Articles Tagués ‘marketing’

Tu rêves d’une série en 6 saisons palpitantes ?

Tu aimerais découvrir des personnages réalistes, poignants, et criants de keunassitude ?

Josiane, Jean-Claude, Clotilde, Juliette & Maryse vont te faire vibrer les muqueuses.

Voici, le script qui va changer ta vie, mon canard ! (Ou alors ça va juste te démontrer que la vie est si ronique que la routourne.)

 

Saison 1

Juliette et Josiane sont deux collègues. L’une dans l’équipe logistique, l’autre au marketing.

Elles travaillent souvent ensemble sur des projets communs et déjeunent parfois pour parler de leurs demandes en mariages respectives.

Depuis que Josiane a quitté Marc parce qu’il était “trop gentil”, elle a trouvé en la personne de Jean-Claude, commercial dans la même boîte qu’elles, un homme virile (macho), qui sait ce qu’il veut (con) et séduisant (cf théorie de la relativité, Einstein).

 

Le temps passe. Josiane a de plus en plus mal aux racines. Pas ses racines capillaires, mais ses racines dentaires. Oui. Elle a les dents qui poussent. Fort, fort, fort. Jusqu’à atteindre le poste de responsable de marque avec sa propre équipe. Elle dit même à une de ses sous-fifres “Tu n’aimerais pas, comme moi, à 28 ans, être responsable de marque ??”. Josiane est une leadeuse. Une bonne manager. Elle sait motiver ses équipes. Aime les pousser à se surpasser.

 

Et à la maison, le soir, y’a Jean-Claude qui l’attend quand elle rentre.

Jean-Claude sait tout d’elle. Il sait surtout à quelle heure qu’elle a quitté son travail, et à quelle heure qu’elle est supposée arriver. En espérant que sur le chemin elle ne se soit pas arrêtée pour se faire sauter par la moitié de la terre. Parce qu’il les connait, lui, les femmes !

C’est pour cela, qu’il regarde à quelle heure qu’elle se déconnecte de la messagerie interne du boulot. Il sait. Elle ne pourra pas lui mentir. Plutot pratique de bosser dans la même boîte ! Futé l’Jean-Claude !

 

Saison 2

Juliette apprend qu’elle se fait virer. Elle prend le plan social. L’annonce a été faite le 29 Juillet, 2 jours avant les vacances d’été. Ils se sont tous connectés à une téléconférence, qu’ils pensaient sur un nouveau projet logistique. Non. En fait, le power point diffusé disait “Suppression de tous les postes à travers l’Europe…..nous valorisons l’humain….. blablabla….. mes couilles sur ton nez, ça t’fera des lunettes….Et bonnes vacances, bande de connards !”.

 

Juliette a donc passé des vacances un peu pas reposantes à se triturer la tête pour savoir ce qu’elle allait faire après.

Entre temps, elle se fait à l’idée de toucher un chèque sympa et de partir. L’idée fait son chemin. Mais les Ressources Humaines disent que finalement, entre Meurine et Juliette, l’une sera “sauvée” et ne partira pas avec un chèque. Elle sera condamnée à rester dans cette entreprise bien, avec un poste pas du tout intéressant.

Après une attente de 2 semaines, l’annonce tombe. Juliette dégage. Meurine reste. Dans ce merdier ambiant, ça reste une bonne nouvelle !

 

Traiter les gens comme du bétail. Zéro gestion de l’humain. Juliette ne se doutait pas encore qu’on allait continuer à la faire bosser, en sachant qu’elle devait se barrer, pendant encore 1 an et demi avant de la libéreeeeer, délivreeeeer !

 

Cela n’empêche pas Juliette d’être déjà en colère et de manifester cette colère par pas mal d’ironie lors de réunions.

Lors d’une réunion avec Clotilde du marketing. Juliette lui dit qu’il fallait se dépêcher d’avancer, car “normalement” dans 6 mois, elle sera partie. Cela évitera à Clotilde de galérer avec son projet après le départ de Juliette.

Réponse de Clotilde : “Heuuu oui mais ton délai m’arrange pas!!”

Réponse de Juliette : “Heuuu moi non plus ça m’arrange pas de me faire virer!!”.

