Articles Tagués ‘orly bus’

J’ai pas de patience avec les cons. C’est vrai, je l’avoue, je suis intransigeante. Les gens qui calent à la première blagounette et qui prennent tout au premier degré, ça me fatigue et ça me donne envie de les stériliser à l’opinel rouillée.

J’aimerais, pour ta culture G, mon canard, te dresser une liste non-exhaustive des différents cons que j’ai pu côtoyer.

 

Les gentils cons ou « Les cons s’pas ma faute chui né comme ça »

homme-attirant-effectuant-le-visage-idiot-20779830Les cons s’pas ma faute chui né comme ça sont nés comme ça. Ils sont gentils, mais d’une gentillesse !! Je me souviens encore de Jean-Pascal qui était dans ma classe en seconde dans mon lycée catholique pas très catholique. Jean-Pascal avait au moins pour lui une famille riche. Ce qui m’enlevait le soucis de son avenir quelque peu incertain dans un milieu professionnel quelconque. J’ose espérer que Jean-Pascal, surnommé Jean-Bouc, a pu trouver un job grâce à Papa. Il était gentil le Jean-Bouc. Adorable. Bête. Avec des grosses lunettes et un regard hagard-hagard. Oui, Jean-Bouc avait des ascendances algueuses qui tiraient parfois sur le krill. (Bon, là, faut toucher en micro-organismes marins).

Un soir, il avait organisé le dîner de classe (coutume très répandue dans le milieu catholique, parce qu’après tout, il est de bon ton d’inviter des gens autour d’une écuelle de vin et quelques chips). Nous arrivâmes dans sa maison, que dis-je, son manoir familial situé dans la petite bourgade de Louveciennes.

Pfiouuuuu, à l’entrée, tu avais une vue plongeante sur un grand espace (qui sert à rien mais qu’est joli) et en face de toi, tu avais un escalier à deux entrées. Tu sais, cet escalier que tu peux prendre soit par la gauche, soit par la droite, qui t’emmène sur le palier d’escalier pour finalement se rejoindre en un seul grand escalier monumental et qui mène je-ne-sais-où, puisque, faisant partie du peuple, je n’ai eu le droit que de rester au rez-de-chaussée.

Mes yeux s’écarquillèrent en voyant la beauté marbrée de cette demeure. J’imaginais alors combien de pierres tombales cela pouvait représenter.

Curieuse, je voulais connaitre l’histoire de cette famille, l’histoire de cette richesse familiale et le pourquoi du comment on arrivait à tant de marbre pour un seul home !

Je m’adressais soudain à Jean-Bouc:

« Il fait quoi ton père ? »

Il répondit : « Il est allé chercher mon frère à la gare ».

Voilà, c’était Jean-Bouc, le con simple et gentil.

Ces cons-là, je les ai souvent pris sous mon aile. Une sorte de refuge 30 millions d’amis. C’est vrai, j’aimais bien les protéger, étant plus jeune, comme des petits poussins trisomiques.

 

Les cons giflables

conneCe sont les cons qui s’enfoncent dans leur connerie, qui en souffrent, mais qui ne sauront jamais s’en depetrer. Non pas parce qu’ils ne le veulent pas, mais parce qu’ils ne le peuvent pas. Physiologiquement, c’est pas possible pour eux. Ils doivent certainement sécréter des hormones pas comme les autres (en termes scientifiques on les appelle les « hormones Corky ») qui les empêchent d’avancer.

Un exemple dans mon entourage, sur lequel je me suis plus qu’étendue est Meurine.

Ce sont des cons à qui tu aurais envie de mettre des claquades, des petits coups de batte unilatéraux. Un petit doigt savamment glissé dans la prise, histoire de voir s’ils réagissent encore et s’ils arrivent à prendre du recul sur leurs peurs, leurs idées toutes faites, leurs légendes urbaines sur lesquelles ils ont fondé toute leur existence.

Je me permets de vous introduire la version bourgeoise de la conne, qui généralement travaille dans le marketing parce qu’elle a été pistonnée. Cette pauvre petite fille riche qui a de gros problèmes parce que tout le monde la traite de bourgeoise, tout ça parce qu’elle porte une bague de fiançailles aussi grosse qu’Uluru…

Cette version bourgeoise de la conne giflable pleure souvent. Quand la vie n’est pas tendre avec elle, ou quand on lui parle un peu brusquement. Elle pleure. Même si elle a 27 ans et demi, elle pleure, accoudée à son bureau.

