Articles Tagués ‘Bagdad Rodeo’

La gloire m’ayant touchée du bout de son doigt délicat de porcelaine, je ne pus faire autre chose que de suivre les conseils du Grand Mage des blagounettes, Emmanuel Gasne, qui me souffla un jour de sa voix grave et chantante : « Je te valide en tant que fille drôle, tu devrais faire un topito de tes meilleures blagues ! ».

La sélection fut ardue et rude. Je creusai dans les tréfonds de ma mémoire. J’ai sélectionné, pour vous, le top fünf de mes meilleures blagues. Grosse Witze à suivre, ach !

« Une blagounette n’est rien sans son contesque » – Goethe

Interprétation libre d'un regard ardent Quel est le con qui a collé le panneau interdiction de fumer ?

« Interprétation libre d’un regard ardent » ou
« Quel est le con qui a collé le panneau interdiction de fumer ? »

1. Benjamin Blass

Benjamin Blass était un garçon que j’ai connu en primaire. C’est son vrai nom. J’en ai rien à foutre de son anonymat. Benjamin Blass faisait partie de ces fratries dans lesquelles tous les enfants se ressemblent. Comme des clones. Pas de bol, ils étaient tous moches.

Son frère ainé était la version blonde, lui était roux. Pas de bol (bis).

Leur particularité était d’avoir une chevelure assez bizarre, un peu comme les trolls porte-clefs, voyez ? Des cheveux touffus-crépus-moussus.

Il avait également un faciès hasardeux. Il ressemblait à Tristan de Lucile Amour et Rock’n roll… un visage blanc, un nez très présent, des yeux ronds et noirs, et c’est à peu près tout. Comme si tout le reste de son visage était gommé. Pas de bol (ad lib.)

Une fois, alors que Benjamin Blass était en train, gentiment, de me traiter de « grosse vache », comme à son habitude… – aparté : oui, je sais, lecteur, tu as du mal à imaginer que l’on puisse me parler de la sorte, vu ma bonnassitude naturelle… mais c’est pourtant vrai… -, je lui répliquais tout de go du haut de mes 8 ans : « Arrête de t’la jouer avec tes ch’veux en plastique !! ».

BIM, Booyah et toute la clique, trop boulé-glandé le Blass ! Je gagnai à vie le respect de mes chères comparses Krokignol et Filochard, toujours fidèles au poste d’amies de moi.

Benjamin Blass

Benjamin Blass

2. Le parking des bus

Ce fut sur la route de Strasbourg que cette vanne naquit. C’était un mârdi. Nous partîmes avec ma classe de 1ère du lycée Notre Dame (douloureux lycée…) à Strasbourg.

Nous fîmes une halte pipi-café-clope-puis-forcément-caca sur une aire d’autoroute. Nous descendîmes du bus, mes compères et moi-même, et vîmes sur le parking des autobus où nous étions stationnés un animal étrange tout crabouillé, tripes à l’air, langue pendante.

Pauvres citadins que nous étions, nous nous posâmes tout de suite la question : « Mais quel est cet animal ? ». Notre amie Chloé, gentille mais pas futée, lança sans hésitation et d’un air un peu dédaigneux : « C’est une taupe !! ». Oui, effectivement, Chloé connaissait la nature, puisque ses parents avaient un domaine dans la jolie bourgade de Chambourcy avec quelques hectares et une piscine à débordement, alors, oui, la nature, elle connaissait bien !

Je ne pus m’empêcher de la remettre sur le droit chemin : « Une taupe ??? Sans lunettes ? On m’la fait pas ! »… bah oui, moi, fallait pas m’la faire !

Grosse poilade. Hihihihi. Hohohoho. On m’en parle encore de cette vanne de foufou.

ouai... j'ai également le talent de BDiste...

ouai… j’ai également le talent de BDiste…

3. Le Correspondant Américain

Lors de mes études onéreuses dans mon école de commerce, nous avions accueilli un étudiant Américain, qui s’appelait forcément Mickael. Mickael était choupinou, un peu frisé, gentil, et souriant. Le genre de mec à qui je faisais forcément peur. En même temps, je n’étais pas intéressée par ce garçon, parce que justement, il était choupinou, un peu frisé, gentil et souriant. Ça manquait un peu de bollocks et de poils à mon goût.