 

A la fin de la réunion, Clotilde dit à Juliette qu’avec sa répartie, elle s’était sentie un peu “conne”. Elle ne savait pas que Juliette n’y était vraiment pour rien là-dedans…,

Clotilde en parle à sa boss, Josiane.

Josiane en parle au boss de Juliette en disant que « son comportement met ses équipes mal à l’aise ».

Le boss de Juliette la recadre un peu sachant que lui aussi se fait virer.

 

Saison 3 

Juliette se dit que Josiane est une keunasse.

Que son accession au pouvoir de responsable de marque-moi-pas-les-couilles-avec-tes-dents lui monte au cerveau.

Elles ne vivent pas dans le même monde.

 

Josiane insiste pour parler à Juliette. Juliette n’a rien à lui dire, elle sait à quoi s’en tenir. Basta. A la limite, lui chier dans la bouche en lui pinçant le nez, mais aucune envie de parler aux personnes qui n’ont aucune empathie.

Ce jour-là, c’est le pot de départ d’une bonne collègue.

Josiane choisit quand même de venir importuner Juliette, entre 2 pancakes.

Juliette quitte donc le pot de départ.

Josiane lui crie: “Je trouve quand même ta réaction démesurée!!”.

Juge Josiane a encore parlé !

Saison 4

Ça fait 2 ans que Josiane doit se marier avec son gros beauf de mec.

Il est important de finir vous décrire son mec ! Il me semble que l’auteuse de ce billet ne s’est pas encore assez étendue sur le sujet… Gnek, gnek, gnek !

 

La version jeune de Jean-Claude Convenant.

Soit disant beau gosse, plutôt beauf-gosse.

Grand, trop de dents en avant, jaunies à l’idée de voir une brosse à dents. Quand il parle on comprend pas bien ce qu’il veut, et en même temps ça nous arrange. On sait que ce sera pas brillant… comme ses dents.

Jean-Claude est très macho. Il interdit à Josiane de sortir avec des copines.

Heureusement que Josiane fait son chefaillon aux dents longues au boulot.

J’ai définitivement une dent contre ce couple de beaufs.

 

Bref, la vie avance, les disputes du quotidien sont de plus en plus fréquentes..

Souvent Josiane balance sa bague de fiançailles dans la gueule à Jean-Claude, parce que c’est comme ça qu’on est adulte et qu’on agit. ça faisait 2 ans qu’elle laissait pousser ses cheveux pour le mariage. Un matin, elle arriva avec les cheveux coupés à la garçonne… nan… plutôt à la goudou, en fait. La goudou dégueulasse de Lisieux, avec la nuque longue un peu, voyez ?

Mais Josiane a décidé qu’il fallait « avancer » et qu’ils allaient quand même se marier. Faut pas se poser trop de questions. Faut avancer.

En mode « projet ». Y’a une « deadline ».

Oui… une ligne morte. Si seulement Josiane traduisait le terme, littéralement.

 

Saison 5

Juliette s’en bat les escalopes, elle part définitivement dans moins de 3 heures ! #Bouyah #Ranafoot

Soudain, via la messagerie interne, Jean-Claude vient lui parler.

Une conversation version MSN des années 2000, à base de beaucoup de fautes de frappe (comme s’il écrivait avec ses dents), beaucoup de points de SUSpension (indiquant ici la tension sexuelle qui naissait à la base de son spaghetto), et surtout des allusions lourdes de gros beauf. Normal, Jean-Claude.

 

Marrant, cet après-midi-là, nous étions 3 derrière mon écran, à lui répondre.

Bon, c’était marrant, un moment, parce que la routourne a tourné.

Mais au bout d’un moment, j’avais le dégout au bout des yeux, à lire ses allusions, et ça me faisait plus trop rire !

Je me suis déloguée. Il était de toutes façons 16h, la lumière revient déjà, et le film est terminé ! C’était ma dernière séance et le rideau sur l’écran est tombé.

Je me suis barrée à tout jamais.

Saison 6

Cela fait maintenant 5 mois que Juliette a quitté l’entreprise.

Un soir, en rentrant du sport, alors qu’elle avait encore la raie humide et le palpitant…palpitant, elle écouta un message vocal d’un numéro inconnu sur son téléphone.

 

C’était Maryse.

