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Mes chers compatriotepatriotes,

j’aimerais vous présenter ici un florilège des chevelus qui ont forgé mes goûts musicaux. Qu’ils soient British, californiens, Finnois ou Néerlandais, leurs protubérances capillaires ont fait de moi la femme que je suis !

Nous allons cheminer à travers l’Histoire accompagnés de mes groupes fétiches, alors, un conseil, branchez vos casques car vous allez voyager avec vos petites esgourdes.

La période des mise en plis et pantalons moulants

Matraquée par ma sœur, alors que j’étais, moi-même à l’époque, fan des Hanson, nous rivalisions d’imagination quant à la décoration de nos chambres respectives.

Tandis que les 3 frères aussi boutonneux que je l’étais, tapissaient les murs de ma chambre, Axl, Slash et tous leurs amis hardeux-rockeurs s’étalaient sur ceux de la chambre de ma sœur.

La voix suraïgue d’Axl et les solos de Slash ont eu raison du clavier de Taylor et de sa voix cassée de jeune prépubère, à qui, il faut se l’avouer, j’aurais bien offert ma fleur bleue. Après réflexion, je ne me serai pas vue être la femme d’un protestant intégriste Américain, qui, a 29 ans a déjà 5 enfants… Tout ça pour dire, que j’ai bien fait de me tripoter en attendant mon premier amour !

J’ai donc commencé par écouter, malgré moi, les Guns n’roses.

Afin de m’introduire doucement dans ce nouveau monde de jeans troués et de chevelus, j’ai commencé à écouter Ugly Kid Joe, parce que le chanteur était beau, qu’il chantait bien et surtout qu’il était drôle ! T’as qu’à écouter les bruitages de rots et de pets dans leurs chansons, tu pourras pas me dire que c’est pas rigolol© ! (Ce terme de mon invention est copyrighté)

Les métalleux qui usent de la double-pédale mais qui sont pas des pédés !

Ma bande de potes était plus sur du Metallica, tandis que Krokignol et moi-même étions également fans de Korn et autre Machine Head, surtout l’album dont le CD était en plastique rouge transparent. Il était trop classe celui-là ! Ouai The burning Red, quoi !

Nous étions allées voir Korn en concert entre petites métalleuses adolescentes, surnommées les Satanistes dans notre Lycée catholique. Korn, Life is Peachy, Follow the leader… ah ! Comme c’était bon à cette époque-là ! Et cette basse au son métallique… c’est grâce à Korn que j’ai découvert le pouvoir de cet instrument de musique. Sans parler de la batterie au son sur-propre.

Nous découvrions le plaisir des craquements de cervicales, de perte de voix, et des soirées à la bière ! Tout était dans le mouvement de cheveux. Encore une fois, sans cheveux, dans ce milieu, t’es stérile !

C’est le jour de mon premier concert de métal que j’ai découvert que le monde des hard-rockers qui se donnent des airs de méchants est en fait un monde où tu ne te feras jamais emmerdée ! Les gens se parlent entre eux et c’est toujours bonne ambiance. De quoi rassurer les Mamans lectrices qui ne manqueront pas d’aller acheter des places pour le prochain concert de Rammstein à leur petit rejeton de 3 ans ! Allez-y, c’est sans risque !

L’année de mes 16 ans fut marquée par la création du groupe de rock de mon premier amour avec la Blonde de Krokignol. Ce groupe mythique qui répondait au doux nom de Bagherra. Un groupe qui s’la donnait grave en concert du 3 Juin – fête officielle du slip pour ceux qui suivent mon blog – à Montesson. Un an après, le groupe fut dissous pour de sombres histoires d’amitié brisées.

Parallèlement à cela se produisait le groupe de mon beauf de l’époque. Un groupe de marseillais à l’accent chantant, qui répondait au doux nom de Siderurgy ! Je vous le donne en mille : de quel groupe étaient-ils fans (entre autre)…. Metallica ! Sérieux ! Siderurgy, le nom était énorme! Selon un des membres appelé “le York”, « ils forgeaient les notes ».

Nous avons été fans, déjà parce que mon beauf chantait, mais aussi parce que leur musique était pas mal, mais surtout pour l’accent anglo-marseillais qui donnait tellement bien sans parler des constructions syntaxiques improbables ! « I would wish never be born » en est un exemple probant. C’est-à-dire que là, tu t’emballes un peu trop sur les verbes, garde un peu de place pour les autres mots!