Un soir, je me rendis à une de ces soirées où… tu bois… et tu danses… mais surtout, tu bois. Et bizarrement, j’avais bien bu. J’ai déjà évoqué cette soirée dans ma chronique (Tutoriel de la picole). Sortant du bar, où la bière était à 1 euro, je rampais prête à dégorger à tout moment, tant bien que mal vers les toilettes qui avaient été condamnées ce soir-là. Désolée et sans aucune solution, vu que mon champs de vision s’était réduit à 3 mètres devant moi, je m’étais résignée à m’assoir par terre et vomir à côté de moi… Déchéance & remontées acides.

Mes amies me retrouvèrent ici. L’une d’elles était accompagnée de Mickael. Dans un élan de bilinguisme, je demandais à Mickael de trouver les toilettes les plus proches afin de me ramener du « péqiou »… Comprendre ici « PQ » ou papier-cul, pour que je puisse m’essuyer la bouche. C’est à partir de ce moment-là que les relations franco-américaines se sont dégradées. L’incident du péqiou y est pour beauqioup.

le Péqiou
le Péqiou

4. La cité de la peur

Pub O’sullivan. Le premier qui a ouvert en France. Saint Germain-en-Laye. Fierté de ma région. C’était notre fief avec ma sœur. Mister Sister et moi passions tous nos samedis et aussi parfois nos vendredis dans ce pub, qui était tenu par Pascal. A prononcer à l’irlandaise en insistant bien sur le « P » et le « L ». Accent Gin tonic. PAscAL. Pascal était un leprechaun adorable. Le grand avantage de Pascal est qu’il n’avait nul besoin de se déguiser le soir de la Saint Patrick. Je suis sale et je me moque, mais Pascal était adorable (Il manquerait plus qu’il soit méchant, en plus d’êt’ moche, tiens !).

Bref, les soirées dans ce pub étaient pleines de rencontres insolites. Outre les piliers de bar qui étaient toujours sympas, nous avions l’habitude d’y retrouver Yvres. Son vrai prénom était Yves mais il était tellement tout le temps bourré, qu’on l’avait rebaptisé Yvres, et il n’y voyait que du feu. Yvres avait les mêmes cheveux que Benjamin Blass mais avait également le regard d’un opossum épuisé génétiquement.

Tout ça pour dire qu’au royaume de Yvres, les sœurs Pirouette sont reines. On était l’attraction du pub. C’est donc tout naturellement que les mecs les plus bourrés venaient nous draguouiller. Quelle chance, quel succès fou !

Un soir, Jean-Marc Vestencuir vint tchatcher ma sœur, en la vouvoyant, parce que souvent les mecs un peu beaufs qui portent des vestes en croute de porc usé (c’est le porc qui était usé, pas la croûte, et c’est d’ailleurs pour cela qu’on l’a buté pour en faire un manteau…), vouvoient leurs proies potentielles pour plus de mystère et de piment. Ou tout simplement, parce qu’ils se la jouent gentlemen cambrioleurs. Alors qu’il se retournait vers moi pour faire ma connaissance, il me tint à peu près ce langage : «  Et vous êtes ? », je lui répondis très sérieusement : « A l’aréoport. »

Meilleure réplique de la Cité de la Peur utilisée en milieu alcoolique.

"Moi j'avais le soleil jour et nuit, dans les yeux d'Yvres" aurait pu chanter Joe Dassin. Il a choisi les yeux d'Emilie.

« Moi j’avais le soleil jour et nuit, dans les yeux d’Yvres » aurait pu chanter Joe Dassin. Il a choisi les yeux d’Emilie.

5. Sur le tournage d’un clip

Ouai, ouai… j’ai tourné dans un clip. Oui, y’a pas de quoi en faire un plateau de fromages, tu sais, moi, c’est tout naturellement que j’inonde de mon aura tout projet artistique. Enfin, tu me connais, mon canard… C’est mon côté Madrange, jambon star.