Maryse est la meilleure amie de Josiane et elle travaille, elle-aussi, dans l’entreprise bien.

Cette boite, c’est le Nord Pas-de-Calais de l’industrie pharmaceutique.

Va falloir brasser le patrimoine génétique, sinon les futures générations ne seront plus que dents & désolation.

Notons également que Maryse ne peut pas blairer Jean-Claude. Elle l’a dit à Josiane. Josiane a quand même demandé à Maryse d’être sa témoin de mariage.

Tant qu’à faire de la merde, autant jeter du camembert dans les toilettes pour nourrir les vers de la fosse septique, alors que Maryse, elle, est une vraie sceptique.

 

Allo ? Ici Maryse, de ton entreprise bien ! J’espère que tu te souviens de moi ?

Je voulais te parler de Josiane & Jean-Claude, c’est important.

J’ai un point à voir avec toi, ce serait bien que tu me rappelles pour qu’on discute de ce point.

Merci.

 

A quel moment, dans la vraie vie normale tu utilises l’expression “j’ai un point à voir avec toi ?”, mais faut redescendre, les meufs ! Vous marketez du dentifrice !! Les 3 bandes bleu, blanc, rouge, faut pas se les fourrer dans l’nez, ça fait des dégâts !!

 

A quel moment, tu as cru bon de me déranger dans ma vie pour me parler de deux personnes que je conchie ?

 

A quel moment, tu t’es dit “Hey ! ça merde dans leur couple, ils vont se marier, faut vraiment que j’arrête le massacre, tiens, si j’appelais Juliette, pour qu’elle me raconte comment Jean-Claude l’a draguée et que je balance tout à Josiane?”

Juliette va pouvoir m’aider à faire en sorte que Josiane ait une plus belle vie !!

 

Je ne vois pas d’autres raisons de son appel.

 

Après moult reflexions, j’ai envoyé un texto poli:

“Bonjour Maryse, je n’ai aucune envie de parler de ces gens-là. A plus!”

 

Petit clin d’oeil à Jacques Brel. Classe.

 

Oui, en tant que lecteur attentif, tu t’es rendu compte que la narration était au départ à la 3è personne du singulier et est passée à la 1ère. Nan mais c’est parce que c’est moi, Juliette, dans l’histoire. Juliette, c’est moi.

L’utilisation du prénom aurait quand même pu te mettre sur la voie !

 

Et oui, car, en fait… c’est une histoire vraie, j’te juuuure-han !


Pour en savoir plus sur Meurine c’est ici : Meurine

Pour en savoir plus sur Clotilde, c’est ici, dans la section « les cons giflables » : Clotilde


Games of Sex and Keunasses

Publicités

Où vous voyez-vous dans 5 ans ?

Hum, je dirai dans un service marketing d’une entreprise de grande consommation travaillant sur des produits toujours plus innovants et sexy. Je suis très créative et j’aime beaucoup travailler en équipe. J’ai une forte résistance au stress et aime le travail bien fait. Je suis très perfectionniste… blablabla mes couilles sur ton nez !!

Voilà ce que j’ai sûrement dit à mes entretiens en sortant de mon école de commerce afin de trouver une entreprise qui me ferait la faveur et l’honneur de me prendre en son sein.

Bullshit ! Je ne me jette pas la pierre, mais voilà ce à quoi on nous forme pour pouvoir trouver du travail.

Une grande entreprise de l’emballage

Ce fut par une belle et froide matinée d’Avril que je me rendis à mon entretien pour un poste d’assistante marketing. Cool ! Premier entretien pour un job qui serait vraiment en rapport avec mes études à 5 000 boules l’année !

J’avais rendez-vous avec un certain Norbert, directeur marketing néerlandais qui n’était pas basé à Paris mais qui se déplaçait pour faire les entretiens. Je l’imaginais grand, gras, chauve et bedonnant alors que j’étais à l’accueil attendant mon heure et faisant des nœuds marins avec mes intestins.