Les métallo-gothico-glauquo-symphonico-skizos

J’ai gouté en vrac à un peu de Craddle of Filth… La plupart du temps c’était de force. Soit ma sœur planquait sous mes couvertures de photos de Dany, le chanteur qui se prenait pour un vampire avec ses yeux blanc et du sang coulant de sa bouche. Soit mon premier amour, fan du groupe, m’en faisait écouter. Ma préférée :

Je la trouvais trop sexuelle à l’époque… ça me donnait envie de me faire vampiriser. Faites pas attention, ça devait être mes hormones de Jeune déflorée…

Je ne suis jamais tombée dans le côté totalement dark et pas glucose du métal. C’est pourquoi j’ai adoré Type O negative qui parodiait d’eux-même le côté sombre du métal. Black number one, My girlfriend’s girlfriend, Love you to death… des petites merveilles, et ne parlons même pas des clips qui sont géniaux!

La voix très grave de Peter Steele et sa manière de chanter très articulée, m’a, par la suite, amenée à écouter Paradise Lost ! Mon groupe fétiche ! Mes albums qui tournaient en boucle sur ma chaine à 3 CDs étaient Draconian Times, One Second qui était plus mélodique, et ensuite Host qui s’est carrément barré sur du the Cure ! J’ai arrété le massacre sur Host, bien que moult fois écouté quand même ! Entre temps le chanteur s’est coupé les cheveux et je dois avouer que sa petite coupe courte me donnait envie de le déguster sur place… encore des restes d’hormones de jeune adulte…

A écouter sans modération… Tout l’album dispo pour bosser en toute quiétude!

La voix du mélodique s’ouvre à moi, comme par hasard !

J’écoute et chante sans fin The Gathering et Nightwish. J’arrive même à faire apprécier Nightwish à mon Papa, preuve que les générations peuvent se retrouver autour d’un bon bol de métal symphonique !

En plus, la chanteuse, elle est trop beeeeelle ! La jeune de 17 ans en moi, aspirant à cette beauté froide de la chanteuse gothique aime encore s’exprimer de temps à autre. Quoi de plus sexy qu’une brune, mystérieuse aux lèvres carmin et aux cheveux longs caressant une poitrine enfermée dans un corset ? Désolée, moi, je ne vois pas !

Les Red Hot, Rage Agains the Machine,System of a down, Sepultura, Pantera (à petites doses avec des morceaux bien choisis) ont également bien rythmés mon apprentissage de la musique et m’ont permis de me vriller plus d’une fois les cervicales C3 et C4.

Rammstein, mon Amour ! –Prends-moi, Till, s’il te plait Monsieur

J’ai par la suite fait une pause sur le métal jusqu’à ce que je parte faire mes études en Allemagne et que je me mette à écouter Rammstein avec tous les expat’. Rammstein, c’est un groupe qui me fait vibrer. Quand tu comprends la langue allemande, tu te rends compte de sa richesse et de la poésie de cette langue. Certes, ne viens pas me citer certaines chansons comme Bück Dich (Penche-toi) ou encore Pussy (Petit chat trop mignon). Mutter, Donaukinder, SpielUhr, Stein um Stein sont des exemples de chansons aux textes riches…

De toutes façons, tu ne peux pas critiquer Rammstein en ma présence, parce que Till est un Dieu. Pour l’avoir rencontré en chair et en muscles, cet homme est une masse et ce jour-là, ma culotte fut ruinée ! Hé ! Là, je n’avais plus l’excuse des hormones adolescentes… J’avais 25 ans… voilà, voilà ! J’entends mon Amoureux dire au loin « Mais il est vieux et fatigué Till », mais c’est la jalousie qui parle… faut pas l’écouter… !

Sur scène, c’est un véritable spectacle dont la mise en scène est enviée par Chantal Goya et Dorothée réunies ! Effets pyrotechniques, tableaux travaillés, et morceaux joués au poil ! Certes, il manque un peu la griffe de Pat Le Guen, mais ça le fait quand même.

Rammstein est un des groupes qui n’a pas pris une ride et qui me fera toujours vibrer.

Je pourrais écrire pendant des heures sur tous ces groupes, mais j’ai bientôt plus de papier. Je finirai par cette citation de Megadeth « A tout le monde, A tous mes amis, je vous aime, je dois partir ».