C’était lors du tournage du clip de Bagdad Rodéo de Bagdad Rodéo. Bah quoi ? J’y peux rien si la chanson est éponyme.

Comme ma lumière éblouissait tout le monde, c’est tout naturellement qu’on me fit porter une cagoule du style Guantanamo.

J’étais prête pour la prochaine prise. A genoux (ça, je suis habituée), tête bien droite, sac sur la tête, mains dans le dos. Tous les autres figurants étaient dans cette même position. Je sortis juste avant que le réalisateur crie « action ! » : « Tiens, c’est marrant, ça me rappelle mon premier rapport sexuel ! ». LOL général. Drôôôôle. Succès. Escalade de la Gloire. Fanatisme. Descente aux Enfers. Duo avec Yannick Noah. Passage chez Michel Drucker. Retraite confortable. Couches Tena.

Story board de ma blague sur le tournage du clip de Bagdad Rodéo

Story board de ma blague sur le tournage du clip de Bagdad Rodéo

—o—o—o—o—o—o—o—

Je suis consciente que tu dois avoir hyper mal aux abdos d’avoir rigolé à toutes ces meilleures vannes. La richesse de l’article !

Si tu as la chance de me connaitre IRL* (rien à voir avec le nez, les oreilles et la bouche), tu as de la chance. Sinon, j’espère qu’un jour tu auras la chance de me parler, parce que, vraiment, ça en vaut la peine, je suis tellement formidable.

A bientôt, pour un jus de pomme !

* In Real Life

Publicités

Joyeux anniversaire, toi ! Mon petit moi, mon petit twat !

Déjà, j’aimerais qu’on arrête de dire « je fête mes 1 an »… non parce que du coup comment tu accordes singulier et pluriel, on y bite que dalle ! « Je fête mon 1 an » n’existe pas non plus… la langue française recèle bien des mystères !

1 an que Juliette écrit des conneries, vous bullshite à tire larigot, go hein hein, go héhé, go hoho, go zéro, pour ne point citer Mel-K qui doit bien être occupé à alliance-ethniker à tout va.

1 an que je m’ouvre à vous, comme une moule fraiche en pleine cuisson dans ce Léon de Bruxelles qu’est la blogosphère ! 1 an que je tente de nouvelles expériences timides de podcast (Léo, encore une fois, merci !), d’écriture pour d’autres sites comme http://www.season1.fr (Alex, merci !), que j’ai rencontré plein d’artistes super talentueux et adorables et qui m’ont intégrée dans leur univers tant au niveau musical qu’humoristique ! (Le théâtre de dix heures, Bagdad Rodéo, la Grosse Radio, Le Paname, j’en oublie !)

J’ai trouvé les bollocks pour le faire sans perdre une dent. Je suis obligée de citer Alexandre Astier que j’admire et que j’aime tant ! Oui, j’ai eu le courage de lancer ce blog, d’écrire, de vous permettre de me voir nue (bon, à part quelques boobs, par-ci, par-là, tout est au figuré.) J’ai eu le bonheur de recevoir vos compliments, vos critiques, vos encouragements et vos remerciements. Merci à Vous mes canards ! Merci de rire à mes conneries, merci d’entendre ma voix dans vos têtes vous raconter toutes ces mésaventures ! Écrire tient désormais une place importante dans ma vie et je sais que j’en suis maintenant capable. M’exprimer par ce biais, quel bonheur !

Depuis septembre, je m’essaie à l’impro, même si, pour le moment, il est vrai que « Tu es vachement mieux au naturel qu’en impro ! ». C’est pas de moi, c’est d’un de mes camarades adorés de l’atelier LMI ! C’est drôle car c’est tellement vrai !

Je vais laisser tomber ces barrières ! Ah, le lâcher-prise, si cher à Olivier Descargues et qui nous coûte tellement ! J’vais tout lâcher les mecs… ! Bon nombre d’entre vous sait que ça n’est pas forcément une bonne chose, connaissant la fragilité de mon système digestif…

De nouvelles aventures m’attendent encore, des projets, des idées… ça bourgeonne comme mon visage en milieu de cycle monstruel !