Souvent, elle oublie de réfléchir avant de parler. Parce qu’elle aime bien donner son avis même quand on ne le lui demande pas. Son avis empreint de jugement, parce qu’elle a été élevée dans les valeurs profondes du catholicisme. Ces mêmes valeurs qui disent que ton décolleté est trop profond, que tes jambes sont trop blanches ou que tes comportements la mettent mal à l’aise.

Après discussion avec cette conne, tu te rends compte qu’elle a les seins qui tombent, qu’elle est naturellement bronzée et qu’elle se sent souvent conne face à ta répartie foudroyante.

Cette conne giflable bourgeoise considère que les gens devraient faire sa vie en fonction de la sienne. Exemple important ici, lorsque pour son mariage, ses deux témoins étaient sur le point d’accoucher et donc non présentes. « Elles savaient que j’allais me marier, elles auraient pu attendre avant de faire un enfant. » Si, si, c’est vrai, elle l’a dit.

 

Le con premier degré :

con2Le con premier degré est un con qui, comme son nom l’indique, ne capte que le premier degré. Autant vous dire que quand je le croise, il ne retient de mon discours que « bonjour » et quelques adverbes. Tout le reste est encodé en binaire. 0 ou 1.

Le con binaire n’hésitera en aucun cas à donner son avis dans une conversation et à s’étonner que tu ne saches pas telle ou telle chose, pendant que toi, tu te délectes de le faire tourner en rond.

Ce con-là équivaut à une souris morte. Tu joues un peu avec, et puis au bout d’un moment, t’as juste envie d’le finir sous le talon de ta santiag.

Il aime décortiquer tes blagues afin de te démontrer qu’elles ne sont pas parfaitement construites. Le regard se fait vide et l’intention dans le discours est telle qu’il aimerait te faire passer pour un gland.

L’exemple le plus criant fut lorsque je fis une petite blagounette raciste à mon collègue coréen, en lui demandant avec ma plus belle voix de beauf « Et toi, Tchong, ça s’passe comment dans le pays du soleil levant ? »

Le con premier degré sursauta du cerveau pour me couper la parole « Bah non hein… c’est le Japon le pays du soleil levant, pas la Corée, et Tchong il est Coréèn, hein ! »…

Merci Ducon, tu viens de tuer le peu d’espoir qui subsistait pour l’Humanité.

Le con premier degré est facilement repérable car il garde souvent la bouche ouverte afin de mieux oxygéner son cerveau. Ce qui, pour des raisons évidentes, n’a pas l’air de fonctionner.

Ce genre de con est malheureux à votre contact. Il dépérit parce que toutes vos interventions deuxième ou troisième degré lui apparaissent comme bêtes. Le con premier degré vous prend pour un con finit, qui n’a aucune culture, qui l’assène de bêtises conversations après conversations.

Le con premier degré prend pitié de vous. Vous qui n’êtes pas foutus de savoir que même si une pute rotait au visage d’une autre pute dans un ascenseur, ça ne pourrait pas sentir le sperme. Ou alors il faudrait vraiment avoir bu une grande quantité de sperme, et avoir de graves problèmes de digestion. Non… ça n’est pas plausible hein…

 Les méchants cons

On boucle la boucle car j’en ai déjà rencontré et j’en parle très bien dans cet article.

On citera, plus récemment l’exemple de Mélanie Laurent, mais mon exemple préféré est bien Zoé Hugo, ma comédienne fétiche.

 

Le con qui s’ignore

3535864722170Le con qui s’ignore est un con qui croit tout savoir et qui aime te donner l’impression qu’il sait tout. C’est finalement le manager idéal dans les grandes entreprises que l’on aime tant. Ce con-là, porte physiquement les stigmates de la connerie.

Il est souvent un peu gras, mais moulé dans des chemises que personne n’oserait porter. Les chemises sont souvent rayées et multicolores, ce qui lui donne l’air d’une chaise longue et provoque obligatoirement épilepsie et nausées simulatées: « Avale ni ta langue, ni ton vomi ». Si tu as la chance de pouvoir t’approcher assez prêt, tu entendras les boutons de sa chemise crier « putain, les mecs, j’tiendrais plus longtemps »… Quand ce con s’assoie, tu peux observer le gras de son bidon dépasser, ou te saluer jovialement.