Soudain j’aperçus un homme en costume noir aux fines rayures blanches accoudé à l’accueil, se retournant vers moi, et me disant « Juliette ? Please come on ! » accompagné d’un petit clin d’œil de beau gosse sa race. Cet homme-là était le sosie de Brad Pitt ! Ce n’était pas le moment de flancher, je voulais ce job, j’ai tout donné, j’ai tout bien récité mon CV avec tout plein de mots clefs. Cet entretien était une sorte de texte à trous et lorsque tu prononçais les mots-clefs corporate tu entendais une petite clochette, comme dans Hugo Délire, et tu gagnais des points. Mon score final était de 90E. J’étais embauchée.

Le marketing, le monde merveilleux des 4P – Politique, Paraitre, Pute, Péni (rappel: un péni, des pénis).

Politique

Je découvris deux femmes totalement différentes qui ont fait ma vie au sein de cette entreprise.

L’une, bourgeoise rigolote et hyper professionnelle qui m’a prise sous son aile et qui m’a fait confiance. Sans elle, je n’aurais rien appris, je n’aurais pas eu confiance en moi et je n’aurais pas découvert les joies d’aller dans les locaux d’une grande maison de parfumerie pour un parcours sensoriel extra autour de parfums. Ces parfums avaient tous une histoire autour de l’enfance, de la nostalgie, du voyage etc… Magnifique expérience.

L’autre, ma boss au sens hiérarchique du terme. Une nénette parisienne qui venait de la comm’ et qui ne connaissait rien au boulot et aux côtés techniques du savoir-faire de l’entreprise. Le management, n’en parlons pas, elle le disait elle-même, ça ne lui plaisait pas !

Elle me l’a toujours dit « non, mais tu sais-han, Juliett’-han, ici c’est vachement politiqu’-han, alors tu suis ce que je dis et c’est tout-han, n’oublie pas que tu n’es qu’intérimair’-han! »

Une idée en forme de majeur pointé germait dans mon esprit à chaque fois qu’elle me parlait.

Paraitre

Cet aspect était le plus désagréable, mais au final il ne revenait pas souvent sur le tapis. Vous commencez à me connaitre, il m’est impossible de gommer ma personnalité pour rentrer dans un moule. C’est comme si je voulais rentrer dans un jean du 38, yaura toujours les faux-filets qui dépasseront. Bah là, c’était kif-kif.

Parler aux journalistes n’était pas mon fort. Je n’aime pas choisir mes mots, faire attention à ce que je dis pour que ce soit « politiquement correct », par contre, en off, j’appréciais expliquer les côtés techniques des choses, le savoir-faire des usines, comment fonctionnaient les différentes techniques de décorations industrielles (marquage à chaud, métallisation, tampographie…). Bref, je m’emballe, j’avais déjà une certaine appétence pour les usines, ce qui laissait présager un avenir certain dans l’milieu d’l’industrie, les gars !

Les directives de ma « boss » étaient claires « pas de décolleté devant les journalistes ». Je ne crois pas que l’entreprise soit autorisée à te dire comment t’habiller, mais ce n’est pas grave, pouffiasse, tout ce que tu as dit a été retenu contre toi !

Pute

Nous rentrons dans le vif du sujet. Ma « boss ». Afin de préserver son anonymat par simple question de respect de l’être humain, elle s’appelait Christine, mais nous l’appellerons ici, « Christipute ».

Parisienne fournie avec l’accent en « -han », vivant dans Paris, roulant en smart, oui, je sais, tout cela est redond’-han, nous savons tous ce qu’est une Parisienne !

Christipute ne connaissait rien au job, mais a su gravir les échelons en se faisant gravir. Elle avait, comme il se devait, des a priori sur tout et des idées toutes faites sur tout le reste. Ce qui lui conféra une expertise certaine dans le harcèlement moral. Par-dessus tout, Christipute était désagréable avec les fournisseurs, les prenait de haut, leur faisait faire 8 maquettes en changeant la couleur pantone… Ah oui ! Les couleurs pantone ! Grand combat de la marketeuse de nos jours. C’est hyper important, respecte la charte graphiqu’-han ! C’est dans ces années-là que sont sortis les mugs « Pantone », j’avais tellement envie de lui en offrir un et de lui péter le râtelier avec… mais je ne suis pas violente, voyez?

Comme on y voit toujours plus clair avec un mapping, pour Christipute, ça donnait ça. Oui, je sais, c’est pas homothétique, mais j’t’emmerde! « Homothétique » est d’ailleurs le seul mot de vocabulaire mathématique que les marketeurs connaissent.

