Articles Tagués ‘Bibs Palazzo’

Attention : alerte fleur bleue !

Si tu as peur que je te parle d’amour et de musique Jazz et si tu préfères d’autres sujets plus légers, je t’invite à lire l’article juste en dessous, sur les cons… ne le prends pas pour toi. C’est le sujet de l’article…

Hot Sardines 01 - (c) LeAnn Mueller
Vous ai-je déjà parlé des Hot Sardines ?

Ne bougez pas, je m’en vais vous raconter ma rencontre avec les sardines chaudes…

Octobre 2012 : Nous voilà arrivés à New York. Ma première fois à New York. J’en rêvais… L’époque de la prohibition, les buildings si hauts que les sons de la ville en sont déformés et amplifiés, les réservoirs d’eau sur les toits, les échelles de services à l’extérieur des bâtiments, la ville du Jazz !

J’ai été totalement réceptive à la magie de cette ville. Il y a plusieurs New York dans New York ! Chaque quartier a son âme. Je les ai toutes aimées.
New York me fait vibrer, littéralement, tout comme Paris. Nous avons parcouru 27 kilomètres à pieds en l’espace de 4 jours !
Nous y étions une semaine pile-poil avant la grosse tempête de New York.

Le premier jour de notre visite, il pleuvait à grosses gouttes, mais il y eut une éclaircie au moment d’entrer dans Central Park. Ce fut devant le lac qui donne sur le Belvédère que Nico posa un pied à terre et me demanda en mariage !
Le soir même, pour fêter cela, nous prîmes un verre de vin chacun en terrasse (un 20 Octobre) dans le Village, au Gitane Café, à Mott street.
Tout était magique… être en amoureux, assis à un terrasse à New York, à siroter un verre de vin sous un lumignon… Même l’addition était magique ! 25 dollars pour 2 verres. Et oui, on est français, on a envie de boire du vin français, et on oublie parfois que la France n’est pas si proche…

DSCN0091

48 cents le centilitre.

DSCN0094

Un lumignon qui sait poser l’ambiance.

 

Le lendemain, nous avions pris des billets pour un concert au Joe’s Pub, pour découvrir The Hot Sardines.
Nous ne les connaissions pas, mais avions envie d’aller à un concert de Jazz à New York.
Déjà, parce que nous n’avions jamais assisté à un Jazz show et aussi peut-être un peu parce que nous approchions la trentaine et étions des « putains d’parisiens ». La vraie raison est que nous voulions juste vivre, une fois de plus, New York.

DSCN0153Nous voilà, dans le hall du Public Theater, puisque le pub se trouve dans le théâtre.
En entrant dans le Joe’s pub, tu as l’impression de voyager dans le temps. Au temps de la prohibition ! C’est impressionnant comme les Américains accordent de l’importance au décor. On est loin d’Hollywood mais les détails minutieux sont là pour récréer une ambiance que l’on croyait perdue !
De grands lustres, un bar en bois massif, des petites tables dispersées devant la scène et, bien sur, un bar entourant la scène, auquel bien sur, nous nous sommes attablés.

 

 

 

Une serveuse souriante et très serviable (payée au pourboire, mais peu importe tant que le service est là !), prit notre commande.

J’avais envie d’un Martini, dans un verre à cocktail évasé, que quand tu bois dedans, y’a la moitié qui pisse à côté, mais qu’est considéré dans mon imaginaire comme le must de la classitude ! Je voulais mon Martini avec une olive dedans parce que… ché pô, c’est classe aussi, je trouve !
Quelle bonne surprise, je n’eus point besoin de le lui demander, elle me la proposa d’elle-même. Elle me dit un truc du genre « with olive… olive juice ? »…
Jus d’olive ?… hummmm…. chelou mais… OK !!

Et bien, sachez, qu’aux Etats-Unis, un Martini, n’est pas la fameuse boisson Italienne ! Un Martini est un alcool fort et blanc. Ainsi, si tu veux de la vodka, cela donnera un « Vodkatini »… Quant au « Olive juice »… bah j’me suis retrouvée avec une Vodka-saumure, avec une brochette d’olives qui flottait mollement.
On aurait dit l’eau des poissons, juste au moment où tu te dis « Tiens, faudrait la changer, Michel doit plus y voir grand chose dans son bocal! ». Ça en avait le même goût, bien que je n’ai, personnellement, jamais bu l’eau de Michel.

On commanda un burger chacun, et hop, le show commença.

Une washboard, un whiskey, et une Vodka-Saumure.

Une washboard, un whiskey, et une Vodka-Saumure.

 

Le bonheur.

The Hot Sardines est un collectif de Jazz complet – instrumentalement parlant-  dont les influences sont de Paris, de New York et de la Nouvelle-Orléans. Vous avez ? Ce jazz qui swingue à mort ! Qui vous emporte et vous possède entièrement !
Ce swing qui prend possession de vos mains, de vos pieds, de votre tête et qui vous insuffle de la joie instantanée !

