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Mes phobies ne s’expliquent pas. Bah oui, c’est un p’tit peu le principe d’une phobie !

1. Toutes des putes !

Totalement incapable de taper "araignée" dans Google, je me suis vue dans l'obligation de vous en dessiner une.

Totalement incapable de taper « araignée » dans Google, je me suis vue dans l’obligation de vous en dessiner une.

Ma première phobie, la plus connue, est la peur des araignées. Primo parce que ce sont des putes et secundo parce qu’elles sont fourbes. Oui, je vous ai déjà raconté que je trouvais ça abject leur manière de faire la morte quand tu tentes de les buter. Bon, moi, perso, j’arrive même pas à les buter.

Un jour alors que je sortais de ma douche, je me dirigeai vers ma chambre afin de prendre mon pyjama qui était accroché derrière la porte.

– Aparté pyjama- effectivement, à l’époque je portai des pyjamas… j’étais avec mon ex, celui qui me dégoutait, donc je portai des pyjamas. Maintenant que j’ai trouvé l’Amour de ma vie, je ne porte bien sûr que ma peau douce et confortable en guise de pyjama. Je vous avoue qu’en période de grand froid, vaut mieux éviter d’avoir envie de pisser en pleine nuit. Il est également déconseillé d’avoir du vis-à-vis ou alors… tant mieux pour le vis-à-viseur ! Pouvoir se délecter d’un corps aussi parfait surtout le matin, au réveil, l’œil encore collé et le cheveu hirsute (je parle de moi hein !), ça vaut le coup de payer un loyer indécemment élevé dans Paris ! Je dis ça, en toute humilité et je sais très bien que j’ai raison. Toi-même tu sais, t’as vu, wesh Morray.

Donc je disais, un jour, alors que je tendis le bras pour chopper mon pyjama, j’aperçu sur le mur jouxtant ce sus-pyjama, une énorme pute ! E-norme ! Et rien ne l’annonçait ! Pas même un sac à pute accroché à l’orée de ma chambre ! (si vous vivez à l’orée d’un bois, vous comprendrez.)

Mon sang ne fit qu’un tour je courus au milieu du salon, nue, et restai figée, tout en appelant mon ex et en le sommant de rentrer. J’en profitai donc pour déboiter mon forfait SFR de l’époque (illimité à 2 heures entre 18h62 et 20h-12). Je zieutai de loin si la pute n’en profitai pas pour s’échapper. Vue de l’extérieur (non mais vraiment, y’avait une jolie baie vitrée dans mon salon qui donnait sur des cours de tennis municipaux… bref…), donc vue de l’extérieur, j’aurai pu passer pour un modèle nue. La chair laiteuse, le tétons pointant (ouai ça meulait un peu, c’était en Octobre), le corps figé, la peau frissonnante. Mais vue de l’intérieur, je ressemblais à Brigitte Fontaine en pleine crise de Gilles de la Tourette. « Ah !! Pute !! Pute !!!! Saloperie !! Salope ! ». Après une heure d’attente, mon ex arriva et la buta. Il faisait pas trop sa maline non plus…

Je pourrais aussi vous raconter lorsque j’avais 10 ans, et qu’on avait récupéré les clefs d’un manoir d’amis d’amis d’amis de la famille. Un manoir jamais aéré et gazé au Fly Tox depuis 1900. Aparté Fly Tox, on parle ici d’un produit insecticide gazeux que ma grand-mère adorée a toujours utilisé. Elle le prononçait « Flitox »… et pourtant elle était mariée à un Anglais… ! Flitox tu fus, Flitox tu resteras !

Bref, ce manoir avait 8 chambres (et à mon avis, était hanté, vu comme il était glauque !). Il a fallu que je trouve une araignée dans mon lit pour que cela me provoque un rejet total de l’endroit. Je passai ma nuit à vomir et à chier en spray… J’aime vraiment pas les araignées. Depuis, j’ai jamais sprayé à ce point en voyant une araignée… faut reconnaitre que j’avais vraiment tout donné ce soir-là et que la réaction était peut-être un tantinet exagérée… Et puis, le « j’ai peur, donc je chie », ça peut vite faire foirer des soirées Halloween…

2. Les seringues…

uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu (je me suis sentie partir en regardant cette photo...)

uuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu (je me suis sentie partir en regardant cette photo…)

Les seringues, les aiguilles, les vaccins. Tout ce qui pique, qui pénètre dans ton habitacle cutané, voyez ? J’aime pô bien quand on me pique. Mais plus élargie, cette phobie touche à tout ce vocabulaire de l’intérieur du toi-même. Dès que tu vas me parler de cartilage, veines, nerfs, tendons… là je commence à me sentir partir…

Quand j’étais petite, je courais dans le cabinet du pédiatre pour pas qu’il me fasse les rappels de vaccins. C’est d’ailleurs les seules fois où je courais quand j’étais petite.