Oh! J’allais oublier de vous faire découvrir ce groupe allemand, ce qui n’enlève rien au talent, bien au contraire, et qui aurait pu accompagner la Poste lors d’une campagne de pub sur les timbres en éditions limités. Je vous laisse sans plus attendre avec Railway et leur célèbre Lick it, Stick it ! Sous vos applaudissements!

La bise mes canetons !

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Continuons le tour dermatologique de ma vie. Halte-là, me voilà au lycée!

1999-2001 : les années Lycée

Nous voilà bourlinguant dans un lycée catholique… enfin… un institut… une fois de plus, les catholiques savent vraiment bien choisir leurs mots !

Quel monde froid et terrifiant rempli de jeunes gens riches aux esprits étriqués. Oui car pour eux, nous étions de « la zone industrielle »… N’habitant pas dans les hauteurs de Saint Germain-en-Laye, nous étions pour ainsi dire des « étrangers »… voyez ? Ces « étrangers » aux fringues H&M, aux discours décomplexés, aux cheveux soyeux, à l’humour fin… enfin, vous voyez quoi ? Ces « étrangers » là !

Première épreuve : le week-end d’intégration au Mont Saint Michel, ouaich ma Nonne !

Je ne peux pas cracher sur tout. Dans le car qui nous y emmenait, nous avons rencontré Mona, qui devint « Mona la caille », la seule racaille Iranienne de l’Institut Notre Dame qui avait été, elle aussi, parachutée from Cergy to Saint Germain pour réussir à l’école. Quand j’y repense, elle a tenu 2 mois, et est partie dans des conditions obscures qui ont été surement occultées par mon inconscient.

Arrivés au pied du Mont, on nous annonça qu’on allait faire la traversée du Mont à pieds. Super expérience ! Patauger pieds nus dans la vase, s’enfoncer dans des sables mouvants, cela m’a valu les meilleurs fou-rires-pissou de ma vie. En effet, j’en compte quelques-uns… à noter que toutes les fois où je me suis pissée dessus c’était toujours en binôme avec mon compère Filochard… étrange…

Pendant ce temps, Mona chantait « Yannick j’aime ton flow, j’aime ta voix, j’aime ton style, mais surtout j’aime ta maille ! »… c’était juste avant que Yannick sorte son tube interplanétaire « cette année-là », souvenez-vous !

Après la traversée, tout s’enchaina, nous n’eurent pas le temps de comprendre ce qui se tramait que nous étions déjà tous assis en cercle dans une MJC autour de Dominique et sa guitare…

NAAAAAAAAN !!! Pas des chants de propagaaaaande !

La Jeannette psychopathe en moi se léchait les babines et laissait apparaitre de jolis crocs, tandis que la jeune Hardeu-rockeuse me criait de résister à l’oppression !

Revenons à Dominique… Dominique était un professeur de français blond aux cheveux hirsutes. Il était un peu la star du lycée dans le sens où il composait des chansons à la gloire de Dieu, Jésus, Marie, Joseph et toute la smala. Il se promenait toujours avec sa guitare et son tabouret pour poser la jambe sur laquelle il posait sa guitare. Une sorte de ménestrel que tu aimerais bien ébouillanter à l’huile. Vous situez ? C’était en quelque sorte le Goebbels de l’Institut avec ses chants religieux qui font bouger les djeuns aux pulls sur les épaules…

Les gens m’appellent l’idole des cathos, il y en a même qui m’envient!

De ses meilleurs titres nous retiendrons :

–          t’es pas tout seul, un titre profond qui met en rejet la société individualiste. Il t’explique que Jésus est derrière chacun de tes pas. Une chanson qui fait grave flipper quand tu y réfléchis bien parce que… bah merde quoi, ça fait flipper de te sentir suivi, épié, scruté, dans la joie, la bonne humeur et la Paix du Seigneur !

extrait en LA mineur : « t’es pas tout seul ! qu’ess’t’as ? des doutes ? Quelqu’un va marcher sur ta routeuuu. Sais-tu ses yeux ? Sais-tu ses doutes ? Sais-tu ses rêves et ses dérouteuuuu ?