Mapping de ChristiputeAinsi, Christipute était entre 30 et 35 ans, aimait la lecture utile et imagée, écoutait Ayo parce qu’elle est « canon », portait des grandes marques fabriquées par des Pontes du luxe, buvait des Cosmos comme dans « Sex and the city », faisait du sport « Quoi??? tu cours jamais?? Ah bah ça se voit!! », participait à la course « la Parisienne » parce que ça s’appelle « la Parisienne » et pas « la région Parisienne » et mangeait des salades avec la sauce à côté sans jamais mettre de sauce tout court. En définitive, le descriptif parfait de la keunasss.

Bref, j’apprenais plein de chose sans elle, j’avais un job super intéressant et responsabilisant. « Non mais tu veux pas plutôt aller travailler dans les usines-han ? » « Tu crois vraiment que tu vaux 35K ? » « Tu vas pas faire un travail de petite main toute ta vie-han ». Petite main, ça reste à voir, mais gros doigt, c’est certain ! Au bout de 4 mois, on m’a proposé un CDI. Youpi, à moi la stabilité de l’emploi, le bonheur, les petits poneys, l’épanouissement et le harcèlement moral !

Péni

Christipute était « surmontée » hiérarchiquement et occasionnellement par Norbert, qui, dans un souci d’anonymat, et encore une fois, de respect de la personne, nous appellerons « Norbite ».

Rappelez-vous, Norbite, sosie de Brad Pitt… Alors pour aller plus loin, c’était son sosie qui renifle, parle en entrecoupant ses propos de rots intérieurs, n’hésite pas à aller vérifier ce qu’il se passe dans son nez, s’assoie les jambes écartées et surtout qui te reluque de bas-en-haut-en-bas-en-haut.

Je me souviendrai toujours de cette fois où j’étais en jupe avec un haut violet et des collants violets. Il se pencha en arrière sur sa chaise pour me voir dans l’entrebâillement de sa porte et lança « Helloooo Purple lady ! ». Ferme-la à tout jamais, t’es glauque, Norbite !

Norbite usait donc de son péni à tout va pour satisfaire les femmes ambitieuses de la société. Grâce à lui, bon nombre de mes collègues se sont mises à maigrir, à porter de la jolie lingerie et à rire fort en faisant bouger leurs cheveux. Allez-y, continuez les filles, on est à deux doigts de la parité hommes-femmes !

Mapping de Norbite

Ce mapping de Norbite, plus complexe que celui de Christipute, s’explique de la manière suivante: Homme entre 35 et 40 ans aimant… nichons, nichons, nichons, chatte, nichons, oh une crotte de nez!… nichons, nichons, rot intérieur.

J’ai également découvert la puissance du péni avec les commerciaux ! Mais eux, je les adorais ! Dans leur bourrinisme aigü ils me « touchaient » ! Il y avait deux types de commerciaux. Les petits bourgeois qui voulaient s’encanailler et les gentils bourrins qui y allaient franco « bah ya pas qu’tes lèvres qui sont pulpeuses ! »… Au moins, avec eux, le P de Politique et Paraitre était totalement oublié, c’est avec eux que je rigolais bien.

Cette belle expérience prit fin un beau jour de Juillet car je n’en pouvais plus des remarques désobligeantes sur ma vie personnelle, le choix de mes chaussures, les couleurs pantone et mon refus de traiter les fournisseurs comme des merdes. Moi, je préférai leur raconter des blagues, leur offrir du flan coco fait maison et des paniers saveurs du Sud… Bizarrement, on travaillait vachement mieux ensemble ! Mais je n’y connaissais rien… bien sûr… Je pris donc quelques mois de salaires et décidai d’aller voir là-bas si j’y étais.

Alors que la crise économique frappait de plein fouet, j’eus l’immense opportunité d’être reçue en entretien par Marcelline, conseillère-charcutière-proctologue au Pôle Emploi. Celle-ci sut déceler rapidement mon potentiel et me proposa un accompagnement personnalisé pour le retour à l’emploi. Avant de retourner, l’emploi mit environ 2 ans à trouver son chemin jusqu’à moi. Ce fut certainement dû à une mauvaise paire de chaussures, mais les experts ne sont pas formels.