Aparté course à pieds autour du stade – Je me souviens que lorsque je fus en CE1, ma sœur décida de me donner son truc magique pour faire croire au prof de sport que je courais… Elle me dit qu’au moment où je me trouvais pile à l’opposé du prof sur le stade, je pouvais facilement me mettre à marcher, tant que je gardais les bras pliés et en mouvements, comme un playmobile sportif, voyez ? Cela ferait illusion parfaite selon elle, et me permettrait de marcher tout en blousant le prof. Quelle kônassss je fis en la croyant ! ça marchait que dalle, mais ce n’est qu’en milieu d’année que le beau Vincent, prof de sport me dit « Juliette, tu sais que je vois que tu ne cours pas vraiment quand tu fais ça avec tes bras… ? »… Pffff ! Alors là ! Mais bien sûr !! Bien sûr Monsieur !! (que je ne le savais pas…)….

Bref, je me souvins de nombreuses ruses de mes parents qui, voyant que je me débattais pour ne pas faire mon rappel du tétanos, me dirent « non, mais c’est bon, tant pis, on ne te le fera pas… c’est pas grave… ». Bah ils ont attendu que je sorte de la douche, et BIM, ils m’ont choppée et m’ont collé le merdier sur le bras ! Mais quelle belle bande de bâtards !!! (Je vous aime, Papa Maman).

Par la suite, j’ai opté pour les pommes. Puisqu’ An apple a day, keep the doctor away, je me suis dit qu’en tombant dans les pommes, cela me permettrait de m’évader du cabinet du médecin et d’aller dans ma Happy place !

Dès lors, à chaque contrôle sanguin (et Dieu sait que j’en fais souvent, qu’elle veinarde je fais !), je m’évade de mon corps ! Je ne sais pas pourquoi les tireurs de sang trouvent toujours le moyen de me dire ce qu’ils font. Est-ce que c’est dans le serment qu’ils prêtent de dire à quelqu’un « je vais te planter un truc dans le bras pour te prendre du sang, et je pense que te le dire pourra te faire plaisir. Bisous. »

Tiens, je ne trouve pas la veine ! – tais-toi steuplé…

On vous prend le sang de quel côté d’habitude ? – J’m’en fous… le côté qu’tu veux ! Mais ferme-la !

Je tapote, je serre bien le garrot, mais vous n’avez pas de sang qui vient ! – Ah… je me sens partir…

Le problème, c’est que je me sens partir dès qu’on me met le garrot !! Kônassss ! Je tourne de l’œil quand on me dit « Ouvrez la main ». Mais jamais… ô grand jamais, quand on me pique !

Je ne pars jamais complètement, bah non, ce serait trop facile, pfiout, black out total et je me réveille quand c’est fini ! Bah que dalle ! Je suis toujours entre deux pour un maximum de mal-être ! Comme si mon âme voulait quitter mon corps mais que mon corps la retient pour ne pas être seul dans sa merde ! Je gigote sur ma chaise, je gigote comme un ver solitaire face à un festin intestinal.

regalad-1Vu que les malaises matinaux ça emmerde tout le monde au laboratoire d’analyses, ils n’ont jamais rien de prévu pour les fiottasses dans mon genre, ce qui fait qu’un matin, à jeun, j’ai fini avec un Régalad dans la bouche, histoire d’avoir un peu de sucre… impossible de faire fondre ce connard de bonbon tant ma bouche était sèche. J’ai failli crever en m’étouffant avec…

Dernière de mes phobies et pas des moindres…

3. Les Tyranosaures Rex

Le premier que je choppe à trafiquer de l'ADN, je le vide !

Le premier que je choppe à trafiquer de l’ADN, je le vide !

Maiheu… foutez-vous pas d’ma guêule !

Dans cette catégorie rentre facilement les vélociraptors, je n’suis pas bégueule. J’ai fait une fois un cauchemar horrible où nous étions dans les espaces verts de la résidence de mon enfance, et nous cherchions partout notre chat trépied nommé Berlioz (oui, il ne lui reste que 3 pattes… ). Quand nous le repérâmes, il était non loin de nous, derrière un buisson et au loin… catastwophe et malheuw, un vélociwaptow ! Mon Dieu, vous voyez, quand j’ai peur, je prends l’accent crwéol pour minimiser l’effet sur mon inconscient. Je vous passe également les cauchemars où seul l’œil du tyrannosaure espiègle nous espionne dans ma chambre, ma sœur et moi… ça fout les mickettes* ces conneries ! J’espère ne jamais en rencontrer un !

Voilà, vous savez tout de mes plus grandes phobies. Les autres ne méritent pas un article, vraiment…

La peur des poils par terre, le dégout des piscines publiques, l’horreur des crottes de nez, la crainte de se rompre le tendon d’Achilles, la peur de roter en parlant en public, des miasmes des pigeons qui décollent devant moi, la suspicion de poils de cul dans ma bouffe au resto, la peur des gens en costume de personnages de fiction… Ah non, pardon, ça c’est ma sœur ! Elle a eu peur de Buzz L’éclair et de Beetlejuice… nevermind… !

Oui, oui, effectivement, par contre, la connerie, ça c’est de famille.

* l’auteuse préfère cette orthographe à celle-ci « miquettes » parce qu’elle imagine plein de petits Mickey efféminées quand elle utilise cette expression.

Cours, Mister Sister ! Cours !!

Cours, Mister Sister ! Cours !!