–          Comment t’écris 2000 ? On notera quand même que pour un prof de français, il fait beaucoup trop de contractions du français. Pour un catholique averti (en vaut mieux que deux tu l’auras), il se pose quand même beaucoup de question. Comment faire confiance à quelqu’un comme ça ? Je vous le demande… mais là n’est pas la question.

Dans cette chanson, nominée dans la catégorie Chanson de l’année aux Victoires de la musique 2000, il est question d’orthographe. « Comment t’écris 2000 ? Comment t’écris 2000 ? Tu mets un 2 et trois zéros ! » Plus que de l’orthographe, c’est un pied de nez aux mathématiques ! Cette chanson fut composée en l’honneur du Jubilé de l’an 2000… Oh? Sans déconner !Evènement moultement attendu par la communauté catholique, presque autant que le Bug pour les informaticiens…

Autant vous dire qu’en 2000, on en a bouffé des rassemblements dans le gymnase en mode Vél’d’hiv ! Je vous jure, j’exagère à peine ! Parfois le matin, ils nous prenaient par surprise en nous faisant entrer par le grand portail et sous les auvents, notre trajet était guidé par des bougies qui bordaient le chemin. Nous arrivions ensuite dans le gymnase où nous attendaient Dominique, sa guitare et son tabouret, tous trois chauds comme la braise pour célébrer Dieu et ses Saints, Alléluia ! Alléluia !!

Quelque peu hermétiques à ces pratiques, nous furent rapidement surnommées les Satanistes, tout ça parce que nous avions fait les cornes du diable avec nos doigts sur la photo de classe… alors que nous n’étions pas Satanistes, mais Gothico-métallo-rebelles ! Au moins, les menaces de mauvais sorts fonctionnaient bien, et dans l’ensemble, on évitait de nous emmerder !

1998 : rencontre de mon premier amour. Un jeune métalleux torturé façon The Cure qui sait pas où il a mal. Cette histoire dura 2 ans.

Nous trainions avec la bande de potes de mon mec, ils avaient un groupe de rock. Je sortais avec le batteur, Krokignol avec le chanteur guitariste. C’était la belle vie, on buvait des despés sur les bords de Seine (un pack de 6 pour 10) et avec Krokignol, nous avions même acheté au tabac de Parly 2 un paquet de 10 de Marlboro light en cachette de sa mère… La liberté, mon pote!

3 Juin 2000 : L’apogée de cette période fut sans aucun doute, le concert du 3 Juin. Queuwa ?? tu sais pas qu’il y avait eu LE concert du 3 Juin ?

Mon mec, qui ne l’était plus pour la 3è fois de notre relation, avait organisé un concert en plein air dans le jardin de ses parents pour fêter son anniversaire.  C’est ce soir-là qu’on ressortit ensemble. Ma bande et moi-même décidâmes également que c’est en ce jour qu’il faudrait dorénavant fêter la « Fête du Slip ». A vrai dire je ne sais pas pourquoi, mais c’est, depuis, une vraie tradition et nous ne manquons jamais de nous la souhaiter.

Eté 2000 : le glas de ma relation a sonné. Une scission au sein du groupe est entamée. Dans notre clan : Krokignol, son mec le chanteur, sa sœur la Beubon. Les soirées d’été se succèdent, laissant choir des cadavres de bouteilles de bières.

C’est toujours sur les coups de 3 heures du matin, lorsque tout le monde commençait à mollir que la soirée prenait un tournant bizarre. Ce tournant, nous l’attendions tous, il était connu sous le nom de… L’expédition punitive !

Nous montions dans la chambre des parents de Krokignol, enfilions chacun un caleçon de son Daron ainsi que des bas de sa mère sur nos têtes et nous chaussions nos Docs. Un sac rempli de cadavres de bières sur l’épaule, nous nous faufilions dans la nuit jusqu’à la maison de mon cher ex-métalleux-torturé-je-sais-pas-où-j’ai-mal pour disposer gentiment chaque bouteilles vides unes à unes sur le pas de la porte. Cela fonctionnait également avec des vieilles valises jetées par les voisins, ou encore des sacs rempli de gazon fraichement coupé. Tout cela était fait à moitié bourrés tout en rigolant pas trop fort afin de ne pas être repérés…

C’était bon d’être cons !

Rentrée 2000 : je deviens étudiante… attention, on ne déconne pas… Juliette Pirouette en école de commerce… !