Oh, et si vous voulez faire appel à ma plume (celle qui écrit), n’hésitez pas à me contacter, je serai ravie de vous aider dans vos projets !

juliettepirouettedotcom@gmail.com

Des bisous sur vos becs mes canards ! Merci de votre fidélité, au moins, avec vous, je sais que n’attraperai pas la chaude-pisse.

J’ai découvert ce groupe en première partie du concert des Fatals Picards par une belle soirée de Février, si je ne m’abuse, au Cabaret Sauvage.

J’avais pris quelques infos et avais fait un tour sur leur site, en résumé, ce groupe avait l’air sympa mais leur ancien site leur donnait l’air trop sérieux… alors que pas du tout! Les Bagad Rodeos sont des cons, dans le bon sens du terme, j’entends!

Le concert démarre donc à la bourre, résultat: BEST PREMIERE PARTIE EVER!
Des morceaux joués à la perfection, un ingé son qui déchire, des lumières savamment dosées… (je me permets, vu que je suis chez moi, de faire un aparté sur la 1ere partie des Fatals Picards à leur concert au Bataclan en Oct 2012, j’ai passé mon temps les yeux fermés parce que je pense que l’ingé lumière était épileptique suicidaire et tentait de mettre fin à sa vie en appuyant frénétiquement sur son ù^£# de bouton – si c’était que ça, fallait me demander, j’aurais pu rendre service…)
Bref, Bagdad Rodéo c’est LE groupe de rock français aux paroles sarcastiquement drôles et surtout une présence scénique innée et sans faux-semblants.

Je me suis régalée les boulettes, je n’avais pas envie qu’ils partent bien que j’attendais les Fatals Picards!
Bon et puis comme j’habite pas dans la capitale, j’ai dû rentrer avant la fin du concert des Fatals, mais on s’en fout, ça m’apprendra à vivre en Province de Paris, enfoirée de pauvre maraîchère!

Bref, me voilà avec mon 1er smartphone, m’inscrivant sur tweeter, bravant les difficultés de ces applications techno-pas-si-logiques, et donnant des cours de Tweeter à Bagdad Rodéo pour créer le buse et générer du trafic autour de leur groupe.

Première victoire, ce n’est pas sans émotion que j’en parle… la création du #QuandJeSeraiMort… bien qu’expliquer ce qu’est un hashtag via tweeter à Ludo n’était pas une mince affaire -non pas qu’il ne comprenait pas, mais plutôt parce que le nombre limité de caractère oblige ton cerveau à faire des raccourcis!

Depuis je tweete like a twat pour tenter de faire parler d’eux, bien que je ne sois pas la Dancing Queen de touiteur et que mes followers s’apparentent à des cybers amis que je cajole…

Dernier délice en date, leur concert au New Morning, cette salle mythique située dans un quartier qui fait peuuuur!
J’ai regretté que Bagdag Rodeo ne fasse pas leur propre première partie -oui, je sais c’est gratuit- parce que Cielo Drive … bah c’est pas trop ma cam stu veux quoi! Pour ne pas être méchante, c’est un mélange entre Tranxen 200 et Silverchair (haha! qui s’en souvient ?) – ah merde… c’est méchant!

Ce concert a duré 1h30 – 2h, corrigez-moi si j’ai faux, et du haut de mes 29 ans, j’avais l’impression d’être au concert de Korn en 98 à Bercy (pour tout ce qui concerne le bougeage de cheveux et le craquage de cervicales), et autour d’un verre avec Ludo (pour toute cette sincérité et ces blagues Lolilol trop mdr).

Bagdad Rodéo, je vous aime, merci pour ce concert justement joué et sincère!
Vivement la sortie de Deux qui est sans aucun doute, l’album de la maturité, tout comme Bagdad Rodéo, cet album éponyme (comme la ville), qui était également, à son époque, l’album de la maturité!
Tant de maturité dans cette immaturité de Monsieur Delatourette! Bagdad Rodéo, c’est le paradoxe sur scène!
Et comme cet article était tout de même sérieux, je me permets de rajouter en bas de page, tous les mots que je n’ai pu pas utiliser*…

la bise mes canetons!

* enculé ; des bites ; couille ; pain au chocolat ; tondeuse à gazon ; mufflion des neiges