appelerait comme lui, il se serait p’têt abstenu d’être célèbre… M’enfin…

Dans cette rédaction, qui eut l’honneur d’être lue en public, je fis preuve de moult imagination (no kidding), puisque le jeune Jason se retrouvait sur une île peuplée de créatures étranges mi-bisons, mi-hommes que j’eus la bonne idée d’appeler Bisonhommes. 20 ans plus tard, cette erreur d’imagination me fait encore ressentir quelques frissons de honte, tandis que mes deux fidèles amies d’enfance se foutent ouvertement de ma gueule.

Alors là, tu vois, on parle de toison d’or et je me dis que j’ai oublié le livre qui m’a encore plus fait aimer le vendredi ! Tu vois pas le rapport mais ça va venir.

En effet, je pense à Vendredi ou les limbes du Pacifique, dans lequel est contée l’histoire de Robinson Crusoé et de son fidèle ami Vendredi. On est d’accord que c’est la version pour adulte de Robinson Crusoé. Dans l’histoire, Robinson, il est pas tout clean, à force de faire l’amour à sa main, il cède à « la souille », qui consiste à se lover dans la boue, ou à rester des jours dans une grotte comme on resterait dans le ventre de sa mère… J’avoue que mon passage préféré reste quand il décide de faire l’amour dans un arbre ou dans la terre. Sa foutrine est tellement puissante qu’elle engendre des mandragores.

vendredi

Ce livre est impressionnant en matière de symboles et de saloperies liées aux déviances de l’esprit humain en manque de sesque. Dernier clin d’oeil pour Andoar. Andoar est un bouc qui se trouve sur l’île de Robinson et Vendredi. Quand Andoar vient à décéder d’une vulgaire infection de son sabot arrière gauche, Vendredi décide de le dépecer et de tanner sa peau, tout en urinant dessus afin d’accélerer le processus de tannage ! Du coup, tu regardes ton canapé en cuir d’un autre oeil… Finalement, après avoir obtenu un peau bien tannée, Vendredi hésita à s’en faire une tenue décontractée qu’il aurait appelée Friday wear, mais il a plutot décidé d’en faire un cerf-volant. Ah bah il sait s’amuser, Vendredi !

J’aimerais bien que mes meilleures amies fassent de moi un cerf-volant après ma mort. J’trouve ça classe !

Sinon y’a tous les ouvrages où j’ai juste lu le titre, le cheval rouge, le lion de joseph kessel. J’avais d’ailleurs fait un exposé de groupe juste sur la couv et la 4è de couv… ouai… un sujet intarissable.

Dernier livre que j’avais aimé au lycée, avant la rentrée de première, c’était la Curée. C’est pas du tout l’histoire d’amour interdite du Père Tarain avec Jean-Christophe, enfant de choeur responsable en chef des cierges, non, non ! Je parle de LA curée ! Un tableau passionant de la société industrielle française du début du 19è siècle. Je sais pas si c’est parce que l’histoire était bien, ou si c’est parce que c’est à cette époque-là que j’ai découvert la masturbation…? Ca, l’histoire ne le dit pas !

Alors… A vos cartes de bibiothèque mes canards, vous avez de la lecture sur le feu !

Publicités