Niveau faciès, ce con-là n’est pas en reste. Il arbore souvent fièrement des joues roses. Comme le p’tit gros en 6è qui rosissait au première tour de stade. Ce côté rougeot, lui donne un air de campagne et de pâté en croûte. N’oublions pas qu’il aime se coiffer avec beaucoup de gel pour faire des pics malgré une tonsure qui, comme le Sahel, gagne du terrain. Sachant que cette coiffure est so 2000, mais le con qui s’ignore, lui, est intemporel.

Certains chercheurs ont prouvé que le con qui s’ignore serait la descendance directe du beauf. En effet, l’usage d’une Mégane et de chaussures blanches sont là pour corroborer les faits.

Quand le con se met en action, il envoie de la potatoe. Le mot « action » est ici à utiliser avec parcimonie, parce qu’elle est tout de même réduite, l’action. On assiste plutôt à un discours sans fin où le con s’écoute parler, tandis que les gens qui l’entourent développent des comportements plus ou moins étranges. Nous citerons parmi eux l’endormissement soudain avec filet de bave aux lèvre, le pétage de câble traduit par des soupirs et autres « putain, il va la fermer sa gueule, lui ?? » ou encore la création d’atelier scuptures sur crottes de nez, afin de s’occuper du mieux qu’on peut pendant ses longs discours. Le con qui s’ignore sait tout. Mais il ne finit jamais ses putains de phrase. Normal, son cerveau fonctionne en mode shuffle. Il parle pour parler. Il dit. Et quand il dit, on subit.

Si le con qui s’ignore était un pokémon, ce serait un Moudubulbe avec comme seule attaque l’enfumage.

Pour le comprendre, voici un discours typique de con qui s’ignore:

Heuuu comment… l’idée ce qu’il a qu’à faire un outil pour regrouper toutes les informations. En toile de fond, heuuu comment… on s’rend compte qu’y’a un trou dans la raquette et ça peut nous revenir comme un boomerang… comment….ça va dans l’sens de l’histoire…

Pour faire court, tu prends un Michel et une Sylvie, la dernière fois ils se sont pris les pieds dans l’tapis. C’est toujours deux poids, deux mesures. Ils ont mis les pieds dans le plat et l’idée c’est que… heu… comment… ça leur pend au nez…

Le résultat est sans appel, on ne bite rien à qu’est-ce qu’il dit, et on a perdu 2 heures de vie.

Ces cons-là sont usants, je vous conseille de les planter avec tout objet qui pique et qui ne serait pas fait pour tuer, afin de faire durer (environ 2 heures) les souffrances d’une agonie lente.

——

Il y a tant à dire sur les cons… Tant à dire !

J’oublie le con qui, sous pretexte qu’il te connait, vient se coller à toi en soirée, juste pour… être à côté de toi. Sans rien dire, avec son air de… con !

Ou le con, qui va te prendre de haut parce que tu es une nana et que lui est pourvu de sacs pendants velus.

Le con qui te tourne le dos à table et qui lève les yeux au ciel à chaque fois que tu interviens. Ce même con qui ne te regarde pas quand tu parles parce que tu ne parles pas de lui… Certains de mes amis reconnaîtront la personnalité que je décris ! Hihihihi !

Ou enfin, le con qui conduit le Orly bus… J’en oublie… !

Pour finir cette topographie de la connerie, je voulais conclure sans m’oublier. Oui, moi la conne qui critique d’autres cons. La kônassss dans toute sa splendeur, qui pense savoir décrypter les autres comportements et qui balance des vannes à toute occasion…

Mais je n’ai pas envie de m’étendre sur moi, parce que, voyez vous, il est préférable que vous appreniez à me connaître afin de découvrir le potentiel qui est mien !

Je dis ça pour vous…

On s’appelle ?

Publicités

J’aimerais immortaliser cette missive envoyée à la RATP, ce jour.

Parce qu’on ne prend plus le temps de s’écrire dans cette société où tout va trop vite, comme un Orly Bus…

oRLY BUS

Bonjour RATP,

j’aimerais commencer ce petit mot par un fait. J’ai toujours admiré les conducteurs de bus.
Vraiment. Ils doivent tourner en rond toute la journée comme des hamsters dans une roue et doivent également subir les haleines des usagers qui portent souvent très bien leurs noms. Vraiment. J’ai toujours eu même parfois un peu de peine en
entendant par-ci par-là des histoires d’agression de chauffeur.

Je veux juste te conter, RATP, ce qu’il vient de m’arriver. C’est assez cocasse et quelque peu chafouinisant.