Voilà ce que joue The Hot Sardines !
Sur scène, le pianiste et band leader Bibs Palazzo, un vrai de vrai New Yorkais d’origine Italienne qui fait voyager directement dans les années 30 !
Miz Elizabeth, chanteuse charismatique à la voix de velours et au sourire lumineux, Nick Myers, le clarinettiste/saxophoniste tellement choupinou, Jason Prover le trompettiste virtuose qui ne manque jamais de souffle et qui est parfois si gêné de recevoir des applaudissements.
Nous avons aussi Alex Raderman, le batteur, Sugar Crane à la contre-basse, Joe Mc Donough au trombone, et Fast Eddy aux claquettes !
Mesdames et Messieurs, un joueur de claquettes à bretelles! Cet homme-là vous coupe le souffle à remuer tout son corps aux rythmes endiablés des chansons !
Il est même allé jusqu’à tap dancer sur le bar où nous avions nos boissons.
Autant vous dire que je n’étais pas inquiète pour ma Vodka-Saumure et que c’était un véritable plaisir de le voir s’agiter sur nos yeux !

 

Nous sommes tombés amoureux de ce groupe. Nous avons été transportés et conquis par toute cette joie de vivre, la virtuosité des musiciens et la complicité entre toutes les sardines.
Tellement transportés que le jour de notre mariage, Nicolas, au bras de sa mère et moi-même au bras de mon père, avons été accompagnés jusqu’au pied du chêne centenaire par la version de « C’est si bon » de nos amies les Sardines.

C’est si bon, de partir n’importe où, bras-dessus, bras-dessous, en chantant des chansons,
C’est si bon, de se dire des mots doux, des petits riens du tout, mais qui en disent long…

Puis, plus tard, lors de l’ouverture du bal, nous avons dansé sur « Some of these days« .
« Dansé » est un bien grand mot, sachant que les danses de salon ressemblent plus à des danses de saloon quand nous les pratiquons !
Apparemment, certaines personnes ont été soufflées par notre prestation, mais la plupart n’était pas dupes !
Nous, dans tous les cas, nous sommes éclatés et avons vécu un beau moment, quoique un peu long… mais beau quand même !

Octobre 2014: Nous voilà mariés. Un matin, au réveil, j’aperçois la nouvelle. Les Hot Sardines se produisent à Paris…

Yihaaaaa je saute du lit, l’œil encore collé, me saisis de ma carte bleue et prends deux billets pour faire la surprise à mon cher mâri.

13 Novembre 2014: Nous arrivons devant le Duc des Lombards. Nico, qui ignorait où on allait me dit « Ah ? c’est un concert de Jazz? ». Il n’avait pas mis ses lunettes, et n’avait donc pas vu l’affiche du groupe juste devant son nez… la surprise n’est pas encore totalement révélée ! Bon…vu qu’on a attendu 30 minutes devant la porte, un m’ment donné… il dit « Hé mais c’est The Hot Sardines!! »… Héhéhé, dans ces moments-là, j’me dis que je suis trop forte ! J’attendais depuis 1 mois de pouvoir lui faire cette surprise.

Le concert a commencé. C’était un immense bonheur de les voir s’amuser sur scène, de vivre des moments parfois très doux, très suaves, et d’autres explosifs, fous !

Le concert de New York était so New Yorker, grandiloquent et étincelant, à l’image de la ville-hôtesse. Celui que l’on a vécu à Paris était plus intimiste, plus romantique et parfois piquant !

On notera que Miz Elizabeth, née en région parisienne, a écrit une magnifique chanson sur Paris : Wake up in Paris.

L’ambiance dans la salle était plus réservée qu’au Joe’s Pub. C’est étrange comme d’un public à l’autre, les perceptions sont différentes ! A New York, les gens parlaient entre eux mais réagissaient plus facilement. Alors qu’à Paris, le public est plus sage, bien que latin au fond de son cœur, ce qui fait qu’il met du temps mais dès qu’il est chaud, c’est parti !
Personnellement, dès les premières notes, j’ai frissonné de plaisir ! J’étais en joie et totalement possédée par la musique ! J’avais mal aux phalanges à force de claquer des doigts ! Une telle euphorie !

Si bien, qu’en sortant de scène, Miz Elizabeth est venue vers moi et nous avons discuté rapidement. Il s’avère que cette belle dame est originaire de Saint Germain-en-Laye !

Décidément, cette ville magnifique ne me quitte pas !
Découvrir un groupe de Jazz à New York. Les revoir à Paris. Et au milieu, Saint Germain-en-Laye.

C’est con c’que j’vais dire, Josiane, mais … le monde est p’tit !… pis y’a pu d’saison !

Je vous invite vraiment à découvrir ce groupe, qui met la pêche et qui émeut. Je me suis réveillée en chantant « Hoo-bee-doo I wanna be like you-hou-hou ». Sérieusement, j’ai jamais eu cet effet-là avec du Hervé Vilard.

C’est dire la puissance des Sardines Chaudes !

Leur nouvel album sort en Janvier 2015 en France

D’ici là, je vous invite à vous procurer leurs albums déjà sortis via : http://hotsardines.com/music/

Maintenant que vous les avez découverts, vous ne pourrez plus vous en passer !

 

Publicités