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J’ai souvent des problèmes de caca.

Nous, les filles, sommes censées être des êtres gracieux, beaux et pures. Mais comme on a tout notre merdier à l’intérieur (organes génitaux et tout l’tatim), ça comprime tout le reste des tuyaux et ça fait que tout est sensible et qu’on ressent plus les effets des hectopascals sur notre anu.

Avant d’avoir tes règles, ça gonfle, alors du coup ça comprime, donc tu chies dur. Pendant tes règles, la pression diminue, tu chies en spray.

Tu bois du vin rouge, rosé, blanc : tu chies en spray

Tu manges du riz : tu chies des briques

Tu manges des légumineuses (haricots blancs, lentilles, pois chiches) : tu chies, tu pètes.

Tu manges du riz pendant une semaine : tu peux monter un mur le dimanche suivant. Au bout d’un mois, tu as une maison de ville.

La pensée unique de la femme se résume comme suit : « je mange donc je chie ».

Bah oui, on est glamour ! On arrive à vous cacher (presque) tout ça en s’habillant bien, en se pomponnant et en restant fraîche. Mais ces problèmes de caca nous pourrissent la vie. Je sais que je ne suis pas seule !! Alors, toi, lecteuse, fais pas ta maline, je sais que tu te constipes en moins de temps qu’il ne te faut pour prononcer le mot « constipation ». Nous, les femmes, on est belles à l’extérieur pour compenser notre foir’fouille intérieure.

Tu pars en week-end avec ton amoureux. Ton premier week-end d’amour. Tu prends le petit dej… tu sors de l’hôtel. Tu as les poils qui se dressent et … ça ne te quittera pas de la journée. En regardant les photos de ce week-end quelques années après, tu te diras « Putain, ce jour-là j’avais trop envie de chier !! »… à jamais ce souvenir dans ta tête. True story. Alors que si j’avais pris le temps de couler la cloche de Walnut Grove, j’aurais été radieuse sur les photos et le souvenir aurait été parfaitement romantique.

Comme ce premier jour en tant qu’assistante chef de produit dans la lingerie. Trop la classe, trop sympa le job. La lingerie, c’est super sympa. Je prends mon train à Nanterre et je fais le changement à Becon-les-Bruyères pour descendre à Asnières. Ha… Poils qui se dressent… suée… j’ai le dos trempé… Des images se succèdent dans ma tête… et si je ne peux plus me retenir ? Et si jamais ça arrive ? Ai-je un pull à mettre autour de ma taille… le train s’arrête. Je cours. Je descends les escaliers 4 par 4. Je cours encore. Bonjour, un café s’il vous plait ! Je m’enferme. Miséricorde, des chiottes à la turque ! Je spraye. Je paie mon café. Je cours. Je prends le train à quai.

Ce job était un job de merde, c’était sûrement un signe.

Après ce job, mes problèmes de caca continuèrent. Succession d’embouteillages et de trafic fluide. Je deviens Terne et m’agite comme un Pantin, la sueur trempe mon Maillot, je reste Muette et préfèrerai être tellement loin d’Issy. Mon cul c’est l’périph !

Mon médecin me donna quelques granulés en me rassurant : « Non, non, point d’inquiétude, ce n’est pas un laxatif, ça va juste hydrater le merdier pour un meilleur démoulage ».

Rendez-vous chez mon gynéco la semaine suivante. Moment de solitude. Je parle avec lui avant qu’il m’examine. Il était question de… Poils qui se dressent. Suée. Non je ne suis pas sous pilule. Poils qui se dressent. Suée. Suée. Suée. Où sont vos toilettes ? Je reviiiiiiens. Spray. Vive les lingettes. Moment de solitude. Je vous dois combien ?

Non mais du coup c’est hyper handicapant. Quand on part en vacances, faut que je veille bien à ne pas casser mon rythme de caca. Je suis normalement un vrai canard. Je mange, je chie. Je fais de la place. Si jamais un élément quelconque vient perturber mon rythme de caca, c’est foutu. Ça arrive en pleine visite de parc, juste quand il n’y a aucune chiottes à des kilomètres et hop, ça gâche la journée de tout le monde, parce que tu es une grosse chieuse !

Une bien belle campagne de pub!

Une bien belle campagne de pub!

Puis-je me confier ? Vraiment ? (oui, parce que là, c’était pas très intime). J’adore la déco. Non mais vraiment. J’aime créer des meubles, des éléments de décos, cadres, et autres saloperies. J’ai un vrai souci. J’aime tellement la déco que ça me donne envie de chier. Dès que je vais chez Casto… j’ai envie de couler une chape. Dès que je me pose dans mon lit avec mes magazines de déco, j’ai envie de poser un béton ciré. C’est hyper chiant. Il faut croire que je suis hyper contente et du coup, à l’inverse de Simon Jérémie, je chie quand je suis contente.

Généralement mes problèmes de caca me prennent sur l’autoroute ou dans un train, parce que si tu ne t’imagines pas en train d’exploser en public, le jeu n’a aucun intérêt.

Dans toutes les boites dans lesquelles j’ai travaillé, j’ai systématiquement bouché les chiottes ! Je suis maudite. Solitude quand tu tends l’oreille pour écouter si quelqu’un n’arrive pas pour t’échapper discrètement et envoyer un message anonyme aux services généraux…

Je pense que je  suis restée coincée au stade anal. Parler caca me fait rire. Parler caca gêne parfois certaines personnes (mon directeur général, par exemple). Je ne comprends pas pourquoi. Chier c’est une des premières choses que j’ai sue faire toute seule, et bien. Je m’entraine chaque jour pour exceller dans cet art. Je pense mériter la légion d’honneur pour toutes ces actions que j’ai menées sur le front. Toute cette boue, cette fumée, ces déflagrations au loin. C’est un combat de tous les jours.

Roooo Juliette, tu es dégueulasse. Tu parles de caca. Vraiment, je suis offusquée. Je trouve que c’est d’un niveau. C’est n’importe quoi. Tu es vraiment scato (oui, effectivement, j’ai été baptisée).

A cela je répondrai : va chier dans ta caisse !

I’m a scatwomaaaan !

La bise.

Chier est naturel. Il est cependant recommandé de se laver le fessier après toute expulsion, afin de ne pas saloper vot’ culotte, puis de se laver les mains.

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