Je suis allée faire une échographie parce que je souffre, entre autres, d’une colite, (sorte d’amalgame de prouts) ce qui est loin de faire de moi une chieuse, vu que, justement, je suis constipée…
J’étais vers la rue du Bac.

Je sors mon téléphone intelligent et me rends sur l’appli RATP. Parce qu’elle est mon amie.
Elle me dit, prends le bus 68 qui t’amenera à Denfert et de Denfert, prends le Orly Bus et descend à Glacière-Tolbiac.

Qu’est-ce que je fais donc ? Je fais tout comme l’appli me dit.

Me voilà dans l’Orly bus entourée d’une grosse italienne qui a trop de dents et de son mari, qui faisait 1/4 de sa surface.

animation-de-MegaConnard

Mon arrêt est annoncé dans le bus avec une jolie voix suave « Nous arrivons à proximité de l’arret Glaciere Tolbiac ».
J’en suis fort heureuse. J’appuie donc sur le bouton arrêt demandé.
Mais là, surprise, le bus continue à rouler et ne marque pas l’arrêt.
Je lui cris « Monsieur, s’il vous plait, pourriez-vous m’ouvrir la porte ? », croyant qu’il n’avait pas vu que je « demandais l’arrêt ».

Monsieur fait mine de ne pas entendre.
Je répète ma demande.
Et là, le Monsieur me dit « C’est un bus qui va à l’aéroport!! ».

Je lui explique que l’arrêt vient d’être annoncé pourtant, et que je voudrais descendre, comme l’appli m’a dit.

Et là, il me dit « oui, mais l’arrêt c’est juste pour les gens qui veulent monter, pas pour la descente!! ».

(Mais alors, me direz-vous, pourquoi annonce-t-on un arrêt dedans le bus si les personnes dedans le bus ne peuvent pas aller dehors le bus ? J’en sais foutre rien…)

Il était très agacé.
Moi j’étais interloquée (je n’ai pas reçu de ballon de Handball dans la tronche, mais j’etais pas loin… ça, c’est si tu regardes Hero Corp, sinon tu vas pas capter la référence, RATP).

Je m’approche de lui et lui demande un peu exténuée (par toutes ces douleurs liées aux prouts qui sont emprisonnés dans mon intérieur depuis 2 semaines, ainsi que mes reflux gastriques qui justifient que la semaine prochaine je passe sur le billard, mais ça tu t’en fous, RATP, et tu as bien raison.)
Je lui demande donc « Pouvez-vous svp me laisser descendre? Je ne savais pas… »

Ce qui est vrai ! C’est l’appli RATP la fautive et je m’en prends plein la gueule.
Il continue à avancer, puis s’arrête enfin en me gueulant dessus comme un mal baisé (si, si, RATP, j’en ai déjà croisé des mal-baisés et ils criaient tout pareil).
« Ouai euh vous montez dans ce bus, vous vous dites pas que ça fait cher le trajet 7€50?? »
« Bah non, puisque mon pass navigo est passé sans problème, je n’ai pas entendu parler d’un billet à 7€50 »

Plus qu'un billet de Denfert... un billet pour l'Enfer !

Plus qu’un billet de Denfert… un billet pour l’Enfer !

« ouai euh, moi j’m’en fous, c’est pas moi qui paiera 70€ d’amende!! »

J’ai pensé très fort : « Bah moi non plus, Michel! et puis on dit c’est pas moi qui paierais, connard ! », mais je n’ai rien dit.

Je suis descendue en lui disant que je ne savais pas, vraiment, que j’étais désolée et que je ne le referais plus mais qu’il fallait qu’il avance dans la vie, qu’il tourne la page, qu’il passe à autre chose…

Michel Connard a continué à gueuler tout seul tandis que je m’éloignais en le traitant gentiment de « gros con », si mes souvenirs sont exacts.

Alors RATP, s’il te plait, avec toutes les amendes à 70 balles que tu fais payer,
fais-moi plaisir.
Revois ton appli smartphone et…

Paie une catin pour s’occuper de Michel Connard et lui vider les gonades, avant que je le lui fasse à l’opinel.

Merci. Bisous.

Et avec celle-là, tu auras le tétanos en cadeau. ça m'fait plaisir. Me remercie pas.

Et avec celle-là, tu auras le tétanos en cadeau.
ça m’fait plaisir. Me remercie pas.